Découvrir ses 4 Héros intérieurs

écrit le 23 avril 2016
publié dans Conseils de lecture Tags:désir , mission de vie

J’ai le plaisir de partager avec vous aujourd’hui un résumé du livre « Les 4 Héros intérieurs » de Xavier van Dieren, dont je participe à la diffusion. Comme vous le savez, j’aime partager avec vous des outils qui peuvent vous aider à avancer dans votre vie 🙂

J’ai eu le plaisir de lire ce livre, très simple et accessible. Cet ouvrage m’a beaucoup plu par sa clarté et ses exercices très concrets, c’est pourquoi je souhaite vous faire partager dans cet article un résumé de sa méthodologie.

« Les 4 héros intérieurs » s’adresse à toute personne qui souhaite travailler sur sa mission de vie, c’est-à-dire sur ses aspirations profondes.

Vous souhaitez avoir une vie qui vous ressemble plus, changer de métier, redéfinir le sens de votre vie ? Alors le livre « Les 4 héros intérieurs » peut vous aider à avancer dans la clarification et la réalisation de votre projet.

Toute quête suppose de traverser différentes étapes. C’est un voyage initiatique, dans lequel nous allons être guidé par 4 Héros intérieurs, qui représentent 4 parties de nous-mêmes, navigant entre nos différentes polarités, masculine et féminine, adulte et enfant.

1) Le Poète

Le poète est une partie de nous qui relève de nos aspirations, de nos idées, de nos rêves… ; c’est notre partie inspirée.

En effet, avant de partir dans une quête quelle qu’elle soit, nous avons besoin de savoir vers quoi nous voulons aller. La réponse se trouve à l’intérieur de nous dans notre intuition, nos rêves, notre créativité, nos désirs… Si nous écoutons tous ces signes à l’intérieur de nous, nous pouvons alors entendre cet appel vers quelque chose de plus grand que nous (un projet, un nouveau métier, un voyage…).

2) L’Aventurier

L’Aventurier est celui qui se met en chemin, qui part en quête de son but. Il représente le courage, la détermination, la volonté, l’action.

Sans lui, nous restons dans le rêve sans jamais passer l’action : son rôle est donc déterminant. Il nous permet de nous organiser et de mettre en place des choses sur le plan matériel.

3) Le Paladin

Le Paladin est le héros qui va nous permettre de faire face à nos épreuves intérieures, que l’auteur appelle nos Dragons. A des moments importants de notre vie, nous avons à faire face à notre ombre, cette partie de nous que nous redoutons ou que nous refusons de voir. Cette partie se situe dans l’inconscient. Prendre conscience de nos parties laissées dans l’ombre nous permet d’être plus complets, plus responsables et de faire émerger nos talents cachés.

4) L’Alchimiste

Enfin, l’Alchimiste est la partie de nous qui va faire l’intégration de toute cette aventure et en tirer les enseignements. C’est lui qui nous permet de grandir dans notre quête et qui nous fait intégrer que le plus important n’est pas le but mais le chemin. C’est cette sagesse qui va nous permettre de donner au monde le fruit de notre quête, de partager notre trésor.

« Les 4 Héros intérieurs » nous enseigne donc que pour réaliser un projet, petit ou grand, nous avons à nous appuyer sur chacune de ces parties de nous-même, l’une après l’autre.

Et vous, où en êtes-vous dans vos projets ? Dans votre vie ?

Savez-vous à quel stade de votre quête vous en êtes ?

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande de lire le livre « Les 4 héros intérieurs » qui développe largement ce processus et qui propose beaucoup d’exercices concrets afin de cheminer.

Il y a également des séminaires organisés sur ce thème si vous souhaitez aller encore plus loin.

Je vous souhaite une belle découverte !

