Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer

écrit le 3 mars 2016
publié dans La relation à soi, vidéos Tags:relation à soi

Bonjour,

Je vous propose aujourd’hui cette courte vidéo dans laquelle je vous propose quelques pistes pour prendre soin de la relation à soi :

 

Formation « Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer »

Secrets de famille

écrit le 12 février 2016
publié dans Les relations humaines Tags:secrets de famille

Dans un précédent article, je vous ai parlé des non-dits, ce poison de la communication qui entrave nos relations.

Le non-dit devient un secret lorsqu’il concerne une chose en particulier qu’on ne peut pas dire car elle génère de la honte, un sentiment de culpabilité, de la souffrance…

On parle de secret pour des choses qui ont une importance particulière dans la vie et dans l’histoire de la famille. Par exemple, cela peut concerner les origines d’un enfant, sa paternité, son adoption, ou bien l’incarcération d’un parent, une maladie jugée honteuse, comme un trouble psychiatrique… ou bien encore un traumatisme (violence conjugale, viol…)… Les guerres génèrent aussi leur lot de souffrances et de tabous.

Tous ces événements font partie de l’histoire de la famille et s’ils ne sont pas nommés, ils vont devenir des secrets de famille. Or tout comme chacun a un inconscient, la famille aussi a un inconscient, appelé inconscient familial. Et tout ce qui y est refoulé car trop dérangeant risque de resurgir sous une autre forme.

Les  descendants vont donc inconsciemment se charger de révéler le secret. A travers des comportements, des somatisations, des maladies, des choix de vie… ils vont dire le secret, allant parfois jusqu’à s’identifier inconsciemment à un ascendant mal-aimé ou à avoir un accident à une date anniversaire d’un événement douloureux…

Le secret finit toujours par resurgir d’une façon ou d’une autre. Les descendants peuvent sentir que quelque chose ne tourne pas rond dans leur famille.

Vous vous demandez peut-être s’il y a des secrets dans votre famille. Je crois qu’il en existe dans toutes les familles ou presque. Il est difficile de parler de certains événements, et surtout des sentiments et des émotions qui y sont liés.

Lorsque je rencontre des personnes en séance, j’aborde assez souvent la question de l’histoire familiale et des éventuels secrets de famille. Et notamment, lorsqu’une personne n’arrive pas à être heureuse sans comprendre pourquoi. Quelqu’un qui n’a pas de difficulté majeure dans sa vie et qui pourtant est en dépression peut avoir intérêt à se pencher sur l’histoire de sa famille.

De la même façon, quand on sent confusément que ses parents ne sont pas ses vrais parents, il est intéressant d’aller chercher plus loin.

Comment connaître les secrets en question?

C’est parfois assez simple. Je dirais que la facilité à dévoiler le secret est fonction de la capacité à entendre des descendants. En clair, lorsque la personne est prête à entendre, alors des éléments de l’histoire familiale vont pouvoir lui être révélés.

En posant des questions à ses parents et à ses grands-parents, puis en faisant un arbre généalogique et ce faisant en soulignant les incohérences et les aspects obscurs de cet arbre, petit à petit des éléments se font jour.

Ce chemin n’est pas toujours simple : car les personnes qui ont fabriqué le secret, qui ont tu les événements ne souhaitent pas que le secret soit mis à jour et donc elles peuvent s’opposer à la démarche de vérité des descendants.

C’est un travail passionnant et nécessaire, pour lequel il peut être judicieux d’être accompagné.

Par ailleurs, en tant que parents, nous pouvons éviter de mettre du secret, en parlant à nos enfants des événements qui ont jalonné notre vie, même s’ils sont douloureux : les deuils, les traumas, le chômage, les séparations… Il ne s’agit pas de tout dire, et cela doit se faire dans un langage adapté à l’âge de l’enfant. Mais là où il y a des mots possibles, nous avons moins de risque que nos enfants mettent des maux.

Et s’il y a plus de conscience dans notre histoire familiale, nous devenons plus libres de vivre notre propre vie.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez me poser des questions sur ce thème dans les commentaires 🙂

Passer du reproche à la demande

écrit le 3 février 2016
publié dans Apprendre à communiquer Tags:communication , demande

Il y a une règle d’hygiène relationnelle que j’ai apprise grâce à la Méthode ESPERE®, et que j’affectionne particulièrement, alors je vous la livre aujourd’hui :

« Derrière chaque reproche, il y a une demande ».

