Démarche symbolique pour se défaire d’une croyance

écrit le 14 mars 2016
publié dans La relation à soi Tags:croyance , démarche symbolique , méthode espere

Comme je le dis souvent, la Méthode ESPERE® est un outil très puissant qui propose de nombreuses démarches ayant des vertus thérapeutiques.

Avec toujours cette idée phare : on ne peut pas changer son passé mais on peut changer la relation avec son passé.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir comment renoncer à une croyance qui vous empoisonne l’existence.

C’est un outil que j’utilise beaucoup dans les séances individuelles et qui aide de nombreuses personnes.

Qu’est-ce qu’une croyance?

Une croyance est une représentation, une pensée que nous avons sur le monde, la vie, l’argent, les hommes, les femmes, le travail… Nous avons tous des croyances dans tous les domaines de la vie. Les croyances, c’est la façon dont nous abordons le monde, dont nous le percevons.

Une croyance est donc éminemment subjective : elle n’est pas la vérité à proprement parler.

Les croyances se forgent souvent dans l’enfance à partir de nos expériences et de celles de nos parents qui nous sont transmises.

Comme vous pouvez l’imaginer, certaines de ces représentations sont positives et peuvent être des moteurs dans nos vies.

Par exemple, une croyance du type : « le travail est source d’épanouissement » ou « on peut être heureux en amour » peuvent être de réels vecteurs de bonheur dans nos vies.

 

L’impact des croyances dans nos vie

Car en réalité, nous faisons des expériences à partir de nos croyances. Ces expériences vont alimenter notre vision, nos représentations du monde et elles vont donc renforcer nos croyances.

Cela est très puissant.

Par exemple, de nombreuses femmes ont des croyances négatives au sujet des hommes. Du type « tous les hommes sont des salauds » ou « les hommes sont violents ».

Et que se passe-t-il pour ces femmes? Elles vont rencontrer exactement ce type d’hommes qui vont leur faire confirmer cette croyance. Elles ne pourront voir et s’intéresser (inconsciemment) qu’à ce qu’elles connaissent déjà. Ainsi comme toujours, le changement va venir de l’intérieur : ce n’est pas en changeant l’autre ou le monde que nous pourrons avoir une expérience positive, c’est bien en changeant notre représentation du monde.

Vous l’aurez donc compris, pour changer quelque chose dans sa vie, il s’agit donc dans un premier temps d’aller questionner ses croyances et de prendre conscience de nos propres pensées négatives sur quelque chose.

Pour cela, il suffit d’observer notre vie : puisque ce sont nos expériences qui vont nous révéler quelles croyances nous avons. Étant précisé que celles-ci sont bien souvent inconscientes.

 

Se libérer d’une croyance avec la Méthode ESPERE®

La Méthode ESPERE® propose une démarche symbolique pour se libérer d’une croyance limitante.

Cela implique d’abord d’avoir bien pris conscience de cette croyance et d’avoir le désir de s’en libérer pour commencer à faire des expériences différentes.

2 cas de figure peuvent se présenter :

  • Il est possible que la croyance vous ait été transmise par quelqu’un (souvent les parents).

C’est le cas notamment si vous vous souvenez de paroles précises de vos parents qui se sont inscrites en vous. Par exemple, si c’est votre mère qui vous répétait que « les hommes sont tous des salauds » ou votre père qui vous disait que « l’argent rend les gens mauvais », alors je vous propose de vous libérer de cette croyance que vous avez reçue, par le biais de la restitution symbolique, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent :

Lire l’article sur la restitution symbolique

  • Si cette croyance ne vous a pas été transmise directement par quelqu’un, alors c’est vous qui l’avez forgée par vous-même, la démarche est différente : vous pouvez y renoncer symboliquement.