Alors j’apprends…

écrit le 1 avril 2016
publié dans Uncategorized Tags:joie

Je partage avec vous aujourd’hui cet article très personnel que je n’avais pas osé poster cet été. Ce matin, je me demandais ce que je pourrais partager avec vous et je suis retombée sur ce brouillon, un article que j’avais commencé à rédiger puis mis de côté… Et je me suis dit que je vous devais bien cet article plus intime 😉

Au mois de juin dernier, je me trouvais au colloque de l’Institut ESPERE International, un moment de rassemblement et de partage pour tous les praticiens et les personnes intéressées par la Méthode ESPERE®. C’est un événement vivifiant, stimulant qui me donne toujours envie d’aller plus loin dans la transmission de cette approche des relations humaines.

Ce colloque était pour moi particulier car j’avais été élue juste la veille comme membre du conseil d’administration de l’Institut… Et puis j’ai reçu beaucoup de messages positifs de certains parmi vous, lecteurs mon blog, et qui m’ont félicitée. J’ai aussi eu la joie de faire une intervention sur le thème de la violence conjugale et j’en ai reçu également des compliments.

En résumé, j’ai été comblée de messages positifs émanant de belles personnes…

Pourtant, dans le train qui me ramenait chez moi, j’ai pris conscience que depuis 2 jours, je ne vivais pas pleinement dans la joie. J’ai senti à quel point ma difficulté à recevoir est encore là, plus masquée et pourtant bien présente. C’est un peu comme si tous ces messages glissaient sur moi, comme si je me retenais de me réjouir. Oui, il y a une partie de moi qui ne peut s’abandonner pleinement à la joie d’être appréciée, reconnue, reliée aux autres… J’accueille les messages positifs car je sais à quel point c’est bon pour quelqu’un de sentir que ses paroles sont reçues. Mais dans la relation que j’entretiens avec moi-même… c’est une autre histoire. Accepter de laisser ces mots venir toucher vraiment mon cœur, ce serait sans doute apprendre que moi aussi je peux être heureuse et en plein dans la lumière.

Alors autant vous le dire et le redire : c’est bien nous-même qui nous vitalisons ou nous maltraitons avec les messages que nous recevons…

Pour que les messages positifs se fraient un chemin en moi, il s’agirait qu’ils trouvent un écho à l’intérieur de moi, un terrain fertile pour les accueillir… donc que je continue ce travail pour enlever les mauvaises herbes et autres croyances qui me répètent que je n’ai pas le droit de rayonner 😉 Et je vous invite à faire de même, car c’est bien à l’intérieur de nous que se trouvent nos limites…

J’apprends à trouver un chemin vers les possibles de cette joie, chemin sans prétention, chemin tranquille… de l’amour de moi à l’acceptation du bon en moi.

« Il faut créer beaucoup de vide en soi pour naître au recevoir » nous dit Jacques Salomé.

Je n’avais pas perçu à quel point ce dénuement serait une aventure vers plus de vie.

Car au fond, quand on se laisse atteindre au plus profond de soi, il n’y a plus que cette joie, celle d’être bien vivant… ici et maintenant.

Je vous souhaite une merveilleuse journée… la joie au coeur 🙂

 

 

 

 

 

Conférence « Le courage d’être soi » de Jacques Salomé

Bonjour,

Je vous propose de découvrir cette vidéo de Jacques Salomé sur « Le courage d’être soi ».

Cela me fait toujours du bien 🙂  et vous ?

Je vous souhaite une très belle journée.

 

Démarche symbolique pour se défaire d’une croyance

écrit le 14 mars 2016
publié dans La relation à soi Tags:croyance , démarche symbolique , méthode espere

Comme je le dis souvent, la Méthode ESPERE® est un outil très puissant qui propose de nombreuses démarches ayant des vertus thérapeutiques.

Avec toujours cette idée phare : on ne peut pas changer son passé mais on peut changer la relation avec son passé.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir comment renoncer à une croyance qui vous empoisonne l’existence.

