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Parent-enfant : sortir de l’opposition

Je réponds aujourd’hui à une question posée par un parent :

« Bonjour , nous avons une fille de 3 ans avec laquelle les choses fonctionnent bien . Nous avons 2 soucis répétés et quasi quotidiens : le brossage de dents qui même ludique n’est pas souhaité de sa part et elle a décidé qu’elle ne faisait plus les siestes à la maison et fait du bruit pendant qu’elle joue dans sa chambre au moment où nous avons besoin de nous reposer ( elle se réveille parfois la nuit et se lève vers 7h régulièrement ) . Nous ne trouvons pas des sanctions en conséquence avec ces comportements qui lui permettraient d’assumer les conséquences de ces actes … Merci de votre expérience . »

 

Bonjour,

Je vous remercie pour votre question.

A 3 ans, refuser de faire des choses que demandent les parents est un comportement tout à fait normal qui participe à la construction de la personnalité de l’enfant à travers l’affirmation de soi.

Pour les parents, c’est souvent une étape d’apprentissage du lâcher-prise 😉

Au sujet du brossage de dents et des siestes, je ne vous recommande pas de faire appel à des sanctions.

Je vous invite à utiliser les sanctions avec parcimonie, seulement pour les comportements d’une certaine gravité (exemple : quand l’enfant tape).

A cet âge-là avoir une routine « pot-dent-histoire-dodo », par exemple, la répéter à l’enfant et la lui faire dire : « qu’est-ce qu’on fait après le pot? » est un bon moyen de le faire adhérer, cela peut prendre un peu de temps mais à un moment donné, cette routine est intégrée.

Cela permet aussi de dire à l’enfant que tant que l’étape du brossage des dents n’est pas faite, vous ne passez pas à l’étape suivante.

Quand vous êtes face à un refus de votre enfant, une autre possibilité serait de rechercher l’adhésion de l’enfant, en lui proposant une alternative : par exemple : « d’abord l’histoire ou d’abord les dents? »

Dans tous les cas, vous ferez les 2, mais elle retrouve un petit pouvoir de décision en ayant une alternative.

Chaque fois qu’on permet à l’enfant d’avoir un choix, on suscite sa coopération et on sort du rapport de force.

Concernant le refus de faire la sieste, c’est l’âge aussi ! Si elle joue dans sa chambre, même en faisant du bruit, il ne me semble pas que ce soit problématique. Mais pour les parents, effectivement, c’est une période où il faut renoncer à ce moment de répit de 2-3 heures, qui est effectivement pratique voire salutaire 😉

En tous cas, je ne propose pas de sanctions. Éventuellement, vous pouvez lui faire la demande qu’elle joue tranquillement.

Je vous invite à utiliser dans la relation avec votre enfant la communication à partir du « je » personnalisé, vous serez alors pour votre fille un adulte consistant et cohérent qui se positionne vis-à-vis d’elle.

J’espère que cette réponse pourra vous aider.

Pour aller plus loin, je vous recommande le livre d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé ! », qui explique très simplement les bases de la parentalité bienveillante.

Voici plusieurs articles que j’ai écrits sur la relation parent-enfant, qui peuvent également vous éclairer :

http://blog-espere.com/4-moyens-de-desamorcer-les-situations-difficiles-avec-un-enfant-en-bas-age/

http://blog-espere.com/accompagner-un-enfant-en-conscience/

http://blog-espere.com/des-pistes-pour-parents-en-difficulte/

 

Si vous avez des questions, je vous invite à utiliser ce formulaire de contact et je vous réponds sur le blog :

 

 

Vous pouvez aussi me contacter pour un rendez-vous physique ou téléphonique, voici mon site :

http://www.lescheminsdelarelation.com/

Éduquer en conscience

En tant qu’adultes qui nous occupons d’enfants à titre personnel ou professionnel, nous sommes souvent confrontés à ce piège : confondre l’enfant présent devant nous avec l’enfant que nous avons nous-même été (ou notre enfant intérieur).