 

Voici donc cette démarche de renonciation symbolique :

  1. Écrire la croyance limitante en une phrase, en gros sur une feuille
  2. L’accrocher chez soi, de façon à la voir très souvent
  3. Garder cette croyance accrochée chez vous en y pensant régulièrement, en faisant le lien avec vos expériences de vie et en sentant à quel point cette phrase vous empêche de vivre
  4. Le jour où vous vous sentez prêt et que vous avez vraiment le désir de changer, je vous invite à décrocher la feuille et à la brûler en faisant un rituel solennel. Vous pourrez remercier cette croyance car elle vous a aidé d’une certaine façon jusqu’à aujourd’hui, puis y renoncer en la brûlant.
  5. Personnellement, j’ajoute à cette démarche le remplacement par une autre croyance plus positive, que je vais accrocher à la place de l’ancienne croyance et à laquelle je propose de se relier le plus souvent possible. Par exemple, si la croyance limitante était « je n’ai pas le droit d’être heureux », je peux la remplacer par « je construis mon bonheur » ou « je m’autorise à être heureux ». Il s’agit ensuite de se répéter cette nouvelle croyance le plus souvent possible et de commencer à faire le lien entre les nouvelles expériences et cette nouvelle croyance.

 

Ce sont des démarches simples mais à faire vraiment en conscience pour que le travail agisse en profondeur.

Si vous avez des questions à ce sujet, je vous propose de les poser dans les commentaires, j’y répondrai volontiers.

 

Belle semaine à vous !

 

 

 

 

 

 

Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer

écrit le 3 mars 2016
publié dans La relation à soi, vidéos Tags:relation à soi

Bonjour,

Je vous propose aujourd’hui cette courte vidéo dans laquelle je vous propose quelques pistes pour prendre soin de la relation à soi :

 

Formation « Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer »

Secrets de famille

écrit le 12 février 2016
publié dans Les relations humaines Tags:secrets de famille

Dans un précédent article, je vous ai parlé des non-dits, ce poison de la communication qui entrave nos relations.

Le non-dit devient un secret lorsqu’il concerne une chose en particulier qu’on ne peut pas dire car elle génère de la honte, un sentiment de culpabilité, de la souffrance…

On parle de secret pour des choses qui ont une importance particulière dans la vie et dans l’histoire de la famille. Par exemple, cela peut concerner les origines d’un enfant, sa paternité, son adoption, ou bien l’incarcération d’un parent, une maladie jugée honteuse, comme un trouble psychiatrique… ou bien encore un traumatisme (violence conjugale, viol…)… Les guerres génèrent aussi leur lot de souffrances et de tabous.

Tous ces événements font partie de l’histoire de la famille et s’ils ne sont pas nommés, ils vont devenir des secrets de famille. Or tout comme chacun a un inconscient, la famille aussi a un inconscient, appelé inconscient familial. Et tout ce qui y est refoulé car trop dérangeant risque de resurgir sous une autre forme.

Les  descendants vont donc inconsciemment se charger de révéler le secret. A travers des comportements, des somatisations, des maladies, des choix de vie… ils vont dire le secret, allant parfois jusqu’à s’identifier inconsciemment à un ascendant mal-aimé ou à avoir un accident à une date anniversaire d’un événement douloureux…

Le secret finit toujours par resurgir d’une façon ou d’une autre. Les descendants peuvent sentir que quelque chose ne tourne pas rond dans leur famille.

Vous vous demandez peut-être s’il y a des secrets dans votre famille. Je crois qu’il en existe dans toutes les familles ou presque. Il est difficile de parler de certains événements, et surtout des sentiments et des émotions qui y sont liés.

Lorsque je rencontre des personnes en séance, j’aborde assez souvent la question de l’histoire familiale et des éventuels secrets de famille. Et notamment, lorsqu’une personne n’arrive pas à être heureuse sans comprendre pourquoi. Quelqu’un qui n’a pas de difficulté majeure dans sa vie et qui pourtant est en dépression peut avoir intérêt à se pencher sur l’histoire de sa famille.

De la même façon, quand on sent confusément que ses parents ne sont pas ses vrais parents, il est intéressant d’aller chercher plus loin.

Comment connaître les secrets en question?

C’est parfois assez simple. Je dirais que la facilité à dévoiler le secret est fonction de la capacité à entendre des descendants. En clair, lorsque la personne est prête à entendre, alors des éléments de l’histoire familiale vont pouvoir lui être révélés.

En posant des questions à ses parents et à ses grands-parents, puis en faisant un arbre généalogique et ce faisant en soulignant les incohérences et les aspects obscurs de cet arbre, petit à petit des éléments se font jour.

