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Dire « je » ne suffit pas pour parler de soi

Je voudrais dans cet article revenir sur une règle d’hygiène relationnelle enseignée par la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, selon laquelle je parle de moi à l’autre et j’apprends à ne plus parler sur l’autre.

Pour simplifier, il s’agit effectivement de dire « je » le plus possible et « tu » le moins possible.

J’ai constaté parfois dans ma pratique professionnelle que certaines personnes s’en tiennent à cela et pensent qu’il suffirait de dire « je » pour bien communiquer.

L’idée en disant « je » est toujours de parler de soi et d’arrêter de parler sur l’autre. Or si je dis par exemple « je pense que tu exagères », il y a certes un « je » mais il s’agit d’une parole sur l’autre, donc non personnalisée.

Pour parler de soi, il s’agira donc d’arrêter de parler sur l’autre, même avec des « je pense », « j’espère », « je crois »…

Parler de soi signifie témoigner de ce que l’on a à l’intérieur de soi,  de ce que l’on vit,  de ce que l’on ressent… 

Je sais, cela pourra paraître difficile à beaucoup de personnes. Pourtant se positionner, exister dans une relation passe par cette étape.

Pour vous y aider, voici la question clé que vous pouvez vous poser chaque fois que vous êtes tenté de parler sur l’autre et de dire « tu » :

« qu’est ce que cela me fait ? » ou bien « qu’est-ce que je ressens ? »

Exemple : mon fils est en retard en rentrant de l’école. Je peux être tentée de le gronder et de lui dire : « tu es en retard, tu me fais des frayeurs, tu te fiches de ce que je ressens… » C’est-à-dire une culpabilisation : je fais porter à l’autre la responsabilité de ce que je ressens.

L’autre possibilité, que je vous propose, serait de se demander : qu’est-ce que je ressens quand mon fils rentre en retard de l’école ?

Peut-être de la colère, de l’inquiétude, du soulagement quand je le vois rentrer…

Il serait alors possible de dire cela simplement : « j’étais inquiète de ne pas te voir rentrer, je suis en colère par rapport à ce retard… ».

A travers ce « je », il y a une responsabilisation de la personne qui parle… et un espace pour celui qui écoute qui va pouvoir se positionner à son tour peut-être…

A chacun son bout de la relation… Je vous invite à tenter l’aventure !

Pour apprendre à parler de vous, je vous invite à consulter également cet article : « Mieux communiquer en disant « je » « .

Vidéo de Jacques Salomé à propos de la relation d’aide

Bonjour,

je tiens à partager avec vous cette vidéo de Jacques Salomé sur les pièges et les possibles de la relation d’aide.

Jacques Salomé illustre à l’aide de la visualisation comment il est possible d’aider l’autre sans le maintenir en dépendance 😉

 

Meilleurs voeux !

Anaïs EUVERTE post on janvier 1st, 2014
Posted in La relation à soi Tags:bonheur , Jacques Salomé

DSCN0312Pour cette nouvelle année, je vous souhaite le meilleur… pour vous et ceux qui vous sont chers….

Je vous souhaite surtout de laisser ouverte votre porte intérieure sur le bonheur… car chaque moment qui passe peut être accueilli et agrandi… Je vous souhaite de tout cœur d’illuminer votre vie !

Voici une citation de Jacques Salomé qui, je l’espère, pourra vous y aider :

« Le bonheur, faut-il le rappeler, c’est une petite lumière au plus sombre de soi.

Petite veilleuse fidèle, patiente et inaltérable, mais qu’il est bon de raviver sans cesse jour après jour, qu’il est bon de tenir à l’abri des vents, de protéger des tempêtes du chagrin ou de la pluie des désespoirs.

Une petite lumière qu’il appartient à chacun de préserver de la malveillance, des pensées négatives, des poisons du ressentiment, de l’inattention des habitudes. »

( Extrait de « Pourquoi est-il si difficile d’être heureux? »)

Très belle année à chacun d’entre vous !

Pour démarrer cette nouvelle année, j’ai programmé mes ateliers jusqu’à juin, vous pouvez les consulter ici.

A bientôt !

La visualisation, comme outil de communication

DSCN2672Je vous présente aujourd’hui un des outils originaux de la Méthode ESPERE:  la visualisation externe.

La visualisation est un facilitateur de la communication.