Cette confusion peut nous amener à des comportements qui peuvent nuire à la relation parent-enfant ainsi qu’à l’épanouissement de l’enfant.

 

1) Les signes de la confusion entre notre enfant et notre enfant intérieur

Voici des comportements que nous pouvons avoir lorsque nous sommes dans cette confusion :

  •  Donner à notre enfant ce dont nous avons eu besoin étant petits

Pensez à tout ce que vous donnez à votre enfant. Êtes-vous sûr que cela correspond à ses besoins ? Ou est-ce votre propre manque que vous comblez ?

Les enfants, d’ailleurs, ne sont pas dupes. Si vous les étouffez de votre tendresse parce que vous en avez manqué étant petit… la tendresse que vous leur donnez ne leur est pas destinée… ils n’en veulent alors généralement pas.

Si vous être très stricts, parce que vous aviez besoin de repères et de limites et que vous n’en avez pas suffisamment eus étant enfant, c’est le même processus.

Si vous obligez vos enfants à faire des études longues car vous n’en avez pas eu la possibilité, l’intention en est peut-être louable, mais en réalité n’est-ce pas là une sorte de réparation vis-à-vis de vous-même?

La difficulté est là de passer à côtés des réels besoins de votre enfant.

 

  • Éduquer en fonction de l’éducation que nous avons reçue

En tant que parents, nous sommes généralement amenés à proposer deux types d’éducation:

– le modèle de nos parents : nous trouvons que la façon dont nos parents nous ont élevés était très bonne, alors nous calquons l’éducation de nos enfants sur ce modèle

– le contre-modèle de nos parents : au contraire, nous pensons que la façon de faire de nos parents n’était pas adéquate, alors nous nous efforçons de faire l’inverse.

Or dans les deux cas, nous raisonnons toujours en fonction de ce que nous avons vécu en tant qu’enfant et non en fonction de l’enfant que nous devons élever…

 

C’est pourquoi d’ailleurs les idées que nous avons sur l’éducation avant de devenir parents peuvent radicalement changer avec l’arrivée de l’enfant 😉 Et c’est tant mieux : cela montre que nous nous adaptons à l’enfant qui est devant nous sans nous accrocher à une idée rigide…

 

 2) Vers une éducation plus consciente

Pouvoir éduquer un enfant en conscience implique de connaître les besoins, les manques et les blessures de l’enfant que nous avons été.

Votre enfant ne peut en aucun cas réparer l’enfant en souffrance que vous avez été.

Vous seul pouvez apaiser votre enfant intérieur qui est en souffrance, en faisant éventuellement un travail de guérison. La Méthode ESPERE permet de faire ce travail grâce aux démarches symboliques. Il est ainsi possible de symboliser notre enfant intérieur et d’en prendre soin. Cela permet de guérir des blessures… et de bien faire la différence entre la petite fille ou le petit garçon que nous avons été et l’enfant que nous éduquons. (Si vous souhaitez en savoir plus sur les démarches symboliques, je vous invite à vous abonner à mon blog, je vous enverrai ainsi mon e-book sur ce thème 😉 )

Face à l’enfant que nous accompagnons, un positionnement favorisant serait d’être centré sur les besoins de cet enfant, d’apprendre à connaître cet être unique avec son propre univers, ses propres émotions… forcément différents des nôtres. Nous sommes donc amenés à nous décentrer de nous-même pour pouvoir être à l’écoute de l’enfant… et enfin le rencontrer.

Être à l’écoute de l’enfant pour répondre à ses besoins est une approche qui permet d’entrer en relation vraie avec lui. C’est ce qui fait aussi qu’il n’y a pas de recette miracle pour élever un enfant… chacun étant différent 😉

 

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter ces deux articles : la distinction entre désir et besoin et quelques conseils pour écouter.