Ce chemin n’est pas toujours simple : car les personnes qui ont fabriqué le secret, qui ont tu les événements ne souhaitent pas que le secret soit mis à jour et donc elles peuvent s’opposer à la démarche de vérité des descendants.

C’est un travail passionnant et nécessaire, pour lequel il peut être judicieux d’être accompagné.

Par ailleurs, en tant que parents, nous pouvons éviter de mettre du secret, en parlant à nos enfants des événements qui ont jalonné notre vie, même s’ils sont douloureux : les deuils, les traumas, le chômage, les séparations… Il ne s’agit pas de tout dire, et cela doit se faire dans un langage adapté à l’âge de l’enfant. Mais là où il y a des mots possibles, nous avons moins de risque que nos enfants mettent des maux.

Et s’il y a plus de conscience dans notre histoire familiale, nous devenons plus libres de vivre notre propre vie.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez me poser des questions sur ce thème dans les commentaires 🙂

Passer du reproche à la demande

écrit le 3 février 2016
publié dans Apprendre à communiquer Tags:communication , demande

Il y a une règle d’hygiène relationnelle que j’ai apprise grâce à la Méthode ESPERE®, et que j’affectionne particulièrement, alors je vous la livre aujourd’hui :

« Derrière chaque reproche, il y a une demande ».

J’aime dire que grâce à cette simple règle, vous pouvez sauver votre relation de couple 😉

En effet, le couple est souvent un terrain privilégié pour les reproches en tous genres : « tu ne fais pas assez attention à moi », « tu ne fais jamais le ménage », « tu ne m’écoutes pas quand je te parle », « tu ne veux jamais rien faire »…

En réalité, quand nous reprochons quelque chose à quelqu’un, l’autre est mis en défaut : son comportement pose problème, et il risque d’être sur la défensive et de communiquer en étant dans le réactionnel… Nous suscitons rarement la coopération en étant dans la critique. De plus, le reproche est axé sur des comportements qui se sont passés et qu’on ne peut pas changer.

Passer du reproche à la demande signifie renoncer à accuser l’autre et commencer à se positionner clairement.

Si je reproche à mon conjoint de ne pas faire assez attention à moi, au lieu de parler sur lui, je peux commencer à parler de moi.

Voici un processus que je vous propose :

 

  1. Parler des faits, de ce qui s’est passé le plus concrètement possible. Si je reprends mon exemple « tu ne fais jamais attention à moi », il s’agit d’une généralisation et cela n’est pas du tout concret. Ce serait plus concret si je disais « je n’ai pas reçu d’attention de ta part à mon anniversaire ».
  2. Dire son ressenti : c’est-à-dire pouvoir nommer l’émotion ressentie dans cette situation. « Je me sens triste, en colère, furieuse… ». Nommer son ressenti se fait toujours en disant « je », puisque c’est bien moi qui ressens cela.
  3. Nommer son besoin : « j’ai besoin de recevoir des marques d’attention de ta part ».
  4. Formuler une demande précise et concrète : « je te demande d’accorder une attention particulière à mon anniversaire par un cadeau, une surprise… »

En faisant cela, vous sortez de la victimisation. Vous prenez aussi le risque de la réponse. Et vous sortez du mythe selon lequel dans un couple, l’autre devrait réagir de telle ou telle façon, sans même que vous ayez à demander… Les attentes implicites sont un vrai poison de la relation.

Ce processus de communication est valable pour beaucoup de situations et vous permet de vous positionner de façon relationnelle. Vous gagnerez ainsi en maturité relationnelle🙂

Je vous souhaite de beaux échanges nourrissants.

Le non-dit, ce poison de la communication

écrit le 27 janvier 2016
publié dans La communication relationnelle Tags:communication , conflit , non-dit

ConflitUn des plus grands poisons de la communication est le non-dit.

Quand je parle du non-dit, je ne parle pas des choses que nous choisissons de taire par pudeur ou par respect de notre intimité. Cela bien sûr nous appartient et nous pouvons en toute liberté garder notre jardin secret, il s’agit en l’occurrence d’un choix.