Elle consiste à montrer ce dont on parle avec des objets. Par exemple, une écharpe permet de montrer la relation. De même, je peux prendre un objet (une pierre, un bâton…) pour montrer quelque chose qui m’habite, par exemple un ressenti. Je montre par exemple ainsi ma tristesse ou ma colère.

Oui, je prends le risque que vous trouviez cela bizarre ou tout du moins original 😉

Personnellement, je peux témoigner des bienfaits de cet outil que j’utilise très régulièrement, et notamment en consultation.

Alors voici les vertus de la visualisation :

1) Elle permet de faire une place à ce qui  nous habite.

Exemple : je ressens de la tristesse. je prends cette boule de bois pour la visualiser, cela me permet de laisser une place à cette tristesse. J’apprends ainsi à accueillir mes émotions, au lieu de les réprimer.

2) Faire cette démarche me permet d’éviter que ce que je ressens ne m’envahisse complètement.

En faisant cette visualisation, j’évite que ce ressenti prenne toute la place : cette tristesse existe mais je ne suis pas que cela, j’ai plein d’autres choses à l’intérieur de moi. Je ne me confonds pas avec ce que je ressens.

3) Je peux montrer à l’autre ce que je vis.

Exemple : je prends cette pierre pour te montrer ma peur face à ta demande et peut-être que tu seras étonné de voir un tel objet et que cela te permettra de mieux voir et entendre ma peur…

C’est donc un véritable moyen de communication. En effet, Jacques Salomé nous dit que les mots sont nécessaires mais pas toujours suffisants pour communiquer…

4) Je permets à l’autre de différencier ma personne et ce que je dis.

Exemple : Si j’ai une demande à faire à quelqu’un, je peux la montrer à l’aide d’un objet, cela évitera qu’il me confonde avec cette demande. Si je souhaite être augmenté par mon employeur, je ne veux pas être disqualifié parce qu’il ne peut pas y répondre favorablement, je souhaite avoir une réponse à cette demande, non sur ma personne. La visualisation permet cela.

5) C’est un outil ludique et qui peut parler à chacun.

La visualisation est un moyen très intéressant de sortir des malentendus, et elle est compréhensible par chacun.

Plus la relation est proche avec quelqu’un, plus les malentendus sont possibles et la visualisation est une véritable respiration dans la communication.

Comment faire pour utiliser la visualisation ?

Tous les objets peuvent être utilisés (évitez toutefois les objets dangereux…). Si vous êtes à table par exemple, vous pouvez montrer ce que vous dites avec ce qui se trouve autour de vous : verre, sel, poivre, serviette… Il est possible d’utiliser des peluches, des jouets, ou des objets du quotidien…

Vous pouvez montrer une personne, un ressenti, un comportement, une parole… bref tout peut être visualisé !

Je vous propose d’essayer cet outil à partir de situations faciles, celles qui vous paraissent simples, sans grand enjeu.  Je suis prête à vous aider si vous avez des questions. Je vous invite à les poser dans les commentaires sous l’article.

Je vous souhaite une belle expérimentation et à très bientôt !

 

 

 

 

 

 

Accompagner un enfant en conscience

Si vous êtes parent ou que vous vous occupez d’enfants, voici quelques repères qui pourront vous aider. Ce sont des principes de parentalité bienveillante, des règles éthiques pour vivre de belles relations avec les enfants. Elles sont issus de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

1) L’enfant est une personne qui a ses propres besoins, ressentis, émotions, idées…

2) En tant qu’adulte, je suis en charge de ses besoins, pas de ses désirs. Je peux apprendre à mon enfant à prendre soin de ses désirs.

3) L’amour n’est pas suffisant pour élever un enfant : la qualité de la relation que nous lui proposons est essentielle.

4) Je peux apprendre à accompagner l’enfant dans son développement, à favoriser sa créativité et ses possibles.

5) En tant qu’adulte, je peux :

  • me positionner sans agresser
  • témoigner de moi sans culpabiliser l’enfant
  • responsabiliser plutôt qu’humilier
  • parler de ce que je ressens et inviter l’enfant à mettre des mots
  • être parfois en colère, sans devenir violent
  • différencier l’enfant et son comportement

6) Je suis conscient que ce que je suis, ce que je fais….inspire l’enfant et lui tient lieu de modèle.

7) Ce n’est pas parce que je suis dérangé par un comportement, que ce dernier est mauvais.

8) Lorsque je fixe des règles, je m’assure qu’elles sont connues de l’enfant et adaptées à son âge et à son développement.

