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Mieux communiquer en sortant du réactionnel (2ème partie)

Dans mon article précédent, je vous ai parlé du réactionnel et de ses différentes formes afin de vous permettre de le repérer et de trouver d’autres modes de communication, plus relationnels. Pour rappel, le réactionnel constitue l’ensemble des comportements que nous avons lorsque nous sommes émotionnellement touchés sans véritablement écouter et accepter notre ressenti. Les exemples les plus fréquents en sont la colère, l’énervement, l’agacement…

Je poursuis aujourd’hui avec le décodage de nos émotions. Afin de cesser d’être dans le réactionnel, il s’agit d’écouter nos émotions et de se demander ce que celles-ci ont à nous dire.

Que signifient nos émotions ?

C’est grâce à la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé que j’ai appris une règle d’hygiène relationnelle essentielle : les émotions sont le langage du retentissement ou de la résonance.

Elles sont le signe qu’une partie de notre passé refait surface.

Le retentissement peut venir de deux choses :

une blessure ancienne qui est réveillée par le contexte présent : je parle des blessures de l’enfance dont Jacques Salomé nous dit qu’elles se mettent en place avant l’âge de 10 ans.
Ces blessures sont : l’impuissance, la trahison, l’injustice, l’humiliation, le rejet et l’abandon.
Chacun d’entre nous porte des blessures, plus ou moins importantes, mais surtout plus ou moins cicatrisées, en fonction de son parcours de vie et de ses possibilités de résilience.
Une blessure non cicatrisée est à vif et peut donc faire très mal si on y touche, tout comme une blessure physique.

Exemple : une personne qui a une blessure d’abandon mal cicatrisée peut voir celle-ci se réveiller à de multiples occasions : séparations, deuils, mais aussi de façon moins évidente face à des événements plus banals comme des retards de ses proches, des oublis…Chaque fois que cette personne sera confrontée à un événement qui la renverra à sa blessure d’abandon, elle sera émotionnellement touchée, remuée fortement.

une situation inachevée qui se réactive est un autre cas de retentissement. Il s’agit de toutes ces situations de notre vie qui sont restées en suspens et sur lesquelles nous n’avons pas pu mettre de mots : nous n’avons pas pu achever ces moments de notre vie.

Exemple : j’ai reçu une violence de la part d’une personne, je reste encore aujourd’hui dépositaire de cette violence, et j’en éprouve de la souffrance.
Cette situation va se réactiver à l’occasion d’un conflit par exemple et me faire éprouver une forte émotion.

Ainsi, chaque fois que vous ressentez une forte émotion, je vous invite à entendre que c’est le langage du retentissement et qu’une blessure ancienne ou une situation inachevée s’est réactivée.

Cela constitue déjà un pas important vers l’écoute de soi et la responsabilisation.

Dans un second temps, surtout si vous remarquez que vous êtes souvent dans le réactionnel et que cela vous pèse, il sera souhaitable d’aller un peu plus loin et de pouvoir entendre ce retentissement. Il est possible justement d’établir un lien, une reliance entre l’événement présent face auquel vous ressentez une forte émotion et le retentissement, cette partie de votre passé qui se réveille.

Établir des liens entre notre présent et notre histoire

La Méthode ESPERE® apporte une méthodologie très puissante pour faire ce lien et entendre quel événement de notre histoire s’est réactivé. Car il y a parfois un décalage, temporel et situationnel, très important entre cette blessure et le moment présent…
Par exemple, mon désarroi face à l’attitude distante de mon conjoint me renvoie peut-être à un abandon dans mon enfance. Vous pouvez le percevoir, l’analogie n’est pas forcément évidente 😉

C’est pourquoi, avec la Méthode ESPERE®, nous, les praticiens, utilisons en séance et en stage la visualisation. Nous proposons à la personne de choisir des objets (ou des personnes s’il s’agit d’un stage avec d’autres personnes) pour montrer la situation qui lui pose question. Lors de cette visualisation, nous l’invitons à prendre un objet qui représente le retentissement (sans savoir quelle est cette partie de son passé qui est réactivée), et à partir d’une association libre, de regarder si cet objet lui évoque une personne, une situation… C’est assez incroyable car c’est l’inconscient qui peut se manifester ainsi et bien souvent, cet exercice permet de faire des découvertes sur soi et de conscientiser enfin ses blessures.
Cela permet vraiment d’entendre (et de voir!) que ce qui se joue à travers une situation banale du présent parle en réalité de notre histoire. Ce qui reste ainsi non cicatrisé se manifeste à nouveau au présent.