C’est un outil que j’utilise beaucoup dans les séances individuelles et qui aide de nombreuses personnes.

Qu’est-ce qu’une croyance?

Une croyance est une représentation, une pensée que nous avons sur le monde, la vie, l’argent, les hommes, les femmes, le travail… Nous avons tous des croyances dans tous les domaines de la vie. Les croyances, c’est la façon dont nous abordons le monde, dont nous le percevons.

Une croyance est donc éminemment subjective : elle n’est pas la vérité à proprement parler.

Les croyances se forgent souvent dans l’enfance à partir de nos expériences et de celles de nos parents qui nous sont transmises.

Comme vous pouvez l’imaginer, certaines de ces représentations sont positives et peuvent être des moteurs dans nos vies.

Par exemple, une croyance du type : « le travail est source d’épanouissement » ou « on peut être heureux en amour » peuvent être de réels vecteurs de bonheur dans nos vies.

 

L’impact des croyances dans nos vie

Car en réalité, nous faisons des expériences à partir de nos croyances. Ces expériences vont alimenter notre vision, nos représentations du monde et elles vont donc renforcer nos croyances.

Cela est très puissant.

Par exemple, de nombreuses femmes ont des croyances négatives au sujet des hommes. Du type « tous les hommes sont des salauds » ou « les hommes sont violents ».

Et que se passe-t-il pour ces femmes? Elles vont rencontrer exactement ce type d’hommes qui vont leur faire confirmer cette croyance. Elles ne pourront voir et s’intéresser (inconsciemment) qu’à ce qu’elles connaissent déjà. Ainsi comme toujours, le changement va venir de l’intérieur : ce n’est pas en changeant l’autre ou le monde que nous pourrons avoir une expérience positive, c’est bien en changeant notre représentation du monde.

Vous l’aurez donc compris, pour changer quelque chose dans sa vie, il s’agit donc dans un premier temps d’aller questionner ses croyances et de prendre conscience de nos propres pensées négatives sur quelque chose.

Pour cela, il suffit d’observer notre vie : puisque ce sont nos expériences qui vont nous révéler quelles croyances nous avons. Étant précisé que celles-ci sont bien souvent inconscientes.

 

Se libérer d’une croyance avec la Méthode ESPERE®

La Méthode ESPERE® propose une démarche symbolique pour se libérer d’une croyance limitante.

Cela implique d’abord d’avoir bien pris conscience de cette croyance et d’avoir le désir de s’en libérer pour commencer à faire des expériences différentes.

2 cas de figure peuvent se présenter :

  • Il est possible que la croyance vous ait été transmise par quelqu’un (souvent les parents).

C’est le cas notamment si vous vous souvenez de paroles précises de vos parents qui se sont inscrites en vous. Par exemple, si c’est votre mère qui vous répétait que « les hommes sont tous des salauds » ou votre père qui vous disait que « l’argent rend les gens mauvais », alors je vous propose de vous libérer de cette croyance que vous avez reçue, par le biais de la restitution symbolique, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent :

Lire l’article sur la restitution symbolique

  • Si cette croyance ne vous a pas été transmise directement par quelqu’un, alors c’est vous qui l’avez forgée par vous-même, la démarche est différente : vous pouvez y renoncer symboliquement.

 

Voici donc cette démarche de renonciation symbolique :

  1. Écrire la croyance limitante en une phrase, en gros sur une feuille
  2. L’accrocher chez soi, de façon à la voir très souvent
  3. Garder cette croyance accrochée chez vous en y pensant régulièrement, en faisant le lien avec vos expériences de vie et en sentant à quel point cette phrase vous empêche de vivre
  4. Le jour où vous vous sentez prêt et que vous avez vraiment le désir de changer, je vous invite à décrocher la feuille et à la brûler en faisant un rituel solennel. Vous pourrez remercier cette croyance car elle vous a aidé d’une certaine façon jusqu’à aujourd’hui, puis y renoncer en la brûlant.
  5. Personnellement, j’ajoute à cette démarche le remplacement par une autre croyance plus positive, que je vais accrocher à la place de l’ancienne croyance et à laquelle je propose de se relier le plus souvent possible. Par exemple, si la croyance limitante était « je n’ai pas le droit d’être heureux », je peux la remplacer par « je construis mon bonheur » ou « je m’autorise à être heureux ». Il s’agit ensuite de se répéter cette nouvelle croyance le plus souvent possible et de commencer à faire le lien entre les nouvelles expériences et cette nouvelle croyance.