 

 

Des pistes pour parents en difficulté

Je réponds aujourd’hui à une question de Laure, qui rencontre une situation familiale difficile.

« Bonjour,
je m’occupe de mes 3 enfants; le papa est absent en ce moment, et quand il est là il a aussi du mal à poser des limites sans être violent(cri, brusque, mais pas de fessé) après avoir répété 10 fois la même chose.
Pour ma part, j’ai aussi des difficultés à être claire, ferme dans les règles, je m’énerve pour tout et je m’exprime le plus souvent agressivement.
Mon 2ème enfant (un garçon de 3.5 ans)est violent avec lui même et les autres et il ne respecte pas les règles: il touche tout et casse beaucoup, fait beaucoup pipi dans sa culotte…
J’en suis à ma 10ème fessée et culpabilise beaucoup en voyant que ça le rend encore plus violent.
Avez vous des pistes?
merci « 

 

Merci Laure, pour votre témoignage. Je suis touchée de connaître votre situation.

A travers votre mail, je peux imaginer que votre famille rencontre une crise, dont il s’agirait de sortir rapidement pour ne pas s’engouffrer plus avant dans la violence et la souffrance.

Je vous invite à lire mon précédent article sur la violence de l’enfant qui peut vous apporter quelques repères sur les comportements agressifs de votre fils.

Voici plusieurs pistes issues à la fois de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, et de mon expérience personnelle et professionnelle, qui peuvent aider les parents en difficulté :

 

1) Proscrire la violence

Je vous propose tout d’abord d’ériger en principe dans la famille que la violence est interdite. C’est le cas dans la société, à l’école, dans la rue… il serait étrange qu’il en soit différemment au sein de la famille. Je ne vais pas entrer dans le débat qui entoure la question de l’interdiction de la fessée. Je me limiterai à dire que la violence est interdite, y compris envers les enfants.

La loi interdit toute forme de violence envers quiconque (même si dans les faits, la société tolérait jusqu’alors que les parents donnent des gifles ou des fessées).

Par ailleurs, l’enfant reproduit les comportements de ses parents et il est très difficile de faire respecter une règle par ses enfants si en tant que parents nous ne la respectons pas nous-mêmes… Sans parler bien sûr des effets des violences qui peuvent être à l’origine de blessures chez nos enfants et pour cela je vous renvoie à l’article de Muriel Salmona sur les raisons d’interdire les punitions corporelles.

Pour toutes ces raisons, je vous propose de décider de régler autrement vos conflits et d’apprendre à gérer vos émotions.

Je vous inviterai même à faire une petite cérémonie, une sorte de rituel en famille pour déclarer ensemble que la violence est interdite et que désormais vous vous engagez à faire autrement. Prendre cet engagement solennel va vous obliger à trouver d’autres solutions.

 

2) Identifier les situations à risque

Je peux imaginer que vous vivez des situations dans lesquelles vous ressentez de la frustration et de la colère.

Pouvez-vous repérer ces situations ? Pouvez-vous les changer ? C’est-à-dire pouvez-vous vous organiser différemment pour ne pas avoir à vivre ce genre de situations ?

Par exemple, si vous êtes stressée par le manque de temps le matin, vous pouvez décider de vous lever un peu plus tôt. Ou bien si vous savez que c’est le moment des courses avec vos enfants qui pose problème, vous pourriez vous arranger pour faire les courses autrement ou sans vos enfants…

Nous croyons parfois que nous n’avons pas le choix… Mais il y a bien souvent des alternatives à nos façons de procéder… qui peuvent nous permettre de limiter les situations explosives.

 

3) Apprendre à concilier les besoins de chacun

Chacun des parents a deux dimensions dans sa fonction parentale. La mère peut être dans sa dimension mère ou maman. Le père peut être dans sa dimension père ou papa.