Avec le non-dit, je parle plutôt des choses que nous taisons parce que nous n’osons pas les dire. C’est souvent la peur du conflit qui nous conduit à ne pas faire telle remarque, à ne pas dire que nous avons mal vécu une situation, une parole.

Il s’est donc passé quelque chose avec une personne et nous n’arrivons pas à lui dire. La communication est bloquée d’une certaine façon.

Et un jour, ce qui n’a pas été dit sera exprimé, d’une façon ou d’une autre. Soyez-en sûr, une occasion se présentera et le non-dit ressortira, et de façon généralement plus réactionnelle.

Par exemple, dans un couple, une femme vit mal que son partenaire n’ait pas pensé à lui offrir des fleurs à la St Valentin. Au lieu de lui dire, elle garde cela en elle et ne lui parle pas de sa frustration. Plusieurs jours plus tard, sur un tout autre de sujet, alors que son partenaire lui dit qu’il rentrera plus tard un soir, elle se met en colère et lui reproche de ne jamais penser à elle ! Ces deux situations cumulées ont conduit cette femme à réagir de façon exagérée.

Si elle avait osé dire sa frustration, sa déception au moment où elle la vivait, les choses auraient sans doute pris une autre tournure.

C’est pourquoi, même si cela est difficile, il vaut mieux dire les choses au fur et à mesure qu’on les traverse. A mon cabinet, je reçois des couples qui se reprochent parfois des choses qui datent de plusieurs années. Certes, il n’est jamais trop tard pour remettre de la parole, mais plus on attend, plus il y a de la rancœur, de l’amertume qui vont abîmer la relation.

J’évoquais justement cela hier dans une classe de collégiens, et l’un d’eux m’a répondu : « oui mais si on dit les choses, alors on va se disputer? ».

Oui, c’est vrai, peut-être que l’on va se disputer, lui ai-je répondu. Et c’est plutôt sain de se disputer. On n’est pas obligé de s’insulter et de se déchirer pour cela 😉 Quand on ose se positionner, sortir du non-dit, on peut passer d’un conflit larvé à un conflit ouvert. On peut se dire les choses et résoudre le conflit.

Apprendre à communiquer ne veut pas dire ne plus avoir de conflit, c’est au contraire oser mettre en commun ses différences, oser se positionner, je vous invite à lire ou à relire cet article sur le sujet : traverser les conflits

La forme la plus pathologique du non-dit est le secret, notamment le secret de famille… et je vous en parlerai dans un autre article 😉

Si vous avez quelques minutes, j’attends encore des retours pour mon sondage, alors si vous appréciez mon blog, je vous invite à le remplir :

http://blog-espere.com/sondage/

 

Merci !

 

Sondage

écrit le 22 janvier 2016
publié dans Uncategorized

Bonjour,

Je cherche à améliorer mon blog et à vous faire de nouvelles propositions 🙂

Pour cela, je souhaite connaître vos attentes, c’est pourquoi je vous invite à répondre à ces quelques questions :

 

  1. Que préférez-vous lire sur ce blog?
  2. Quelle est la plus grande difficulté que vous rencontrez dans vos relations?
  3. Dans quelle relation rencontrez-vous cette difficulté?
  4. Quel thème souhaiteriez-vous voir aborder prochainement?

 

Pour me répondre, il suffit de remplir le formulaire de contact ci-dessous, vos données restent bien sûr confidentielles:

 

 

Merci par avance du temps que vous consacrerez à ce sondage !

Le lien à nos parents

écrit le 21 janvier 2016
publié dans La relation parent-enfant Tags:lien , maltraitance , relation , violence

Je réponds aujourd’hui à une question :