 

Ce sont des démarches simples mais à faire vraiment en conscience pour que le travail agisse en profondeur.

Si vous avez des questions à ce sujet, je vous propose de les poser dans les commentaires, j’y répondrai volontiers.

 

Belle semaine à vous !

 

 

 

 

 

 

Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer

écrit le 3 mars 2016
publié dans La relation à soi, vidéos Tags:relation à soi

Bonjour,

Je vous propose aujourd’hui cette courte vidéo dans laquelle je vous propose quelques pistes pour prendre soin de la relation à soi :

 

Formation « Apprendre à s’écouter, se respecter, s’aimer »

Secrets de famille

écrit le 12 février 2016
publié dans Les relations humaines Tags:secrets de famille

Dans un précédent article, je vous ai parlé des non-dits, ce poison de la communication qui entrave nos relations.

Le non-dit devient un secret lorsqu’il concerne une chose en particulier qu’on ne peut pas dire car elle génère de la honte, un sentiment de culpabilité, de la souffrance…

On parle de secret pour des choses qui ont une importance particulière dans la vie et dans l’histoire de la famille. Par exemple, cela peut concerner les origines d’un enfant, sa paternité, son adoption, ou bien l’incarcération d’un parent, une maladie jugée honteuse, comme un trouble psychiatrique… ou bien encore un traumatisme (violence conjugale, viol…)… Les guerres génèrent aussi leur lot de souffrances et de tabous.

Tous ces événements font partie de l’histoire de la famille et s’ils ne sont pas nommés, ils vont devenir des secrets de famille. Or tout comme chacun a un inconscient, la famille aussi a un inconscient, appelé inconscient familial. Et tout ce qui y est refoulé car trop dérangeant risque de resurgir sous une autre forme.

Les  descendants vont donc inconsciemment se charger de révéler le secret. A travers des comportements, des somatisations, des maladies, des choix de vie… ils vont dire le secret, allant parfois jusqu’à s’identifier inconsciemment à un ascendant mal-aimé ou à avoir un accident à une date anniversaire d’un événement douloureux…

Le secret finit toujours par resurgir d’une façon ou d’une autre. Les descendants peuvent sentir que quelque chose ne tourne pas rond dans leur famille.

Vous vous demandez peut-être s’il y a des secrets dans votre famille. Je crois qu’il en existe dans toutes les familles ou presque. Il est difficile de parler de certains événements, et surtout des sentiments et des émotions qui y sont liés.

Lorsque je rencontre des personnes en séance, j’aborde assez souvent la question de l’histoire familiale et des éventuels secrets de famille. Et notamment, lorsqu’une personne n’arrive pas à être heureuse sans comprendre pourquoi. Quelqu’un qui n’a pas de difficulté majeure dans sa vie et qui pourtant est en dépression peut avoir intérêt à se pencher sur l’histoire de sa famille.

De la même façon, quand on sent confusément que ses parents ne sont pas ses vrais parents, il est intéressant d’aller chercher plus loin.

Comment connaître les secrets en question?

C’est parfois assez simple. Je dirais que la facilité à dévoiler le secret est fonction de la capacité à entendre des descendants. En clair, lorsque la personne est prête à entendre, alors des éléments de l’histoire familiale vont pouvoir lui être révélés.