9) En tant qu’adulte, j’ai aussi mes zones de vulnérabilité, mes propres incohérences et tâtonnements…je peux en témoigner simplement, plutôt que d’accuser l’enfant.

10) Je peux me souvenir que j’ai été moi-même un enfant qui a connu des joies et des peines. Cet enfant est toujours présent à l’intérieur de moi et se réveille parfois. Je propose une meilleure relation à mon enfant, quand j’en suis conscient.

Cette démarche n’est pas forcément facile 😉 Elle permet simplement de rencontrer les enfants en dehors des rapports de force et de les aider à aller vers le meilleur d’eux-mêmes….ça vaut le coup, non?

 

Bonne fin de semaine à chacun et à bientôt !

 

 

 

Communiquer, c’est mettre en commun !

Anaïs EUVERTE post on novembre 25th, 2013
Posted in La communication relationnelle Tags:communiquer , Jacques Salomé

Je vous propose aujourd’hui cette interview de Jacques Salomé :

 

 

A bientôt !

Apprendre à distinguer la personne et son comportement

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Je vous propose de découvrir une règle d’hygiène relationnelle tirée de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé et qui me tient particulièrement à cœur.

 Il existe souvent dans les relations humaines une confusion entre la personne et ses actes.

 Ainsi, quand quelqu’un fait une chose avec laquelle nous nous sentons en désaccord ou mal à l’aise, nous avons parfois tendance à dire « il est incompétent, il est mauvais, il est nul… »

 Il arrive ainsi que nous dévalorisions, ou jugions la personne et donc que nous la confondions avec son comportement.

Or un individu ne peut se résumer à un comportement, quel qu’il soit. Nous sommes des êtres complexes et multiples, chacun d’entre nous a des zones de lumière et des zones d’ombre et un acte d’une personne ne peut représenter tout son être.

C’est pourquoi il est possible de distinguer la personne et ses actes ou ses paroles : c’est le comportement que nous désapprouvons, pas l’être humain en tant que tel.

Cette règle d’hygiène relationnelle a revêtu beaucoup d’importance dans ma vie professionnelle, puisque j’ai travaillé pendant plusieurs années auprès de personnes incarcérées. Pour pouvoir faire ce métier, j’ai été amenée à ne pas confondre les gens que je recevais et les crimes et délits qu’ils avaient commis. Sinon comment travailler, comment apercevoir l’être humain chez quelqu’un que l’on désigne de façon jugeante comme un délinquant, un criminel, un voleur… Donc pour chaque relation qui se créait, il était clair pour moi que je ne résumais pas l’individu à son infraction. J’avais devant moi une personne dont je n’approuvais pas les actes qu’elle avait commis, mais c’était avec la personne que j’étais en relation, pas avec les actes en question 🙂

Plus qu’une règle, c’est véritablement une éthique que nous sommes invités à pratiquer. C’est ce qui va nous permettre, par exemple, de ne pas voir chez notre enfant uniquement ses résultats scolaires, bons ou mauvais. Il existe tellement de parents qui sont focalisés sur les résultats, à tel point qu’ils en oublient leur enfant et tous les autres atouts dont il dispose !

Pour mettre en pratique cette règle d’hygiène relationnelle, il est possible d’utiliser des objets : un objet pour représenter la personne et un objet pour représenter son comportement. Ce procédé s’appelle la visualisation, il permet de mieux se représenter une situation, en sortant de la confusion. Il permet aussi de montrer à quelqu’un ce dont nous parlons.

Par exemple, si mon fils a des résultats scolaires qui sont bas, je peux prendre un objet pour montrer ses résultats et lui dire que par rapport à ces résultats, je ressens de l’inquiétude. Je peux également prendre un autre objet pour montrer mon inquiétude afin que mon fils ne peut confonde pas avec elle : je ne suis pas que ça ;).

 Je vous invite à essayer et à me faire part dans vos commentaires de vos expériences !

 

PS : si vous n’êtes pas encore abonné au blog, je vous invite à le faire, afin de recevoir chaque semaine les articles et apprendre à mieux vivre vos relations au quotidien 🙂

Conseil de lecture : « Le courage d’être soi » de Jacques Salomé

J’inaugure les chroniques de livres de Jacques Salomé avec ce livre « Le courage d’être soi ».

C’est par cet ouvrage que j’ai connu Jacques Salomé et la Méthode ESPERE® et ce livre m’a tellement apporté qu’il m’a donné l’envie d’aller plus loin de et me former à la communication relationnelle. Cela en fait pour moi un livre phare que je souhaite vous faire partager 🙂

Je vous le recommande car la lecture en est très accessible, tout en abordant des concepts profonds et une ouverture à la spiritualité (au sens large).