Une fois que la prise de conscience est faite et que nous savons quelle situation, quelle blessure a été réveillée en nous, alors il est possible de s’en occuper enfin…

Mais c’est une autre histoire et je vous parlerai dans le prochain article des moyens que nous pouvons justement mettre en place pour guérir notre passé.

Si vous avez besoin d’éclaircissements par rapport à cet article, je vous invite à me laisser un commentaire, je répondrai volontiers 😉

La différence essentielle entre s’exprimer et communiquer

Une des choses que j’entends régulièrement quand je parle de communication, c’est « moi, je sais communiquer, je n’ai pas de problème de ce côté-là, je dis tout ce que je pense ! ».

Or la communication relationnelle justement ne consiste pas à dire tout ce qu’on pense ni surtout à le dire n’importe comment 😉

C’est toute la différence qui existe entre s’exprimer et communiquer.

S’exprimer, c’est sortir quelque chose présent à l’intérieur de soi sans trop y réfléchir et sans faire attention à la personne que nous avons en face de nous. C’est un peu vider son sac, comme on dit. Et à la limite, il serait possible de le faire sans la présence d’autrui : devant un coussin ou par écrit par exemple. Il est possible de s’exprimer en écrivant, en peignant, en faisant un dessin, en dansant…

A l’inverse, communiquer, c’est mettre en commun. C’est un partage avec l’autre qui se fait avec conscience : j’ai conscience de ce qui m’habite et de ce que je souhaite mettre en commun avec l’autre et j’ai aussi conscience de la façon dont cela peut impacter positivement ou pas notre relation. C’est cette communication-là qui est transmise dans la Méthode ESPERE®.

C’est ainsi que je vous inviterai à choisir ce que vous souhaitez partager avec l’autre, avec cette conscience de comment cela peut impacter la relation avec cette personne. L’autre n’est pas une poubelle 😉 dans laquelle vous pourriez justement vider votre sac, mais une personne avec qui vous allez pouvoir échanger et qui va vous donner un retour par rapport à ce que vous lui dites.

Est-ce que votre conjoint a vraiment besoin de connaître tout le détail de vos problèmes au travail ? Ou plus exactement est-ce que votre relation en a vraiment besoin ?

Une relation, c’est comme une plante à entretenir, donnez lui le meilleur. La nourriture de vos relations, c’est la communication. Chaque fois que vous parlez dans une relation de quelque chose de négatif, chaque fois que vous êtes dans le système SAPPE, alors vous maltraitez la relation.

Chaque fois que vous envoyez du positif, vous entretenez votre relation, elle peut alors s’épanouir et grandir. Les mots sont puissants, ils ont vraiment le pouvoir de changer la qualité de vos relations…dans un sens ou dans un autre.

A bon entendeur 😉

 

 

 

Est-ce que la Méthode ESPERE®, ça marche ?

Eh oui, voici la question qui m’est posée assez souvent finalement et je tenais aujourd’hui à faire une réponse sur ce blog.

Je transmets la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé et je reçois parfois des mails de personnes qui me demandent des « trucs », des « solutions », afin d’obtenir un changement chez leurs enfants ou sur leur conjoint.

Par exemple : comment faire pour que mon fils écoute ce que je lui dis ? Comment faire en sorte que mon mari soit plus attentionné ? Que mon chef arrête de me harceler? Bref, à l’heure de l’efficacité, on me demande « mais est-ce que ça marche avec tout le monde? »

Bien sûr, je peux tout à fait répondre et d’ailleurs je réponds avec plaisir 🙂 à ces questions en vous disant par exemple qu’il est possible de faire de vraies demandes et vous inviter à les formuler d’une certaine façon. Ainsi, vous aurez plus de chance d’avoir des réponses. Il est certain que la qualité de la relation peut effectivement s’améliorer grâce à la communication. Moins je pratique le système SAPPE, plus j’ai de chance de pouvoir être entendu sereinement et d’échanger de façon authentique avec l’autre.

Donc apprendre à communiquer a des effets positifs sur nos relations.

Pour autant, apprendre à communiquer ne sert pas à changer les autres. Cela sert plutôt à accepter les autres tels qu’ils sont et à faire avec 😉 de façon plus sereine en se responsabilisant.

La Méthode ESPERE®, comme je le répète souvent, n’est pas une succession de recettes que l’on pourrait appliquer ici et là dans ses relations, et encore moins avec l’objectif de changer l’autre.

Vouloir changer l’autre, le faire entrer dans nos désirs, et pour cela appliquer une méthode, cela s’appelle pour moi de la manipulation (même avec les meilleures intentions du monde 😉 ).