J’aime dire que grâce à cette simple règle, vous pouvez sauver votre relation de couple 😉

En effet, le couple est souvent un terrain privilégié pour les reproches en tous genres : « tu ne fais pas assez attention à moi », « tu ne fais jamais le ménage », « tu ne m’écoutes pas quand je te parle », « tu ne veux jamais rien faire »…

En réalité, quand nous reprochons quelque chose à quelqu’un, l’autre est mis en défaut : son comportement pose problème, et il risque d’être sur la défensive et de communiquer en étant dans le réactionnel… Nous suscitons rarement la coopération en étant dans la critique. De plus, le reproche est axé sur des comportements qui se sont passés et qu’on ne peut pas changer.

Passer du reproche à la demande signifie renoncer à accuser l’autre et commencer à se positionner clairement.

Si je reproche à mon conjoint de ne pas faire assez attention à moi, au lieu de parler sur lui, je peux commencer à parler de moi.

Voici un processus que je vous propose :

 

  1. Parler des faits, de ce qui s’est passé le plus concrètement possible. Si je reprends mon exemple « tu ne fais jamais attention à moi », il s’agit d’une généralisation et cela n’est pas du tout concret. Ce serait plus concret si je disais « je n’ai pas reçu d’attention de ta part à mon anniversaire ».
  2. Dire son ressenti : c’est-à-dire pouvoir nommer l’émotion ressentie dans cette situation. « Je me sens triste, en colère, furieuse… ». Nommer son ressenti se fait toujours en disant « je », puisque c’est bien moi qui ressens cela.
  3. Nommer son besoin : « j’ai besoin de recevoir des marques d’attention de ta part ».
  4. Formuler une demande précise et concrète : « je te demande d’accorder une attention particulière à mon anniversaire par un cadeau, une surprise… »

En faisant cela, vous sortez de la victimisation. Vous prenez aussi le risque de la réponse. Et vous sortez du mythe selon lequel dans un couple, l’autre devrait réagir de telle ou telle façon, sans même que vous ayez à demander… Les attentes implicites sont un vrai poison de la relation.

Ce processus de communication est valable pour beaucoup de situations et vous permet de vous positionner de façon relationnelle. Vous gagnerez ainsi en maturité relationnelle🙂

Je vous souhaite de beaux échanges nourrissants.

Le non-dit, ce poison de la communication

écrit le 27 janvier 2016
publié dans La communication relationnelle Tags:communication , conflit , non-dit

ConflitUn des plus grands poisons de la communication est le non-dit.

Quand je parle du non-dit, je ne parle pas des choses que nous choisissons de taire par pudeur ou par respect de notre intimité. Cela bien sûr nous appartient et nous pouvons en toute liberté garder notre jardin secret, il s’agit en l’occurrence d’un choix.

Avec le non-dit, je parle plutôt des choses que nous taisons parce que nous n’osons pas les dire. C’est souvent la peur du conflit qui nous conduit à ne pas faire telle remarque, à ne pas dire que nous avons mal vécu une situation, une parole.

Il s’est donc passé quelque chose avec une personne et nous n’arrivons pas à lui dire. La communication est bloquée d’une certaine façon.

Et un jour, ce qui n’a pas été dit sera exprimé, d’une façon ou d’une autre. Soyez-en sûr, une occasion se présentera et le non-dit ressortira, et de façon généralement plus réactionnelle.

Par exemple, dans un couple, une femme vit mal que son partenaire n’ait pas pensé à lui offrir des fleurs à la St Valentin. Au lieu de lui dire, elle garde cela en elle et ne lui parle pas de sa frustration. Plusieurs jours plus tard, sur un tout autre de sujet, alors que son partenaire lui dit qu’il rentrera plus tard un soir, elle se met en colère et lui reproche de ne jamais penser à elle ! Ces deux situations cumulées ont conduit cette femme à réagir de façon exagérée.

Si elle avait osé dire sa frustration, sa déception au moment où elle la vivait, les choses auraient sans doute pris une autre tournure.