Dans ce livre, il est question de l’art de communiquer en conscience et d’être acteur de sa propre vie, à travers le changement.

Jacques Salomé nous invite à nous écouter et à nous respecter, quelque soit notre parcours de vie.

Comme souvent dans ses ouvrages, il témoigne de lui : de ses naissances, de ses découvertes, de ses difficultés…

Il évoque les principales composantes de notre personnalité. Nous apprenons ainsi que chaque personne recèle des zones d’ombre et que nous avons un travail à faire pour nous connaître et prendre conscience de nos différentes facettes. Ces zones d’ombre impactent directement nos relations aux autres, surtout quand elles rencontrent chez l’autre des zones d’ombre complémentaires : beaucoup de relations durables mais invivables existent ainsi.

Un atout majeur de ce livre est de clarifier des concepts et des notions qui sont souvent floues ou confondues avec d’autres : Jacques Salomé distingue ainsi la violence reçue et la souffrance produite ainsi que les sentiments, les émotions et les ressentis.

Toute une partie du livre est consacré aux deuils de notre existence : Jacques Salomé nous invite à les traverser et à savoir grandir à travers eux.  » Les deuils successifs de notre existence peuvent être aussi les germes de notre croissance » nous dit-il. Il nous invite à apprendre à nous séparer  sans être dans l’abandon ni dans la fuite.

Jacques Salomé nous parle de l’héroïsme au quotidien, et c’est une partie du livre particulièrement passionnante : l’auteur nous affirme que le vrai courage, c’est de savoir se définir, se positionner, se dire… sans se laisser définir ou embarquer par l’autre. Sortir ainsi des chemins tout tracés du terrorisme relationnel, refuser d’être conforme à ce que l’autre attend de nous… En bref, exister pleinement, c’est cela le courage d’être soi.

Enfin, la dernière partie du « courage d’être soi » est consacrée à la présentation de la Méthode ESPERE®, Jacques Salomé explicite les concepts de base et les règles d’hygiène relationnelle à mettre en place pour mieux communiquer. Il nous livre également une charte de bien-être avec soi-même pour apprendre à être un meilleur compagnon pour soi. Ce sont des principes à la fois simples et profonds, une véritable éthique de vie que je relis régulièrement pour me ressourcer.

La fin du livre est un message d’espoir, pour apprendre à accueillir la vie comme un cadeau, au-delà des épreuves, et à se responsabiliser.

Je recommande ce livre à tous ceux qui sont en quête d’eux-mêmes, qui souhaitent mieux communiquer et apprendre à s’affirmer en donnant du sens à leur vie.

NB : désormais, vous avez la possibilité d’acquérir les ouvrages dont je vous parlerai directement, en cliquant sur l’image du livre. Cela n’entraîne pas d’augmentation du prix pour vous et me donne droit à une petite commission, ce qui me permet de continuer à travailler sur ce blog 🙂

Communiquer même (et surtout !) en période de crise

DaDSCN2655ns un article précédent, je vous décrivais le système SAPPE (Sourd Aveugle Pervers Pernicieux Energétivore). Si vous n’avez pas lu cet article, je vous invite à en prendre connaissance ici.

Pour rappel, le système SAPPE constitue le climat d’incommunication dans lequel nous vivons, très présent en nous et autour de nous. Il repose sur des injonctions, des dévalorisations, des menaces, du chantage et des culpabilisations… dans la relation à soi et aux autres.

Ma proposition faite précédemment est de repérer ce système, afin de ne plus le pratiquer.

Où en êtes-vous aujourd’hui ? Avez-vous commencé à observer en vous-mêmes et chez les autres les attitudes anti-relationnelles ? Avez-vous mis en place une autre façon de communiquer ? Si besoin, je vous invite à lire ou à relire les 10 façons de mieux communiquer.

Je sais que le changement est de taille et je tiens à vous encourager à poursuivre vos efforts si vous vous êtes engagés dans ce chemin d’une meilleure communication.

Je sais aussi qu’il est parfois difficile de maintenir le cap et que le système SAPPE peut revenir au galop 😉

Voici quelques éléments supplémentaires pour vous aider à garder le cap.

 Pourquoi est-ce difficile de ne plus pratiquer le système SAPPE ?