Ce n’est pas du tout ce que propose la Méthode ESPERE®. Au contraire, celle-ci nous enseigne à commencer à nous occuper de notre bout de la relation (à travers l’écharpe relationnelle), c’est-à-dire à nous responsabiliser.

Apprendre à communiquer, c’est commencer à être conscient de notre propre responsabilité de notre relation, et d’accepter de laisser celle de l’autre.

C’est pratiquer une éthique : se respecter, respecter l’autre et la relation. C’est renoncer à s’auto-accuser et à accuser les autres.

Apprendre à communiquer, ce n’est pas manipuler… c’est introduire du changement en soi et donc à l’intérieur de ses relations.

Je tiens beaucoup à cela.

Si vous mettez en pratique des outils, des concepts de la Méthode ESPERE®, je vous invite à le faire pour vous, pour vous sentir mieux à l’intérieur de vous et dans vos relations.

Faites-le par respect pour vous-même, par principe, indépendamment du résultat… et vous serez étonnés du résultat 😉

A bientôt !

10 façons de mieux communiquer avec la Méthode ESPERE®

Ruisseau sillonnant les bois.Voici un article que j’avais écrit l’année dernière, dans lequel je vous propose quelques balises qui vous permettront, je l’espère, de mieux communiquer avec les autres. Il ne s’agit pas de recettes toutes prêtes, plutôt de pistes à  explorer, pas à pas. Elles sont issues de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

1) Commencer par s’écouter

Avant même d’envisager de communiquer avec les autres, il s’agit de s’écouter pour entendre ce que nous avons à l’intérieur de nous. Cette communication avec soi-même est souvent négligée : nous parlons sans prendre le temps d’écouter ce qui nous habite.

Je vous invite donc avant toute tentative d’échange à clarifier en vous-même ce que vous souhaitez échanger avec autrui : un ressenti, une idée, une demande, un refus…

2) Parler de soi à l’autre

C’est un véritable apprentissage et une discipline au quotidien : utiliser le « je » le plus souvent possible, afin que la communication devienne personnelle et authentique. En parlant de soi, il est possible d’exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on pense, ses désirs, ses doutes…

3) Ne plus parler sur l’autre

Cela va avec le fait de parler de soi : arrêter de dire « tu…tu…tu », ce que Jacques Salomé appelle la relation klaxon. Je vous en donne un échantillon : « tu ne fais jamais ce que je te dis…tu ne ranges pas ta chambre… tu me déranges avec tout le bruit que tu fais ».

Il serait possible pour passer du « tu » au « je », de dire par exemple : « je suis dérangée par le bruit » et non « tu me déranges ».

Je pense que vous avez compris l’idée : quand nous disons « tu », nous parlons sur l’autre et non de nous et il en sort rarement quelque chose de positif.

Arrêter le « tu » est à mon sens plus qu’un défi, c’est une révolution relationnelle ! Je vous invite fortement à essayer et j’attends vos retours !

4) Éviter les on

Pour personnaliser les échanges, je vous recommande de cesser également les « on ». Cela vous permettra de vous impliquer davantage, de sortir des idées toutes faites et de la communication stéréotypée.

Par exemple, « on n’a pas envie de sortir par le temps qu’il fait » peut être remplacé par « je n’ai pas envie de sortir… ».

Si vous dites souvent « on » pour vous et votre partenaire, ce sera l’occasion de sortir de la fusion avec lui ou elle et de commencer à dire « je ».

Exemple : « on irait bien au cinéma ce soir? » peut être remplacé par « je te propose d’aller au cinéma ». C’est plus impliquant, non?

5) Pratiquer la communication directe

Il s’agit de parler à la personne concernée par ce que vous avez à dire. Par exemple, si vous avez une difficulté avec votre chef, je vous invite fortement à lui en parler directement, même si cela vous paraît difficile au début.

Cela sera bénéfique pour la relation que vous avez avec lui. Si vous en parlez à vos collègues, le problème ne sera pas résolu et ils seront mêlés à quelque chose qui ne les concerne pas directement.

6) Débusquer les non-dits

Si vous avez quelque chose à dire à quelqu’un, dites-le ! C’est aussi simple que cela : les non-dits empoisonnent les relations, créent de la gêne, des conflits larvés… Même si c’est difficile, il est toujours possible de se dire, en disant « je », si vous avez bien lu le début de l’article 😉

7) Tenir compte de la relation

La communication doit permettre d’alimenter les relations, de les faire vivre et non de les détériorer. Je vous invite à garder cela à l’esprit lorsque vous dites quelque chose à quelqu’un, surtout si la relation est importante pour vous.