C’est pourquoi, même si cela est difficile, il vaut mieux dire les choses au fur et à mesure qu’on les traverse. A mon cabinet, je reçois des couples qui se reprochent parfois des choses qui datent de plusieurs années. Certes, il n’est jamais trop tard pour remettre de la parole, mais plus on attend, plus il y a de la rancœur, de l’amertume qui vont abîmer la relation.

J’évoquais justement cela hier dans une classe de collégiens, et l’un d’eux m’a répondu : « oui mais si on dit les choses, alors on va se disputer? ».

Oui, c’est vrai, peut-être que l’on va se disputer, lui ai-je répondu. Et c’est plutôt sain de se disputer. On n’est pas obligé de s’insulter et de se déchirer pour cela 😉 Quand on ose se positionner, sortir du non-dit, on peut passer d’un conflit larvé à un conflit ouvert. On peut se dire les choses et résoudre le conflit.

Apprendre à communiquer ne veut pas dire ne plus avoir de conflit, c’est au contraire oser mettre en commun ses différences, oser se positionner, je vous invite à lire ou à relire cet article sur le sujet : traverser les conflits

La forme la plus pathologique du non-dit est le secret, notamment le secret de famille… et je vous en parlerai dans un autre article 😉

Si vous avez quelques minutes, j’attends encore des retours pour mon sondage, alors si vous appréciez mon blog, je vous invite à le remplir :

http://blog-espere.com/sondage/

 

Merci !

 

Sondage

écrit le 22 janvier 2016
publié dans Uncategorized

Bonjour,

Je cherche à améliorer mon blog et à vous faire de nouvelles propositions 🙂

Pour cela, je souhaite connaître vos attentes, c’est pourquoi je vous invite à répondre à ces quelques questions :

 

  1. Que préférez-vous lire sur ce blog?
  2. Quelle est la plus grande difficulté que vous rencontrez dans vos relations?
  3. Dans quelle relation rencontrez-vous cette difficulté?
  4. Quel thème souhaiteriez-vous voir aborder prochainement?

 

Pour me répondre, il suffit de remplir le formulaire de contact ci-dessous, vos données restent bien sûr confidentielles:

 

 

Merci par avance du temps que vous consacrerez à ce sondage !

Le lien à nos parents

écrit le 21 janvier 2016
publié dans La relation parent-enfant Tags:lien , maltraitance , relation , violence

Je réponds aujourd’hui à une question :

« Bonjour, j’ai 52 ans et je ne parle plus à mon père depuis 2 ans. à l’aulne de mes 50 ans il m’a demandée de fêter mon anniversaire comme il l’avait prévu pour moi. J’ai refusé car cela ne correspondait pas à mon souhait . Depuis il a rompu le dialogue . Je l’ai rappelé 2 ou 3 fois pour avoir des nouvelles, une fois pour lui souhaiter mes vœux il y a 2 ans ; il m’a dit regretter ce qu’il avait fait , qu’il était content que j’appelle et j’ai pensé que la relation pouvait reprendre. Mais non, il n’a jamais rappelé. Le contexte familial est dense, père très violent dans mon enfance, alcoolique, tyrannique, mère alcoolique pour oublier les sévices. Il m’ a mise à la porte quand j’ai eu 18 ans car je ne voulais pas(déjà) lui obéir, c’est à dire travailler et lui donner mon salaire, entre autre… j’ai mis des années à lui pardonner , (des années d’accompagnements thérapeutique) de solitude, de désespérance, de cauchemars. J’ai repris une relation avec lui pendant de longues années; cela allait, même s’il avait parfois des crises de colère intense contre d’autres que moi. A 50 ans j’ai eu besoin d’en finir avec ma peur de lui dire non car je voulais être libre. J’ai eu des gros soucis de santé les années précédentes et j’ai réalisé que j’avais le droit de vivre maintenant. Mais voilà je culpabilise, je savais que si je disais non c’en serait fini. Et je ne sais pas comment orienter mon discours intérieur, que lire, pour m’éclairer et accepter que je ne le reverrai peut être jamais. Je me sens blessée, rejetée . Mais en même temps , libre ; Est-ce le prix à payer. Merci de votre écoute »

Merci  pour votre témoignage. Vous décrivez très bien comment il est parfois impossible de garder une bonne relation avec ses propres parents, surtout quand il y a eu de la maltraitance dans l’enfance.