D’abord, parce que ce système est répandu dans toutes les couches de la société, il constitue une norme. En sortir demande une prise de conscience et une sorte de reprogrammation : nous sommes conditionnés par le système relationnel existant et il s’agit de porter un regard critique sur cette façon d’être en relation. Pour cela, nous allons acquérir de nouveaux réflexes : ne plus parler sur l’autre mais à l’autre en utilisant le « je » par exemple. Cela prend du temps et, même lorsque de nouvelles habitudes relationnelles sont prises, la vigilance reste de mise.

Changer sa façon de communiquer constitue aussi une prise de risque : celui d’être regardé comme différent et dérangeant. Celui qui commence à pratiquer la Méthode ESPERE® peut être vu dans un premier temps comme un extra-terrestre. Le changement, s’il est déstabilisant pour vous, l’est aussi pour les autres 😉 Cette déstabilisation ne dure pas. Le plus important est de maintenir le cap.

Il y a une autre raison qui rend le changement relationnel difficile. C’est le fait qu’il est toujours plus facile d’accuser les autres que de prendre la pleine responsabilité de ce que nous vivons. C’est ainsi que nous attribuons bien souvent, ce qui nous fait problème, et notamment nos émotions négatives… à l’autre !

Oui, pour mieux communiquer, il s’agit avant tout de nous responsabiliser : nous sommes partie prenante de tout ce que nous vivons. Et si nous ne sommes pas responsables du comportement de l’autre, nous sommes bien responsables de ce que nous ressentons et de ce que nous en faisons. Le plus grand obstacle finalement, c’est en nous-même qu’il se trouve !

Petit guide pour les moments de crise

Même lorsque nous savons comment mieux communiquer, nous avons parfois (ou souvent !) des moments de crise dans lesquels nous avons recours au système SAPPE. Ces moments dévorent notre énergie et notre motivation. Nous repartons alors de plus belle dans l’accusation de l’autre, la culpabilisation ou l’auto-dévalorisation…

Vous vous demandez peut-être : « mais pourquoi est-ce si difficile? »

La réponse est à chercher dans l’histoire et le vécu de chacun.

Outre les raisons évoquées plus haut, voici une règle d’hygiène relationnelle importante : les émotions sont le langage du retentissement.

Chaque fois que j’éprouve une émotion du type colère, tristesse, agacement, énervement, désespoir…, cela signifie qu’un élément de mon passé remonte à la surface. Ce sont des blessures anciennes ou des situations inachevées qui disent qu’elles sont encore présentes et agissantes en nous. Ce qui est réactivé dans notre histoire, le retentissement, nous conduit à avoir des attitudes du système SAPPE. La blessure est à vif donc nous souffrons et nous nous défendons ainsi.

Nous avons tous en nous des blessures et des situations inachevées qui demandent à être entendues et guéries ou achevées. Selon les personnes, elles sont plus ou moins importantes.

Que faire dans les moments de crise pour parvenir à garder le cap d’une communication saine ?

Si vous êtes submergés par une émotion telle que vous ne pouvez plus communiquer de façon relationnelle, voici quelques pistes à explorer pour vous recentrer et garder votre motivation:

– Prendre du temps pour vous écouter et vous demander « qu’est-ce que je ressens et qu’est ce qui est touché en moi? » au lieu d’en attribuer la responsabilité à l’autre. Cette simple question est une prise en charge directe de notre propre responsabilité dans la relation. Je vous invite à l’inscrire comme habitude. De cette façon, vous pourrez passer du réactionnel (accusation de l’autre par exemple) au relationnel (positionnement à partir du « je »).

Mieux vaut différer un entretien trop difficile que risquer de dire des paroles qui dépassent notre pensée. Prendre le temps de s’écouter et de dire ce que nous avons à l’intérieur de nous en utilisant le « je » est un réflexe à acquérir pour mieux vivre ses relations.

– Vous ressourcer en lisant (vous pouvez lire mes articles :), les ouvrages et le site de Jacques Salomé par exemple…). Personnellement la lecture m’apaise, me parle et j’y trouve souvent des moyens de traverser les difficultés

– Participer à des ateliers ou des stages ESPERE® , pour pouvoir expérimenter en groupe la communication relationnelle et travailler sur votre façon de communiquer. Cela permet de bénéficier de la dynamique et de la motivation du groupe.

– Faire un travail individuel en consultation avec un praticien ESPERE®, afin de mettre en lumière vos difficultés et les dépasser.