« Bonjour, j’ai 52 ans et je ne parle plus à mon père depuis 2 ans. à l’aulne de mes 50 ans il m’a demandée de fêter mon anniversaire comme il l’avait prévu pour moi. J’ai refusé car cela ne correspondait pas à mon souhait . Depuis il a rompu le dialogue . Je l’ai rappelé 2 ou 3 fois pour avoir des nouvelles, une fois pour lui souhaiter mes vœux il y a 2 ans ; il m’a dit regretter ce qu’il avait fait , qu’il était content que j’appelle et j’ai pensé que la relation pouvait reprendre. Mais non, il n’a jamais rappelé. Le contexte familial est dense, père très violent dans mon enfance, alcoolique, tyrannique, mère alcoolique pour oublier les sévices. Il m’ a mise à la porte quand j’ai eu 18 ans car je ne voulais pas(déjà) lui obéir, c’est à dire travailler et lui donner mon salaire, entre autre… j’ai mis des années à lui pardonner , (des années d’accompagnements thérapeutique) de solitude, de désespérance, de cauchemars. J’ai repris une relation avec lui pendant de longues années; cela allait, même s’il avait parfois des crises de colère intense contre d’autres que moi. A 50 ans j’ai eu besoin d’en finir avec ma peur de lui dire non car je voulais être libre. J’ai eu des gros soucis de santé les années précédentes et j’ai réalisé que j’avais le droit de vivre maintenant. Mais voilà je culpabilise, je savais que si je disais non c’en serait fini. Et je ne sais pas comment orienter mon discours intérieur, que lire, pour m’éclairer et accepter que je ne le reverrai peut être jamais. Je me sens blessée, rejetée . Mais en même temps , libre ; Est-ce le prix à payer. Merci de votre écoute »

Merci  pour votre témoignage. Vous décrivez très bien comment il est parfois impossible de garder une bonne relation avec ses propres parents, surtout quand il y a eu de la maltraitance dans l’enfance.

Et probablement que la petite fille que vous étiez aurait encore besoin de l’approbation, de l’amour de son père. Sauf que l’adulte que vous êtes a compris, je crois, que cette approbation ne viendrait pas et que vous pouvez vivre sans.

Il n’y a que vous qui pouvez savoir si la relation avec votre père est bonne pour vous ou pas.

Ce qu’il serait possible de faire, c’est de continuer à rappeler le lien, comme vous avez pu le faire : en appelant ou en envoyant une carte pour les fêtes et les anniversaires. Ainsi, vous continuer à signifier, à lui et à vous-même que vous êtes bien sa fille, vous vous reliez à lui à certains moments de la vie. Vous n’êtes pas obligée de vous laisser définir par ses silences. Et vous n’êtes pas non plus obligée de conserver une relation suivie avec lui.

Ainsi, même si lui ne souhaite plus être en relation avec vous, vous pouvez maintenir un lien, symboliquement… à condition que ce soit bon pour vous, bien sûr, donc je vous invite à écouter ce qui est le plus juste pour vous.

Au-delà, et même si vous dites que vous avez fait des années de thérapie, il peut être judicieux de vous faire accompagner dans cette nouvelle étape de votre vie, si vous vous sentez en souffrance.

Je vous invite également à lire les articles que j’ai écrits sur la restitution symbolique, je pense que cette démarche pourrait vous aider à vous libérer des violences que vous avez reçues :

http://blog-espere.com/comment-faire-une-restitution-symbolique-avec-la-methode-espere/

 

Je vous recommande aussi de lire les livres d’Alice Miller, qui justement déculpabilisent les ex-enfants ayant été maltraités et ayant arrêté les relations avec leurs parents.

Vous pouvez lire « C’est pour ton bien » par exemple.

 

Je vous souhaite plein de bon dans votre vie.

Parent-enfant : sortir de l’opposition

Je réponds aujourd’hui à une question posée par un parent :

« Bonjour , nous avons une fille de 3 ans avec laquelle les choses fonctionnent bien . Nous avons 2 soucis répétés et quasi quotidiens : le brossage de dents qui même ludique n’est pas souhaité de sa part et elle a décidé qu’elle ne faisait plus les siestes à la maison et fait du bruit pendant qu’elle joue dans sa chambre au moment où nous avons besoin de nous reposer ( elle se réveille parfois la nuit et se lève vers 7h régulièrement ) . Nous ne trouvons pas des sanctions en conséquence avec ces comportements qui lui permettraient d’assumer les conséquences de ces actes … Merci de votre expérience . »

 

Bonjour,

Je vous remercie pour votre question.

A 3 ans, refuser de faire des choses que demandent les parents est un comportement tout à fait normal qui participe à la construction de la personnalité de l’enfant à travers l’affirmation de soi.