Et probablement que la petite fille que vous étiez aurait encore besoin de l’approbation, de l’amour de son père. Sauf que l’adulte que vous êtes a compris, je crois, que cette approbation ne viendrait pas et que vous pouvez vivre sans.

Il n’y a que vous qui pouvez savoir si la relation avec votre père est bonne pour vous ou pas.

Ce qu’il serait possible de faire, c’est de continuer à rappeler le lien, comme vous avez pu le faire : en appelant ou en envoyant une carte pour les fêtes et les anniversaires. Ainsi, vous continuer à signifier, à lui et à vous-même que vous êtes bien sa fille, vous vous reliez à lui à certains moments de la vie. Vous n’êtes pas obligée de vous laisser définir par ses silences. Et vous n’êtes pas non plus obligée de conserver une relation suivie avec lui.

Ainsi, même si lui ne souhaite plus être en relation avec vous, vous pouvez maintenir un lien, symboliquement… à condition que ce soit bon pour vous, bien sûr, donc je vous invite à écouter ce qui est le plus juste pour vous.

Au-delà, et même si vous dites que vous avez fait des années de thérapie, il peut être judicieux de vous faire accompagner dans cette nouvelle étape de votre vie, si vous vous sentez en souffrance.

Je vous invite également à lire les articles que j’ai écrits sur la restitution symbolique, je pense que cette démarche pourrait vous aider à vous libérer des violences que vous avez reçues :

http://blog-espere.com/comment-faire-une-restitution-symbolique-avec-la-methode-espere/

 

Je vous recommande aussi de lire les livres d’Alice Miller, qui justement déculpabilisent les ex-enfants ayant été maltraités et ayant arrêté les relations avec leurs parents.

Vous pouvez lire « C’est pour ton bien » par exemple.

 

Je vous souhaite plein de bon dans votre vie.

Parent-enfant : sortir de l’opposition

Je réponds aujourd’hui à une question posée par un parent :

« Bonjour , nous avons une fille de 3 ans avec laquelle les choses fonctionnent bien . Nous avons 2 soucis répétés et quasi quotidiens : le brossage de dents qui même ludique n’est pas souhaité de sa part et elle a décidé qu’elle ne faisait plus les siestes à la maison et fait du bruit pendant qu’elle joue dans sa chambre au moment où nous avons besoin de nous reposer ( elle se réveille parfois la nuit et se lève vers 7h régulièrement ) . Nous ne trouvons pas des sanctions en conséquence avec ces comportements qui lui permettraient d’assumer les conséquences de ces actes … Merci de votre expérience . »

 

Bonjour,

Je vous remercie pour votre question.

A 3 ans, refuser de faire des choses que demandent les parents est un comportement tout à fait normal qui participe à la construction de la personnalité de l’enfant à travers l’affirmation de soi.

Pour les parents, c’est souvent une étape d’apprentissage du lâcher-prise 😉

Au sujet du brossage de dents et des siestes, je ne vous recommande pas de faire appel à des sanctions.

Je vous invite à utiliser les sanctions avec parcimonie, seulement pour les comportements d’une certaine gravité (exemple : quand l’enfant tape).

A cet âge-là avoir une routine « pot-dent-histoire-dodo », par exemple, la répéter à l’enfant et la lui faire dire : « qu’est-ce qu’on fait après le pot? » est un bon moyen de le faire adhérer, cela peut prendre un peu de temps mais à un moment donné, cette routine est intégrée.

Cela permet aussi de dire à l’enfant que tant que l’étape du brossage des dents n’est pas faite, vous ne passez pas à l’étape suivante.

Quand vous êtes face à un refus de votre enfant, une autre possibilité serait de rechercher l’adhésion de l’enfant, en lui proposant une alternative : par exemple : « d’abord l’histoire ou d’abord les dents? »

Dans tous les cas, vous ferez les 2, mais elle retrouve un petit pouvoir de décision en ayant une alternative.

Chaque fois qu’on permet à l’enfant d’avoir un choix, on suscite sa coopération et on sort du rapport de force.

Concernant le refus de faire la sieste, c’est l’âge aussi ! Si elle joue dans sa chambre, même en faisant du bruit, il ne me semble pas que ce soit problématique. Mais pour les parents, effectivement, c’est une période où il faut renoncer à ce moment de répit de 2-3 heures, qui est effectivement pratique voire salutaire 😉

En tous cas, je ne propose pas de sanctions. Éventuellement, vous pouvez lui faire la demande qu’elle joue tranquillement.