De la façon dont vous communiquez dépend la qualité de la relation que vous entretenez avec autrui.

8) Concrétiser

Il s’agit de sortir de la généralisation pour parler des situations concrètes.

Exemple : »je ne comprends jamais rien aux projets de cette boîte ! » pourrait être remplacé par « je ne comprends pas tel aspect du projet » et peut-être serait-il possible de formuler une demande « je souhaiterais avoir des précisions »…

9) Écouter l’autre sans l’interrompre

Quel plaisir de pouvoir parler en étant entendu ! Vous en avez sûrement déjà fait l’expérience. La bonne nouvelle, c’est que plus vous écoutez une personne sans lui couper la parole, plus elle se sent entendue, et plus elle sera disposée à son tour à vous écouter.

10) Accepter le point de vue de l’autre comme étant le sien

Même si nous ne partageons pas un avis, il est possible de reconnaître l’existence de ce point de vue, différent du nôtre… C’est un véritable apprentissage de la tolérance.

 

J’espère que ces quelques balises vous seront utiles pour améliorer votre façon de communiquer. Je vous invite à essayez et, si vous le souhaitez,  vous pouvez  faire part de vos témoignages et de vos questions dans les commentaires.

Belle route sur ce chemin toujours étonnant de la relation !

 

 

 

Apprendre à refuser

Anaïs EUVERTE post on avril 14th, 2014
Posted in La communication relationnelle Tags:communiquer , dire non , refuser

Peut-être faites vous partie des (nombreuses) personnes qui ont des difficultés à poser des refus. Dire non est une épreuve pour beaucoup de gens, c’est pourquoi ils préfèrent parfois dire oui « pour avoir la paix ».

Je vous renvoie sur ce point à un précédent article dans lequel je vous donne la différence entre le désir d’affirmation et le désir d’approbation.

Dire oui alors que nous pensons non ne nous rend pas service même si sur le moment, cela peut nous économiser un conflit ou une déception.

Le manque d’authenticité de notre comportement nous coûtera toujours d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce que parce que nous ne serons pas reconnus tels que nous sommes vraiment.

Ainsi, je voudrais dans cet article vous rappeler d’une part qu’il est possible et souhaitable de pouvoir se respecter suffisamment pour oser dire non, et d’autre part vous donner quelques repères pour vous positionner de façon relationnelle, afin que la relation ne soit pas blessée par votre « non ».

D’abord je voudrais vous rappeler que vous n’avez pas besoin de vous culpabiliser lorsque vous dites « non ». En effet, vous n’êtes pas responsable de la réaction d’une personne à la suite de votre refus. Pour garder cela à l’esprit, je vous invite à utiliser l’écharpe relationnelle. Cet outil permet en effet de bien conscientiser que vous n’êtes responsable que de votre bout de la relation, et pas de celui de l’autre.

Vous êtes donc responsable de votre refus, pas de la réaction de l’autre, vis-à-vis de votre positionnement. Chaque fois que vous dites oui pour ne pas blesser l’autre, pour ne pas le décevoir, vous prenez une responsabilité qui n’est pas la vôtre et vous privez une personne de la possibilité d’être en relation juste avec vous. Vous ne lui laissez pas la chance de pouvoir se positionner à son tour.

D’autre part, voici quelques conseils pour formuler vos refus de façon relationnelle, c’est-à-dire d’une façon qui soit nourrissante pour vos relations.

1) Entendre la demande

Avant de vous précipiter à dire non, je vous invite à prendre le temps d’écouter ce que vous dit la personne et de donner de l’importance à cette demande. En effet, ce n’est pas parce que vous ne pouvez ou ne voulez pas y répondre que cette demande doit être disqualifiée.

Si une personne nous fait une demande, elle prend le risque de notre réponse, c’est pourquoi je vous invite à ne pas juger ou dévaloriser cette demande.

Je vous invite donc à écouter l’autre avec respect, jusqu’au bout.

2) Confirmer

Je vous propose ensuite d’utiliser l’outil de la confirmation pour signifier à l’autre que vous l’avez bien entendu.

Exemple : « Oui, j’ai bien entendu que tu souhaites que je t’accompagne à ce spectacle… »

Cela permettra à la personne de se sentir entendue, de conscientiser que son message est bien arrivé jusqu’à vous, ce qui est essentiel pour une bonne communication.