La dimension mère ou père se situe dans le demander et le refuser : ce sont tous les moments où nous allons demander des choses à nos enfants : mettre la table, se laver, faire les devoirs… et où nous allons aussi leur dire non : pour ce nouveau jouet, pour regarder la télé, pour manger des bonbons… Ce rôle est bien sûr important et structurant.

Le rôle d’une maman et d’un papa se situe plutôt dans le donner et le recevoir : donner du temps, des câlins, des cadeaux, de l’attention, de la tendresse, dire oui, jouer… et recevoir : être à l’écoute de ce que les enfants nous disent, accueillir leurs comportements, leurs émotions… Et ce rôle est tout aussi primordial; d’ailleurs avant l’âge d’un an, seul ce rôle de papa/maman est présent, la dimension frustrante du rôle de parent apparaissant progressivement après un an avec l’apprentissage des règles et des limites.

Les enfants ont besoin de toutes ces dimensions pour se construire.

Si les dimensions père et mère sont trop présentes, il y a un déséquilibre car l’enfant manque de maman et papa. Et inversement si le papa et la maman sont trop présents, il y aura également un déséquilibre et un manque de repères pour les enfants.

Il s’agirait donc de s’assurer que vous arrivez à équilibrer vos deux dimensions de votre rôle de parent. Je vous invite à regarder vos enfants et à vous demander : de quoi ont-ils besoin là maintenant ? Vous pouvez sur une journée vous observer pour savoir si vous arrivez à alterner les 2 dimensions (mère et maman) ou si l’une des deux est plus présente. Jouez-vous suffisamment avec vos enfants ? Reçoivent-ils toute la tendresse dont ils ont besoin? Si vous arrivez à bien remplir votre fonction de maman, alors il devient plus facile de devenir la mère à d’autres moments, en conscience, pour cette fois demander et refuser des choses à vos enfants.

Bien sûr l’absence du père peut rendre la tâche plus ardue, et il serait important de voir comment il peut rester impliqué et jouer son rôle.

D’autre part, vous avez vous-même des besoins et il est vital que vous puissiez les respecter aussi, notamment en tant que femme et épouse. Vous n’êtes pas qu’une mère. 3 enfants accaparent beaucoup la mère en vous et c’est primordial que vous vous accordiez du temps.

Si vous prenez soin de vous, si avez du temps pour voir des amis et sortir en couple, vous serez plus épanouie. C’est essentiel de ne pas vous sacrifier en tant que mère : sinon, vous risquez de le faire payer à vos enfants un jour ou l’autre…

Si vous devenez une femme épanouie, tout le monde sera gagnant 🙂

 

4) Établir des règles ensemble

Je vous propose d’établir des règles de vie en famille,  de les mettre par écrit, de les faire signer par chacun des membres de la famille et de les afficher.Vous pourrez ainsi vous y référer facilement.

L’idéal étant de pouvoir créer ces règles ensemble. Vos enfants y adhéreront plus facilement s’ils ont participé à leur rédaction. Ces règles peuvent concerner le rangement de la maison, les horaires, les repas…

Vous pouvez aussi prendre le temps ensemble de prévoir les sanctions (les conséquences) si les règles ne sont pas respectées. Je vous renvoie à un article que j’ai écrit sur le blog Super parents sur cette question des sanctions.

Cela vous évitera de donner une punition injuste sous le coup de la colère.

 

4) Être à l’écoute de l’ex-enfant en vous

Là je passe à la partie « travail sur soi »… Car il n’est jamais anodin de crier, de se mettre en colère ou de donner une fessée.

Je vous invite à ce sujet à lire mes articles sur le réactionnel et le retentissement.

Ce ne sont pas nos enfants qui sont responsables de ce que nous ressentons en tant que parents: c’est nous qui sommes touchés, pour des raisons liées à notre histoire. C’est l’enfant que nous avons été qui se réveille. Je vous invite donc à prendre la responsabilité de vous occuper de votre enfant intérieur.