Je vous invite à utiliser dans la relation avec votre enfant la communication à partir du « je » personnalisé, vous serez alors pour votre fille un adulte consistant et cohérent qui se positionne vis-à-vis d’elle.

J’espère que cette réponse pourra vous aider.

Pour aller plus loin, je vous recommande le livre d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé ! », qui explique très simplement les bases de la parentalité bienveillante.

Voici plusieurs articles que j’ai écrits sur la relation parent-enfant, qui peuvent également vous éclairer :

http://blog-espere.com/4-moyens-de-desamorcer-les-situations-difficiles-avec-un-enfant-en-bas-age/

http://blog-espere.com/accompagner-un-enfant-en-conscience/

http://blog-espere.com/des-pistes-pour-parents-en-difficulte/

 

Si vous avez des questions, je vous invite à utiliser ce formulaire de contact et je vous réponds sur le blog :

 

 

Vous pouvez aussi me contacter pour un rendez-vous physique ou téléphonique, voici mon site :

http://www.lescheminsdelarelation.com/

Mes vœux relationnels

écrit le 1 janvier 2016
publié dans Les relations humaines Tags:méthode espere , voeux

recevoirVoici une nouvelle année qui commence et je souhaite à chacun qu’elle soit remplie de joie et de lumière.

Je vous souhaite d’oser être vous-même : d’oser vous positionner chaque fois que le respect de vous-même en dépend et d’oser dire oui ou non, non pas en fonction des autres, mais bien en vertu de vous-même. Je vous souhaite d’avoir ce courage-là d’être vous-même, sans pour autant vous opposer aux autres, simplement en leur offrant votre présence authentique.

Chaque jour qui passe peut être un renouveau, pour vous-même et aussi pour les relations que vous entretenez avec les autres.

Ne vous découragez pas s’il y a des obstacles, ils font partie du chemin… et à l’intérieur de vous-même, il y a toujours une petite lumière, qu’il s’agit de nourrir et de protéger.

A l’aube de cette nouvelle année, je vous engage vivement à continuer à vous responsabiliser… c’est-à-dire à conscientiser la part de votre responsabilité au cœur de chacune de vos situations de vie. Trop souvent nous accusons les autres en oubliant de regarder à l’intérieur de nous et c’est pourtant à l’intérieur de soi que tout se passe…

Au contact avec votre propre responsabilité, prenez conscience de votre propre puissance et vous pourrez ainsi arrêter de croire que ce sont les autres qui gouvernent votre vie.

Vous découvrirez ainsi cette opportunité fabuleuse qui est celle de pouvoir choisir la façon dont on vit les choses…

Chaque jour qui passe est une opportunité pour aller vers le meilleur de soi, quel que soit l’endroit d’où nous partons.

Alors je vous souhaite bonne route sur ce chemin, sur lequel je compte continuer à vous accompagner grâce au blog ESPERE 🙂

 

 

 

 

Un mot à éviter pour avoir de bonnes relations avec les autres

écrit le 8 novembre 2015
publié dans Apprendre à communiquer Tags:communication

Je vous propose de découvrir un article d’Agnès Emma, du blog : www.l-architecte-du-couple-durable.com .

Son blog est consacré à la relation de couple et je vous invite à le consulter.

Il y a des mots qui nuisent à la qualité de nos relations. Découvrez l’impact du verbe « essayer » sur nos proches. Après cette lecture, je parie que le verbe « essayer » ne fera plus partie de votre vocabulaire !

Soyez un(e) conjoint(e) ou un(e) ami(e) ou d’exception

Je vous propose cet article suite à ma lecture de Il est si difficile de t’aimer. Les auteurs sont Bill Klatte , psychothérapeute, et Kate Thompson, coach de vie.

Une relation conjugale ou amicale de qualité. N’est-ce pas ce qui rend heureux ? Nous avons tous l’ambition d’avoir des relations harmonieuses, qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié. Sauf que nous nous exprimons avec maladresse. Souvent, un mot suffit pour jeter un froid.

Comment faire en sorte de préserver nos relations ? Comment garder notre femme et notre mari ? La réponse est simple.