3) Se positionner

Enfin, il s’agit de donner votre réponse à la demande qui vous est faite, en disant « je », afin de bien vous positionner à votre bout de la relation.

Si je reprends mon exemple, je peux répondre « j’ai d’autres projets pour ce soir » ou « je ne partage pas le désir d’assister à ce spectacle »…

4) Différencier la demande et la personne

Si vous sentez que cela est nécessaire ou si vous constatez que la personne vit mal votre refus, il est toujours possible de préciser qu’il s’agit d’un refus par rapport à cette demande et non contre cette personne.

Exemple : « Ce n’est pas contre toi que je dis non, c’est par rapport à ta demande ».

Il est possible d’utiliser la visualisation pour cela : demander à la personne de prendre un objet pour montrer sa demande, afin de ne pas la confondre avec elle. De la même façon, prendre un objet pour montrer votre refus, afin que vous ne soyez pas confondu avec votre réponse.

Ainsi, en suivant cette trame : écouter la personne dans sa demande, confirmer que vous l’avez entendue, et vous positionner par rapport à cette demande et non contre la personne… vous avez toutes les chances que la personne entende à son tour votre refus. Vous aurez ainsi pris soin de votre relation avec cette personne.

Pour conclure, je vous invite à garder à l’esprit une phrase de Jacques Salomé :

  « c’est en osant dire non que j’ai appris à dire de vrais oui ».

 

Quelques balises pour une année relationnelle !

Anaïs EUVERTE post on janvier 20th, 2014
Posted in Les relations humaines Tags:communiquer , relation

Je vous livre quelques idées à piocher  pour passer une bonne année 2014 😉

1) S’autoriser à être imparfait… et autoriser les autres à l’être également 😉 !

Nous sommes nombreux à fonctionner avec des exigences de perfection. Cela peut parfois nous aider à nous améliorer mais c’est aussi une pression et surtout un but impossible à atteindre… Donc, je vous propose cette année de vous autoriser à l’imperfection et d’être vous-même simplement 🙂 Il ne s’agit pas de se complaire dans ses défauts, juste d’accepter ses failles, ses incohérences… avec le plus de bienveillance et d’humilité possible.

2) Donner une seconde chance à nos relations !

Être moins exigeant envers soi permet de l’être moins avec les autres également. Cela devrait nous inviter à donner une seconde chance aux autres et surtout aux relations que nous entretenons avec eux.

Il est souvent possible de dépasser un désaccord, de surmonter une crise. Je vous invite à expérimenter cela.

Souvenez-vous qu’une relation est vivante, elle rencontre des hauts et des bas, des difficultés et des moments heureux.

3) Nourrir nos relations

La relation étant un organisme vivant, elle a besoin d’être entretenue, nourrie… à défaut, elle risque de dépérir…

Comment faire? D’abord en consacrant du temps aux relations qui sont importantes pour nous.

Et plus que le temps passé ensemble, c’est la qualité de ces moments qui sera bien sûr la plus importante. La communication est un excellent moyen de vivre des relations de qualité.
Plus vos relations sont proches, plus il sera important de pouvoir partager de façon profonde et authentique. Pouvoir notamment dire ses ressentis, parler de son histoire personnelle… c’est-à-dire de ne pas se contenter de raconter des faits : s’impliquer davantage dans la communication.

4) Distinguer les relations

C’est-à-dire traiter ce qui concerne une relation dans cette relation, et pas ailleurs !

Par exemple, si j’ai une difficulté avec mon collègue, j’essaie de la traiter avec ce dernier… et de ne pas reporter ma frustration ou ma colère sur mon conjoint ou mes enfants !

5) Régler les conflits au fur et à mesure

Mieux vaut traiter les choses quand elles se présentent plutôt que les ressasser pendant des jours.

Si vous êtes mal à l’aise avec un comportement, en difficulté avec les propos d’une personne, s’il existe des tensions, je vous suggère de dire les choses au fur et à mesure, telles que vous les ressentez. Cela permettra de clarifier la relation et de ne pas laisser s’accumuler les non-dits.

Voilà mes quelques balises pour 2014 ! Si vous avez des commentaires ou des questions, vous pouvez me les écrire, j’y répondrai avec plaisir.

Vous pouvez aussi consulter mon article sur les 10 façons de mieux communiquer.

Bonne mise en pratique !

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Communiquer, c’est mettre en commun !

Anaïs EUVERTE post on novembre 25th, 2013
Posted in La communication relationnelle Tags:communiquer , Jacques Salomé

Je vous propose aujourd’hui cette interview de Jacques Salomé :

 

 

A bientôt !