Je réfléchis actuellement à un outil que je vous présenterai prochainement pour vous permettre d’apprendre pas à pas à mieux communiquer et à surmonter les obstacles qui se présentent à vous… en gardant votre motivation.

En attendant, je vous invite à laisser des commentaires sur vos difficultés et vos réussites.

A bientôt !

Faire sa carte d’identité relationnelle

Nous entrons bien souvent en relation, sans dire qui nous sommes, ce que nous attendons de cette relation et ce que nous pouvons donner. Cela génère des non-dits et des incompréhensions qui peuvent parfois se révéler des années après. Car même si nous n’en parlons pas, nous avons toujours des attentes dans une relation.

Je vous propose donc de sortir du non-dit. Pour construire des relations sur des bases saines, je vous invite à utiliser la carte d’identité relationnelle. Cet outil va vous permettre de vous positionner face à votre interlocuteur tout en lui demandant si possible de procéder au même exercice.

Le mieux est de se préparer avant d’échanger avec l’autre, en écrivant.

Chaque relation donne lieu à une carte d’identité distincte : je n’attends pas la même chose de mon employeur que de mon conjoint 😉

Donc, je vous invite pour cet exercice à choisir la relation pour laquelle vous allez établir votre carte d’identité relationnelle.

Vous allez ensuite compléter trois cases :

1) Vos attentes

Il s’agit de ce que vous attendez dans cette relation.

Ex : au travail, peut-être attendez-vous un salaire, mais aussi de la reconnaissance sous forme de remerciements ou autres gratifications, le respect de votre vie personnelle…

Dans la relation de couple, vous attendez peut-être des câlins, une écoute, fonder une famille…

2) Vos apports

Il s’agit de que vous apportez, ce que vous investissez, ce que vous donnez dans cette relation.

Ex : au travail, je peux apporter mon diplôme, mon expérience professionnelle mais aussi mes relations dans tel secteur…

Dans une relation de couple, je peux apporter mon goût et mon talent en cuisine, mon écoute, mon soutien, mes passions..

Pour que la carte d’identité joue pleinement son rôle, il est important de concrétiser, de détailler à chaque fois en donnant des exemples si besoin.

3) Vos zones d’intolérance

C’est ce que vous ne pouvez supporter et qui pourrait vous faire remettre en cause la relation.

Ex : du harcèlement, de la violence peuvent être des zones d’intolérance.

L’idéal est ensuite de mettre en lien les cartes d’identité des deux personnes concernées. Par exemple, cet exercice est très utile dans le cadre d’une relation de couple : chacun le fait par écrit et ensuite les partenaires échangent. Ils peuvent s’apercevoir que les apports de l’un comblent les attentes de l’autre ou au contraire que ce n’est pas le cas. Tout en sachant qu’il est rare voire impossible qu’une relation puisse combler toutes les attentes d’une personne, cet outil est un très bon moyen de conscientiser si nous sommes plutôt comblés ou frustrés dans une relation.

Alors, pour concrétiser cela, voici ma carte d’identité relationnelle en tant que blogueuse vis-à-vis de vous mes lecteurs 🙂

Mes attentes : dans ma relation avec vous, j’attends avant tout d’être lue par vous et si possible d’avoir un écho de votre part, quand cela est juste pour vous. J’aime savoir si un article vous plaît ou vous dérange ou vous interpelle. J’ai comme attente également de bâtir une relation de confiance avec vous et de vous donner l’envie de venir me rencontrer en stage par exemple.

Mes apports : je vous apporte ma passion pour les relations humaines : ma formation à la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, mon expérience de formatrice et consultante en relations humaines ainsi que mon expérience de vie, à travers les articles de mon blog, mais aussi les consultations, les stages et les formations que je propose. Je vous apporte mes réponses à vos questions si vous en avez, en matière de communication et de relations.

Mes zones d’intolérance : le système SAPPE , sur ce  blog, je souhaite que la Méthode ESPERE® soit pratiquée et non le système SAPPE. Je ne tolérerai pas non plus le recours à la violence sous quelque forme que ce soit.

Voilà, alors vous vous en doutez peut-être, je vais vous inviter à faire de même et à me transmettre votre carte d’identité relationnelle  :  quels sont vos apports, vos attentes et vos zones d’intolérance dans la relation que vous avez en tant que lecteur avec moi ?

Vous pouvez le faire dans les commentaires en dessous ou par mail si vous préférez : anaiseuverte@yahoo.fr.

Merci à vous si vous faites cet effort de vous positionner dans la relation que nous entretenons ensemble 🙂