Faites-vous aimer par votre partenaire !

Non. Il ne s’agit pas de changer pour votre conjoint(e). Il s’agit simplement de bannir un mot qui frustre votre partenaire.

Bannissez le verbe essayer et dotez-vous de qualités hautement recherchées :

  • Soyez digne de confiance.
  • Soyez quelqu’un qui se responsabilise.
  • Soyez quelqu’un qui fait preuve de tact.

Ouaw… je supprime le verbe bannir et je deviens aussi cool? Oui!

Découvrez en quoi le verbe essayer fait du mal aux oreilles de chéri(e).

1) « Essayer » suscite un manque de confiance.

Vous employez le verbe essayer? Votre conjoint(e) comprend que vous n’êtes pas fiables.

Imaginez. On vous dit : « peux-tu passer le balai cet après-midi, s’il te plait? ». Vous dites « Je vais essayer ». Chéri(e) s’exaspère en silence : Tu m’étonnes, je parie 100 euros que rien ne sera fait à mon retour.

Pourquoi cette réaction? En employant le verbe essayer, chéri(e) comprend que sa demande ne fait pas partie de nos priorités. En fait, vous ne planifiez pas passer le balai. Pour votre conjoint, vous négligez sa demande. Forcément, vous oublierez de lui rendre service.

Elle vous demande de passer récupérer votre fille à la sortie de l’école. Vous répondez « je vais essayer ». Une heure avant la fermeture de l’école. Madame stresse. Parce qu’elle ne vous fait pas confiance. Elle décide de récupérer votre fille elle-même.

Finalement, le véhicule de madame stationne près du vôtre devant l’école. Elle vous fait coucou. Vous « mais, tu m’as demandé de venir chercher Julie ». Elle « Je n’étais pas sûre que tu aurais pu ».

Expérience drôlement ridicule n’est-ce pas?

Peut-on compter sur vous, oui ou non? Dites « je vais le faire » et non pas « je vais essayer » pour susciter la confiance chez votre conjoint(e).  Évitez à l’autre le stress associé au manque de confiance. Si vous ne pouvez pas, votre réponse est recevable.

Vous utilisez le verbe pouvoir? Votre conjoint(e) comprend plus ou moins sereinement votre indisponibilité. Dites que vous ne pouvez pas, votre partenaire l’appréciera. Chéri(e) s’organise autrement et sans rancune pour récupérer votre fille à l’école.

Osez la formule « je ne peux pas » et participez efficacement à l’organisation des tâches.

2) Chéri(e) frustré(e) par votre désinvolture

Lui: « Peux-tu faire quelques courses au supermarché? ». Elle: « Je vais essayer ».
Avouez qu’il y a un sous-entendu. En fait, votre conjoint(e) comprend. Je vais essayer. Si tu crois que je n’ai que ça à faire. 

Oui, ce n’est pas ce que vous voulez dire! Mais vous savez, votre conjoint(e) a peut-être eu une journée horrible au bureau. Frustré, on a tendance a facilement interpréter. Dites « je vais essayer » revient à stimuler la nervosité de votre partenaire!

Bref, devant un conjoint(e) à fleur de peau, on évite de dire « je vais essayer ». Au contraire, on considère l’importance de son besoin. On répond le plus efficacement possible. L’objectif est de prévenir les tensions dans le couple. Ne laissez pas de place à l’interprétation.

Remplacez « je vais essayer » par « je vais le faire » ou « je ne peux pas le faire ».

 3) « Essayer » pour se déresponsabiliser.

À la recherche d’excuses pour nos manquements à nos promesses

Dès que vous prononcez « j’ai essayé », votre conjoint(e) tend l’oreille et fronce les sourcils. Qu’allez-vous trouver comme excuse cette fois ?

On utilise « j’ai essayé » quand on veut susciter l’empathie et la clémence chez l’autre. Portez attention. Dans 99% des situations, une excuse accompagne notre « j’ai essayé ». Souvent, on place notre excuse à l’aide d’un mais.

« J’ai essayé de tout ranger, MAIS bébé était demandant ». Hum, vraiment ? C’est la faute à bébé maintenant ? Oui, votre enfant peut être très capricieux. Reste que notre conjoint(e) peut s’exaspérer de notre comportement puéril. Et si on assumait pour une fois ?