En posant des questions à ses parents et à ses grands-parents, puis en faisant un arbre généalogique et ce faisant en soulignant les incohérences et les aspects obscurs de cet arbre, petit à petit des éléments se font jour.

Ce chemin n’est pas toujours simple : car les personnes qui ont fabriqué le secret, qui ont tu les événements ne souhaitent pas que le secret soit mis à jour et donc elles peuvent s’opposer à la démarche de vérité des descendants.

C’est un travail passionnant et nécessaire, pour lequel il peut être judicieux d’être accompagné.

Par ailleurs, en tant que parents, nous pouvons éviter de mettre du secret, en parlant à nos enfants des événements qui ont jalonné notre vie, même s’ils sont douloureux : les deuils, les traumas, le chômage, les séparations… Il ne s’agit pas de tout dire, et cela doit se faire dans un langage adapté à l’âge de l’enfant. Mais là où il y a des mots possibles, nous avons moins de risque que nos enfants mettent des maux.

Et s’il y a plus de conscience dans notre histoire familiale, nous devenons plus libres de vivre notre propre vie.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez me poser des questions sur ce thème dans les commentaires 🙂

Passer du reproche à la demande

écrit le 3 février 2016
publié dans Apprendre à communiquer Tags:communication , demande

Il y a une règle d’hygiène relationnelle que j’ai apprise grâce à la Méthode ESPERE®, et que j’affectionne particulièrement, alors je vous la livre aujourd’hui :

« Derrière chaque reproche, il y a une demande ».

J’aime dire que grâce à cette simple règle, vous pouvez sauver votre relation de couple 😉

En effet, le couple est souvent un terrain privilégié pour les reproches en tous genres : « tu ne fais pas assez attention à moi », « tu ne fais jamais le ménage », « tu ne m’écoutes pas quand je te parle », « tu ne veux jamais rien faire »…

En réalité, quand nous reprochons quelque chose à quelqu’un, l’autre est mis en défaut : son comportement pose problème, et il risque d’être sur la défensive et de communiquer en étant dans le réactionnel… Nous suscitons rarement la coopération en étant dans la critique. De plus, le reproche est axé sur des comportements qui se sont passés et qu’on ne peut pas changer.

Passer du reproche à la demande signifie renoncer à accuser l’autre et commencer à se positionner clairement.

Si je reproche à mon conjoint de ne pas faire assez attention à moi, au lieu de parler sur lui, je peux commencer à parler de moi.

Voici un processus que je vous propose :

 

  1. Parler des faits, de ce qui s’est passé le plus concrètement possible. Si je reprends mon exemple « tu ne fais jamais attention à moi », il s’agit d’une généralisation et cela n’est pas du tout concret. Ce serait plus concret si je disais « je n’ai pas reçu d’attention de ta part à mon anniversaire ».
  2. Dire son ressenti : c’est-à-dire pouvoir nommer l’émotion ressentie dans cette situation. « Je me sens triste, en colère, furieuse… ». Nommer son ressenti se fait toujours en disant « je », puisque c’est bien moi qui ressens cela.
  3. Nommer son besoin : « j’ai besoin de recevoir des marques d’attention de ta part ».
  4. Formuler une demande précise et concrète : « je te demande d’accorder une attention particulière à mon anniversaire par un cadeau, une surprise… »

En faisant cela, vous sortez de la victimisation. Vous prenez aussi le risque de la réponse. Et vous sortez du mythe selon lequel dans un couple, l’autre devrait réagir de telle ou telle façon, sans même que vous ayez à demander… Les attentes implicites sont un vrai poison de la relation.

Ce processus de communication est valable pour beaucoup de situations et vous permet de vous positionner de façon relationnelle. Vous gagnerez ainsi en maturité relationnelle🙂

Je vous souhaite de beaux échanges nourrissants.

Le non-dit, ce poison de la communication

écrit le 27 janvier 2016
publié dans La communication relationnelle Tags:communication , conflit , non-dit

ConflitUn des plus grands poisons de la communication est le non-dit.