Pour les parents, c’est souvent une étape d’apprentissage du lâcher-prise 😉

Au sujet du brossage de dents et des siestes, je ne vous recommande pas de faire appel à des sanctions.

Je vous invite à utiliser les sanctions avec parcimonie, seulement pour les comportements d’une certaine gravité (exemple : quand l’enfant tape).

A cet âge-là avoir une routine « pot-dent-histoire-dodo », par exemple, la répéter à l’enfant et la lui faire dire : « qu’est-ce qu’on fait après le pot? » est un bon moyen de le faire adhérer, cela peut prendre un peu de temps mais à un moment donné, cette routine est intégrée.

Cela permet aussi de dire à l’enfant que tant que l’étape du brossage des dents n’est pas faite, vous ne passez pas à l’étape suivante.

Quand vous êtes face à un refus de votre enfant, une autre possibilité serait de rechercher l’adhésion de l’enfant, en lui proposant une alternative : par exemple : « d’abord l’histoire ou d’abord les dents? »

Dans tous les cas, vous ferez les 2, mais elle retrouve un petit pouvoir de décision en ayant une alternative.

Chaque fois qu’on permet à l’enfant d’avoir un choix, on suscite sa coopération et on sort du rapport de force.

Concernant le refus de faire la sieste, c’est l’âge aussi ! Si elle joue dans sa chambre, même en faisant du bruit, il ne me semble pas que ce soit problématique. Mais pour les parents, effectivement, c’est une période où il faut renoncer à ce moment de répit de 2-3 heures, qui est effectivement pratique voire salutaire 😉

En tous cas, je ne propose pas de sanctions. Éventuellement, vous pouvez lui faire la demande qu’elle joue tranquillement.

Je vous invite à utiliser dans la relation avec votre enfant la communication à partir du « je » personnalisé, vous serez alors pour votre fille un adulte consistant et cohérent qui se positionne vis-à-vis d’elle.

J’espère que cette réponse pourra vous aider.

Pour aller plus loin, je vous recommande le livre d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé ! », qui explique très simplement les bases de la parentalité bienveillante.

Voici plusieurs articles que j’ai écrits sur la relation parent-enfant, qui peuvent également vous éclairer :

http://blog-espere.com/4-moyens-de-desamorcer-les-situations-difficiles-avec-un-enfant-en-bas-age/

http://blog-espere.com/accompagner-un-enfant-en-conscience/

http://blog-espere.com/des-pistes-pour-parents-en-difficulte/

 

Si vous avez des questions, je vous invite à utiliser ce formulaire de contact et je vous réponds sur le blog :

 

 

Vous pouvez aussi me contacter pour un rendez-vous physique ou téléphonique, voici mon site :

http://www.lescheminsdelarelation.com/

Mes vœux relationnels

écrit le 1 janvier 2016
publié dans Les relations humaines Tags:méthode espere , voeux

recevoirVoici une nouvelle année qui commence et je souhaite à chacun qu’elle soit remplie de joie et de lumière.

Je vous souhaite d’oser être vous-même : d’oser vous positionner chaque fois que le respect de vous-même en dépend et d’oser dire oui ou non, non pas en fonction des autres, mais bien en vertu de vous-même. Je vous souhaite d’avoir ce courage-là d’être vous-même, sans pour autant vous opposer aux autres, simplement en leur offrant votre présence authentique.

Chaque jour qui passe peut être un renouveau, pour vous-même et aussi pour les relations que vous entretenez avec les autres.

Ne vous découragez pas s’il y a des obstacles, ils font partie du chemin… et à l’intérieur de vous-même, il y a toujours une petite lumière, qu’il s’agit de nourrir et de protéger.

A l’aube de cette nouvelle année, je vous engage vivement à continuer à vous responsabiliser… c’est-à-dire à conscientiser la part de votre responsabilité au cœur de chacune de vos situations de vie. Trop souvent nous accusons les autres en oubliant de regarder à l’intérieur de nous et c’est pourtant à l’intérieur de soi que tout se passe…

Au contact avec votre propre responsabilité, prenez conscience de votre propre puissance et vous pourrez ainsi arrêter de croire que ce sont les autres qui gouvernent votre vie.