Vous n’avez pas rangé. Vous avez choisi de ne pas le faire. Vous avez jugé mieux de faire autre chose. Vous deviez ranger. Bébé pleurait. Vous avez jugé préférable de rassurer bébé et de jouer avec lui. Assumez vos décisions. Vous n’êtes pas de ceux qui laissent bébé pleurer. Affirmez-le. Osez affirmer ce que vous êtes. Chéri(e) est séduit quand nous nous affirmons.

« Essayer » pour rendre l’autre responsable de nos échecs

« J’ai essayé de travailler, mais tu étais là et je n’ai pas pu me concentrer. » Personne n’est responsable de ce qui vous arrive. Vous auriez pu quitter le salon pour poursuivre dans votre bureau. Vous auriez pu décider de poursuivre vos travaux à la bibliothèque.

Vous auriez pu demander de baisser le son de la sono. Bref, il est facile d’accuser les autres pour nos manques à nos responsabilités. Sauf, que ce n’est pas faire preuve de maturité.

Pour rendre l’autre responsable de nos réactions

 « J’essaye de rester calme, mais tu es insupportable ». Chéri(e) rétorque en silence : mais oui, c’est de ma faute si tu es hystérique…

Nos réactions n’appartiennent qu’à nous. NOUS sommes calmes. NOUS nous mettons en colère. NOUS pleurons. Nous avons du mal à gérer nos émotions. Soyons grands. Reconnaissons-le. Assumons-le… Nous devons mettre en place des mesures pour maîtriser nos émotions. Vous êtes responsables de vos actes. Vous décidez d’agir de telle ou telle sorte. Assumez-le.

Finalement,

Oui, il se peut que vous êtes dans l’incapacité de récupérer votre fille. Il se peut que vous n’ayez pas pu faire telle ou telle chose. Dans ce cas, dites que vous ne POUVEZ pas. Dites que vous n’avez pas pu. N’exaspérez pas votre conjoint(e) avec un « je vais essayer » ou un « j’ai essayé, mais ».

Optez pour la formule « je ne peux pas » ou « je n’ai pas pu ».

  • Soyez clairs sur vos intentions. Vous inspirerez la confiance.
  • Assumez vos actes. Votre maturité sera appréciée.
  • Assumez vos décisions. Vous serez admirés et respectés.

Alors. Allez-vous bannir le verbe essayer?

A très bientôt pour d’autres astuces de communication 😉

Agnès

Comment aider une personne victime de violence conjugale

écrit le 18 octobre 2015
publié dans Conseils de lecture, La relation d'aide Tags:écoute , violence conjugale

Le livre Violence conjugale : écouter et aider
J’ai récemment écrit et publié un ouvrage intitulé « Violence conjugale : écouter et aider ». Dans ce livre, je mets à disposition des professionnels, mais aussi de toute personne en contact avec des victimes, des informations, une méthodologie d’écoute et des pistes d’orientation.

Dans cet article, je vous transmets des informations utiles pour pouvoir aider les personnes victimes de violence que vous pouvez rencontrer dans votre vie personnelle ou professionnelle.

Il y a environ une femme sur 10 qui subit des violences au sein du couple, par conséquent nous sommes tous en contact avec des personnes concernées, même si nous l’ignorons. Certains hommes subissent également des violences conjugales.

Lorsqu’on se trouve au contact d’une personne victime de violence conjugale, on se sent souvent impuissant et malheureux.

C’est d’autant plus vrai lorsque c’est notre ami(e), notre collègue ou notre sœur qui subit des violences. Il est très difficile de voir un proche souffrir et sombrer dans l’emprise. Comment aider sans être intrusif ? Comment parler de ce sujet si difficile ? Comment être présent sans se surinvestir dans une situation qui n’est pas la nôtre ?

Bien souvent, nous donnons des conseils, nous tentons de convaincre la personne que la situation dans laquelle elle se trouve est dangereuse ou mauvaise pour elle… Mais force est de constater que cette attitude ne fait que renforcer la dépendance de la personne victime et qu’elle n’est donc pas véritablement aidante.

Je vais vous livrer quelques conseils pour trouver le positionnement juste. Ces conseils sont tirés de ma propre expérience professionnelle, ayant travaillé pendant 6 ans auprès des victimes de violences conjugales quotidiennement.