Nous avons tous des blessures d’enfance, plus ou moins importantes, plus ou moins apaisées… Si elles sont à vif, si elles nous font souffrir (c’est le cas lorsque l’on perd le contrôle), alors il y a un travail sur soi nécessaire à effectuer pour sortir de la souffrance et guérir de ses blessures. C’est cela qui permet de comprendre ses émotions, de pouvoir les gérer et de ne plus exploser ou se déverser sur ses enfants.

Cette souffrance n’est pas une fatalité.

 

5) Trouver des ressources pour évoluer

Plusieurs pistes sont alors possibles pour amorcer le changement relationnel.

Si vous souhaitez vous engager sur la voie de meilleures relations familiales et d’une parentalité bienveillante et respectueuse, je vous invite à trouver des lectures pour vous ressourcer. Vous pouvez lire les livres de Jacques Salomé et ceux d’Isabelle Filliozat qui peuvent vous aider. Sur mon blog et sur celui de super parents, vous trouverez aussi plein d’informations et d’idées à glaner pour mieux vivre avec vos enfants.

Au-delà des lectures, je vous invite à chercher de l’aide auprès de professionnels. Dans certaines villes, il existe des maisons des parents où sont organisées des rencontres avec des professionnels, des conférences…Rencontrer d’autres parents, échanger sur ses difficultés et sur ses forces permet de se sentir moins seul et de progresser, d’apprendre à faire autrement.

Être parent, c’est un véritable chemin initiatique.

Personnellement, la voie que j’ai choisie pour mieux vivre mes relations, c’est la Méthode ESPERE®, je suis praticienne agréée de cette méthode et j’y trouve aussi les ressources nécessaires en tant que maman.

Cette pédagogie de la communication donne à la fois des outils concrets pour améliorer les relations parent-enfant…. tout en permettant un travail intérieur pour guérir de nos blessures.

Si cette méthode vous parle, vous pouvez l’expérimenter auprès d’un praticien en individuel ou en atelier de groupe.

Voici mon site les chemins de la relation si vous souhaitez que je vous accompagne.

Voici le site de l’institut ESPERE international pour trouver un praticien proche de chez vous.

 

Je vous souhaite d’oser mettre en œuvre dans votre vie le changement relationnel… ce sera un magnifique cadeau que vous vous ferez, ainsi qu’à votre famille.

 

 

4 moyens de désamorcer les situations difficiles avec un enfant en bas âge

Je vous propose de découvrir cet article, que j’ai écrit pour le blog super-parents. Je vous recommande d’ailleurs ce blog, qui est plein de ressources utiles à tous ceux qui accompagnent les enfants :

 

http://www.les-supers-parents.com/4-moyens-de-desamorcer-les-situations-difficiles-avec-un-enfant-en-bas-age/

 

A bientôt !

Quand ce sont nos enfants qui nous permettent de grandir

photo blogChaque parent a déjà fait l’expérience de cela : nos enfants sont très habiles pour appuyer (inconsciemment) là où nous avons des fragilités, des faiblesses et des blessures. C’est ce qui rend le rôle de parent particulièrement difficile.

Ce processus n’est pas conscient, simplement nos enfants entendent ce qui n’est pas dit, ils écoutent avec leur cœur et ne s’arrêtent pas aux mots que nous prononçons pour les rassurer. Ils se trouvent directement en contact avec notre enfant intérieur.

Si nous sommes touchés par un comportement, si nous perdons le contrôle, si nous sommes en guerre…alors faisons ce travail d’introspection et demandons-nous : qu’est-ce qui est touché en moi pour que je ressente cela ? Là se trouve le nœud : le problème ne se situe pas chez votre enfant. Si vous êtes en difficulté face à un comportement de ce dernier, si vous êtes en colère, triste, désemparé, désespéré… c’est à vous d’entendre ce qui se passe pour vous, ce qui est réveillé de votre histoire. Il ne sert à rien de s’en prendre à l’enfant. Bien sûr, il est responsable de son comportement, mais il n’est pas responsable de vos émotions et de vos réactions.