Vous découvrirez ainsi cette opportunité fabuleuse qui est celle de pouvoir choisir la façon dont on vit les choses…

Chaque jour qui passe est une opportunité pour aller vers le meilleur de soi, quel que soit l’endroit d’où nous partons.

Alors je vous souhaite bonne route sur ce chemin, sur lequel je compte continuer à vous accompagner grâce au blog ESPERE 🙂

 

 

 

 

Un mot à éviter pour avoir de bonnes relations avec les autres

écrit le 8 novembre 2015
publié dans Apprendre à communiquer Tags:communication

Je vous propose de découvrir un article d’Agnès Emma, du blog : www.l-architecte-du-couple-durable.com .

Son blog est consacré à la relation de couple et je vous invite à le consulter.

Il y a des mots qui nuisent à la qualité de nos relations. Découvrez l’impact du verbe « essayer » sur nos proches. Après cette lecture, je parie que le verbe « essayer » ne fera plus partie de votre vocabulaire !

Soyez un(e) conjoint(e) ou un(e) ami(e) ou d’exception

Je vous propose cet article suite à ma lecture de Il est si difficile de t’aimer. Les auteurs sont Bill Klatte , psychothérapeute, et Kate Thompson, coach de vie.

Une relation conjugale ou amicale de qualité. N’est-ce pas ce qui rend heureux ? Nous avons tous l’ambition d’avoir des relations harmonieuses, qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié. Sauf que nous nous exprimons avec maladresse. Souvent, un mot suffit pour jeter un froid.

Comment faire en sorte de préserver nos relations ? Comment garder notre femme et notre mari ? La réponse est simple.

Faites-vous aimer par votre partenaire !

Non. Il ne s’agit pas de changer pour votre conjoint(e). Il s’agit simplement de bannir un mot qui frustre votre partenaire.

Bannissez le verbe essayer et dotez-vous de qualités hautement recherchées :

  • Soyez digne de confiance.
  • Soyez quelqu’un qui se responsabilise.
  • Soyez quelqu’un qui fait preuve de tact.

Ouaw… je supprime le verbe bannir et je deviens aussi cool? Oui!

Découvrez en quoi le verbe essayer fait du mal aux oreilles de chéri(e).

1) « Essayer » suscite un manque de confiance.

Vous employez le verbe essayer? Votre conjoint(e) comprend que vous n’êtes pas fiables.

Imaginez. On vous dit : « peux-tu passer le balai cet après-midi, s’il te plait? ». Vous dites « Je vais essayer ». Chéri(e) s’exaspère en silence : Tu m’étonnes, je parie 100 euros que rien ne sera fait à mon retour.

Pourquoi cette réaction? En employant le verbe essayer, chéri(e) comprend que sa demande ne fait pas partie de nos priorités. En fait, vous ne planifiez pas passer le balai. Pour votre conjoint, vous négligez sa demande. Forcément, vous oublierez de lui rendre service.

Elle vous demande de passer récupérer votre fille à la sortie de l’école. Vous répondez « je vais essayer ». Une heure avant la fermeture de l’école. Madame stresse. Parce qu’elle ne vous fait pas confiance. Elle décide de récupérer votre fille elle-même.

Finalement, le véhicule de madame stationne près du vôtre devant l’école. Elle vous fait coucou. Vous « mais, tu m’as demandé de venir chercher Julie ». Elle « Je n’étais pas sûre que tu aurais pu ».

Expérience drôlement ridicule n’est-ce pas?

Peut-on compter sur vous, oui ou non? Dites « je vais le faire » et non pas « je vais essayer » pour susciter la confiance chez votre conjoint(e).  Évitez à l’autre le stress associé au manque de confiance. Si vous ne pouvez pas, votre réponse est recevable.

Vous utilisez le verbe pouvoir? Votre conjoint(e) comprend plus ou moins sereinement votre indisponibilité. Dites que vous ne pouvez pas, votre partenaire l’appréciera. Chéri(e) s’organise autrement et sans rancune pour récupérer votre fille à l’école.

Osez la formule « je ne peux pas » et participez efficacement à l’organisation des tâches.