Quand je parle du non-dit, je ne parle pas des choses que nous choisissons de taire par pudeur ou par respect de notre intimité. Cela bien sûr nous appartient et nous pouvons en toute liberté garder notre jardin secret, il s’agit en l’occurrence d’un choix.

Avec le non-dit, je parle plutôt des choses que nous taisons parce que nous n’osons pas les dire. C’est souvent la peur du conflit qui nous conduit à ne pas faire telle remarque, à ne pas dire que nous avons mal vécu une situation, une parole.

Il s’est donc passé quelque chose avec une personne et nous n’arrivons pas à lui dire. La communication est bloquée d’une certaine façon.

Et un jour, ce qui n’a pas été dit sera exprimé, d’une façon ou d’une autre. Soyez-en sûr, une occasion se présentera et le non-dit ressortira, et de façon généralement plus réactionnelle.

Par exemple, dans un couple, une femme vit mal que son partenaire n’ait pas pensé à lui offrir des fleurs à la St Valentin. Au lieu de lui dire, elle garde cela en elle et ne lui parle pas de sa frustration. Plusieurs jours plus tard, sur un tout autre de sujet, alors que son partenaire lui dit qu’il rentrera plus tard un soir, elle se met en colère et lui reproche de ne jamais penser à elle ! Ces deux situations cumulées ont conduit cette femme à réagir de façon exagérée.

Si elle avait osé dire sa frustration, sa déception au moment où elle la vivait, les choses auraient sans doute pris une autre tournure.

C’est pourquoi, même si cela est difficile, il vaut mieux dire les choses au fur et à mesure qu’on les traverse. A mon cabinet, je reçois des couples qui se reprochent parfois des choses qui datent de plusieurs années. Certes, il n’est jamais trop tard pour remettre de la parole, mais plus on attend, plus il y a de la rancœur, de l’amertume qui vont abîmer la relation.

J’évoquais justement cela hier dans une classe de collégiens, et l’un d’eux m’a répondu : « oui mais si on dit les choses, alors on va se disputer? ».

Oui, c’est vrai, peut-être que l’on va se disputer, lui ai-je répondu. Et c’est plutôt sain de se disputer. On n’est pas obligé de s’insulter et de se déchirer pour cela 😉 Quand on ose se positionner, sortir du non-dit, on peut passer d’un conflit larvé à un conflit ouvert. On peut se dire les choses et résoudre le conflit.

Apprendre à communiquer ne veut pas dire ne plus avoir de conflit, c’est au contraire oser mettre en commun ses différences, oser se positionner, je vous invite à lire ou à relire cet article sur le sujet : traverser les conflits

La forme la plus pathologique du non-dit est le secret, notamment le secret de famille… et je vous en parlerai dans un autre article 😉

Si vous avez quelques minutes, j’attends encore des retours pour mon sondage, alors si vous appréciez mon blog, je vous invite à le remplir :

http://blog-espere.com/sondage/

 

Merci !

 

Sondage

écrit le 22 janvier 2016
publié dans Uncategorized

Bonjour,

Je cherche à améliorer mon blog et à vous faire de nouvelles propositions 🙂

Pour cela, je souhaite connaître vos attentes, c’est pourquoi je vous invite à répondre à ces quelques questions :

 

  1. Que préférez-vous lire sur ce blog?
  2. Quelle est la plus grande difficulté que vous rencontrez dans vos relations?
  3. Dans quelle relation rencontrez-vous cette difficulté?
  4. Quel thème souhaiteriez-vous voir aborder prochainement?

 

Pour me répondre, il suffit de remplir le formulaire de contact ci-dessous, vos données restent bien sûr confidentielles:

 

 

Merci par avance du temps que vous consacrerez à ce sondage !