Il s’agirait ici de pouvoir être à l’écoute de ce qui est touché à l’intérieur de vous : quelle partie blessée de votre être est réveillée? A quoi êtes-vous renvoyé dans votre histoire ?

Et sans doute, en prenant conscience de ce qui est réveillé en vous, vous dénouerez le nœud dans la relation avec votre enfant. Car il est probable que votre enfant n’aura plus besoin de se comporter de la même manière si vous avez mis en lumière et agi sur ce qui vous faisait souffrir. Les enfants tentent souvent de nous réconcilier avec notre histoire, de nous montrer là où nous avons mal… C’est une sorte de mission qu’ils prennent sur eux. Allégeons les en portant notre propre bagage !

Alors au lieu de les gronder, nous devrions en fait les remercier ! Nos enfants nous montrent le chemin.

Nous les élevons mais ce sont eux qui nous font grandir.

J’éprouve chaque jour à la fois la joie et la difficulté d’être maman et mère, c’est pourquoi j’écris cet article avec humilité, ayant conscience de l’ampleur de la tâche 😉

Je remercie mon fils de m’aider à grandir un peu plus chaque jour, en me montrant là où j’ai besoin d’avancer.

 

Accompagner un enfant en conscience

Si vous êtes parent ou que vous vous occupez d’enfants, voici quelques repères qui pourront vous aider. Ce sont des principes de parentalité bienveillante, des règles éthiques pour vivre de belles relations avec les enfants. Elles sont issus de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

1) L’enfant est une personne qui a ses propres besoins, ressentis, émotions, idées…

2) En tant qu’adulte, je suis en charge de ses besoins, pas de ses désirs. Je peux apprendre à mon enfant à prendre soin de ses désirs.

3) L’amour n’est pas suffisant pour élever un enfant : la qualité de la relation que nous lui proposons est essentielle.

4) Je peux apprendre à accompagner l’enfant dans son développement, à favoriser sa créativité et ses possibles.

5) En tant qu’adulte, je peux :

  • me positionner sans agresser
  • témoigner de moi sans culpabiliser l’enfant
  • responsabiliser plutôt qu’humilier
  • parler de ce que je ressens et inviter l’enfant à mettre des mots
  • être parfois en colère, sans devenir violent
  • différencier l’enfant et son comportement

6) Je suis conscient que ce que je suis, ce que je fais….inspire l’enfant et lui tient lieu de modèle.

7) Ce n’est pas parce que je suis dérangé par un comportement, que ce dernier est mauvais.

8) Lorsque je fixe des règles, je m’assure qu’elles sont connues de l’enfant et adaptées à son âge et à son développement.

9) En tant qu’adulte, j’ai aussi mes zones de vulnérabilité, mes propres incohérences et tâtonnements…je peux en témoigner simplement, plutôt que d’accuser l’enfant.

10) Je peux me souvenir que j’ai été moi-même un enfant qui a connu des joies et des peines. Cet enfant est toujours présent à l’intérieur de moi et se réveille parfois. Je propose une meilleure relation à mon enfant, quand j’en suis conscient.

Cette démarche n’est pas forcément facile 😉 Elle permet simplement de rencontrer les enfants en dehors des rapports de force et de les aider à aller vers le meilleur d’eux-mêmes….ça vaut le coup, non?

 

Bonne fin de semaine à chacun et à bientôt !

 

 

 

Un article sur la communication parent-enfant

Voici le lien d’un article que j’ai écrit pour le blog super parents, un blog que je vous recommande par ailleurs car il est truffé de conseils en matière de parentalité bienveillante :

http://www.supersparents.com/sanction-ou-punition/

Bonne lecture !