Au préalable, rappelons que la violence constitue une atteinte à la personne et que toute forme de violence est interdite par la loi : violence psychologique, verbale, physique, sexuelle…

Voici 4 clés pour venir en aide à une personne victime :

1. Parler, poser des questions

La personne victime de violences conjugales est souvent enfermée dans un silence toxique. Elle ne trouve pas la force de parler de ce qu’elle vit car elle est envahie par des sentiments de honte et de culpabilité. Elle a peur de rencontrer l’incompréhension de ses proches. Une personne victime est souvent menacée par son conjoint si elle parle.

Pour toutes ces raisons, si vous trouvez que votre amie, sœur, collègue, voisine… a un comportement inhabituel, qu’elle est triste, qu’elle semble craindre son compagnon… je vous invite à oser lui poser la question : « comment ça se passe dans ta relation de couple ? Est-ce qu’il y a de la violence ? » Sans poser la question, vous risquez de passer à côté de son vécu, elle n’osera probablement pas vous parler ce ce qu’elle vit.

Même si elle répond par la négative dans un premier temps, elle saura qu’elle peut aborder le sujet avec vous le jour où elle se sentira prête.

2. Écouter sans juger

Si elle est prête à parler, vous pourrez alors accueillir ce qu’elle dit sans la juger.

Il s’agit en tant qu’écoutant d’accepter que je ne sais pas à la place de l’autre ce qui est bon pour lui. Cela demande une bonne dose d’humilité et d’empathie.

Cette écoute va permettre à la personne d’être enfin entendue dans ce qu’elle vit et cette attitude est très précieuse. Je vous invite à lire ou relire mon article sur l’écoute pour approfondir vos compétences en la matière.

Par ailleurs, cela va vous permettre de l’aider à identifier ses besoins. Vous pourrez lui demander : « de quoi as-tu besoin? », ce qui vous donnera des pistes pour proposer votre aide ensuite le cas échéant.

Il est très difficile de ne pas juger : souvent, nous jugeons ce que nous ne comprenons pas. Or la violence conjugale est un phénomène complexe. Pour plusieurs raisons, il est difficile de quitter un partenaire violent et cela se fait souvent en plusieurs étapes, avec des allers-retours. Même si cela vous paraît incompréhensible, je vous invite à ne pas juger ce processus.

3. Rappeler la loi

Vous pouvez à bon escient rappeler à cette personne que la loi interdit toute forme de violence et que face à des actes de violence, la victime a des droits. Des personnes peuvent l’aider à les faire valoir. La victime a notamment le droit de déposer plainte.

Cela lui permettra de commencer à se sentir moins coupable de ce qu’elle vit. La personne victime croit souvent qu’elle est responsable de la violence qu’elle subit car c’est ce que lui dit son agresseur.

4. Proposer son aide et passer le relais

Une fois que vous avez identifié quels sont ses besoins et ses priorités (être soutenue psychologiquement, trouver un logement ou un hébergement, être informée sur ses droits…), vous pouvez l’orienter vers les partenaires qui vont l’aider dans ses démarches : associations qui aident les victimes de violences, assistant social, thérapeute…

Si vous en avez la possibilité et le désir, vous pouvez aussi proposer votre propre aide pour héberger la personne, garder ses enfants pendant qu’elle fait des démarches…

Un numéro à connaître et à donner dans tous les cas  : le 3919. C’est le numéro national d’écoute et d’orientation pour les victimes de violences conjugales.

 

A travers votre écoute et votre bienveillance, vous avez un vrai rôle à jouer… chacun peut participer à ce que les personnes victimes puissent enfin se dire et être entendues dans ce qu’elles vivent… et enfin aller vers le meilleur d’elles-mêmes.

 

Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à vous procurer mon livre : vous y trouverez une méthodologie d’écoute et d’accompagnement ainsi que les informations juridiques importantes à donner aux victimes.

Je l’ai écrit pour les professionnels mais le langage est simple et je sais qu’il aidera aussi les proches des victimes.

Vous pouvez le commander à l’adresse suivante :

http://www.thebookedition.com/violence-conjugale–ecouter-et-aider-anais-euverte-p-128993.html

 

Voici d’ailleurs une vidéo de présentation de mon livre :