Le lien à nos parents

écrit le 21 janvier 2016
publié dans La relation parent-enfant Tags:lien , maltraitance , relation , violence

Je réponds aujourd’hui à une question :

« Bonjour, j’ai 52 ans et je ne parle plus à mon père depuis 2 ans. à l’aulne de mes 50 ans il m’a demandée de fêter mon anniversaire comme il l’avait prévu pour moi. J’ai refusé car cela ne correspondait pas à mon souhait . Depuis il a rompu le dialogue . Je l’ai rappelé 2 ou 3 fois pour avoir des nouvelles, une fois pour lui souhaiter mes vœux il y a 2 ans ; il m’a dit regretter ce qu’il avait fait , qu’il était content que j’appelle et j’ai pensé que la relation pouvait reprendre. Mais non, il n’a jamais rappelé. Le contexte familial est dense, père très violent dans mon enfance, alcoolique, tyrannique, mère alcoolique pour oublier les sévices. Il m’ a mise à la porte quand j’ai eu 18 ans car je ne voulais pas(déjà) lui obéir, c’est à dire travailler et lui donner mon salaire, entre autre… j’ai mis des années à lui pardonner , (des années d’accompagnements thérapeutique) de solitude, de désespérance, de cauchemars. J’ai repris une relation avec lui pendant de longues années; cela allait, même s’il avait parfois des crises de colère intense contre d’autres que moi. A 50 ans j’ai eu besoin d’en finir avec ma peur de lui dire non car je voulais être libre. J’ai eu des gros soucis de santé les années précédentes et j’ai réalisé que j’avais le droit de vivre maintenant. Mais voilà je culpabilise, je savais que si je disais non c’en serait fini. Et je ne sais pas comment orienter mon discours intérieur, que lire, pour m’éclairer et accepter que je ne le reverrai peut être jamais. Je me sens blessée, rejetée . Mais en même temps , libre ; Est-ce le prix à payer. Merci de votre écoute »

Merci  pour votre témoignage. Vous décrivez très bien comment il est parfois impossible de garder une bonne relation avec ses propres parents, surtout quand il y a eu de la maltraitance dans l’enfance.

Et probablement que la petite fille que vous étiez aurait encore besoin de l’approbation, de l’amour de son père. Sauf que l’adulte que vous êtes a compris, je crois, que cette approbation ne viendrait pas et que vous pouvez vivre sans.

Il n’y a que vous qui pouvez savoir si la relation avec votre père est bonne pour vous ou pas.

Ce qu’il serait possible de faire, c’est de continuer à rappeler le lien, comme vous avez pu le faire : en appelant ou en envoyant une carte pour les fêtes et les anniversaires. Ainsi, vous continuer à signifier, à lui et à vous-même que vous êtes bien sa fille, vous vous reliez à lui à certains moments de la vie. Vous n’êtes pas obligée de vous laisser définir par ses silences. Et vous n’êtes pas non plus obligée de conserver une relation suivie avec lui.

Ainsi, même si lui ne souhaite plus être en relation avec vous, vous pouvez maintenir un lien, symboliquement… à condition que ce soit bon pour vous, bien sûr, donc je vous invite à écouter ce qui est le plus juste pour vous.

Au-delà, et même si vous dites que vous avez fait des années de thérapie, il peut être judicieux de vous faire accompagner dans cette nouvelle étape de votre vie, si vous vous sentez en souffrance.

Je vous invite également à lire les articles que j’ai écrits sur la restitution symbolique, je pense que cette démarche pourrait vous aider à vous libérer des violences que vous avez reçues :

http://blog-espere.com/comment-faire-une-restitution-symbolique-avec-la-methode-espere/

 

Je vous recommande aussi de lire les livres d’Alice Miller, qui justement déculpabilisent les ex-enfants ayant été maltraités et ayant arrêté les relations avec leurs parents.

Vous pouvez lire « C’est pour ton bien » par exemple.

 

Je vous souhaite plein de bon dans votre vie.