2) Chéri(e) frustré(e) par votre désinvolture

Lui: « Peux-tu faire quelques courses au supermarché? ». Elle: « Je vais essayer ».
Avouez qu’il y a un sous-entendu. En fait, votre conjoint(e) comprend. Je vais essayer. Si tu crois que je n’ai que ça à faire. 

Oui, ce n’est pas ce que vous voulez dire! Mais vous savez, votre conjoint(e) a peut-être eu une journée horrible au bureau. Frustré, on a tendance a facilement interpréter. Dites « je vais essayer » revient à stimuler la nervosité de votre partenaire!

Bref, devant un conjoint(e) à fleur de peau, on évite de dire « je vais essayer ». Au contraire, on considère l’importance de son besoin. On répond le plus efficacement possible. L’objectif est de prévenir les tensions dans le couple. Ne laissez pas de place à l’interprétation.

Remplacez « je vais essayer » par « je vais le faire » ou « je ne peux pas le faire ».

 3) « Essayer » pour se déresponsabiliser.

À la recherche d’excuses pour nos manquements à nos promesses

Dès que vous prononcez « j’ai essayé », votre conjoint(e) tend l’oreille et fronce les sourcils. Qu’allez-vous trouver comme excuse cette fois ?

On utilise « j’ai essayé » quand on veut susciter l’empathie et la clémence chez l’autre. Portez attention. Dans 99% des situations, une excuse accompagne notre « j’ai essayé ». Souvent, on place notre excuse à l’aide d’un mais.

« J’ai essayé de tout ranger, MAIS bébé était demandant ». Hum, vraiment ? C’est la faute à bébé maintenant ? Oui, votre enfant peut être très capricieux. Reste que notre conjoint(e) peut s’exaspérer de notre comportement puéril. Et si on assumait pour une fois ?

Vous n’avez pas rangé. Vous avez choisi de ne pas le faire. Vous avez jugé mieux de faire autre chose. Vous deviez ranger. Bébé pleurait. Vous avez jugé préférable de rassurer bébé et de jouer avec lui. Assumez vos décisions. Vous n’êtes pas de ceux qui laissent bébé pleurer. Affirmez-le. Osez affirmer ce que vous êtes. Chéri(e) est séduit quand nous nous affirmons.

« Essayer » pour rendre l’autre responsable de nos échecs

« J’ai essayé de travailler, mais tu étais là et je n’ai pas pu me concentrer. » Personne n’est responsable de ce qui vous arrive. Vous auriez pu quitter le salon pour poursuivre dans votre bureau. Vous auriez pu décider de poursuivre vos travaux à la bibliothèque.

Vous auriez pu demander de baisser le son de la sono. Bref, il est facile d’accuser les autres pour nos manques à nos responsabilités. Sauf, que ce n’est pas faire preuve de maturité.

Pour rendre l’autre responsable de nos réactions

 « J’essaye de rester calme, mais tu es insupportable ». Chéri(e) rétorque en silence : mais oui, c’est de ma faute si tu es hystérique…

Nos réactions n’appartiennent qu’à nous. NOUS sommes calmes. NOUS nous mettons en colère. NOUS pleurons. Nous avons du mal à gérer nos émotions. Soyons grands. Reconnaissons-le. Assumons-le… Nous devons mettre en place des mesures pour maîtriser nos émotions. Vous êtes responsables de vos actes. Vous décidez d’agir de telle ou telle sorte. Assumez-le.

Finalement,

Oui, il se peut que vous êtes dans l’incapacité de récupérer votre fille. Il se peut que vous n’ayez pas pu faire telle ou telle chose. Dans ce cas, dites que vous ne POUVEZ pas. Dites que vous n’avez pas pu. N’exaspérez pas votre conjoint(e) avec un « je vais essayer » ou un « j’ai essayé, mais ».

Optez pour la formule « je ne peux pas » ou « je n’ai pas pu ».

  • Soyez clairs sur vos intentions. Vous inspirerez la confiance.
  • Assumez vos actes. Votre maturité sera appréciée.
  • Assumez vos décisions. Vous serez admirés et respectés.

Alors. Allez-vous bannir le verbe essayer?

A très bientôt pour d’autres astuces de communication 😉

Agnès