Sortir de la pollution relationnelle

Anaïs EUVERTE écrit le 14 juillet 2013
Publié dans La communication relationnelle Tags:pollution relationnelle

J’aime bDSCN2495eaucoup ce que nous dit Jacques Salomé au sujet de la pollution relationnelle : « nous ne sommes pas obligés de mettre le nez sous le tuyau d’échappement de l’autre ».

Lorsque quelqu’un est de mauvaise humeur, râle, ou est en colère, nous ne sommes pas tenus de subir ses états émotionnels. Nous pouvons nous écarter, faire un pas de côté pour nous préserver.

La mauvaise humeur est très contagieuse. Quand nous sommes au contact d’une personne qui a ses énergies au plus bas, nous pouvons nous aussi être atteints et voir nos énergies diminuer… C’est une sorte de mimétisme relationnel. De plus, la personne qui est de mauvaise humeur peut parfois nous rendre responsables de son état émotionnel et déverser sur nous des culpabilisations, des critiques par exemple, ce qui risque de nous affecter d’autant plus.

Nous ne sommes pas obligés d’être les déversoirs de la pollution de l’autre et nous pouvons faire en sorte de conserver nos énergies. L’inverse est vrai : les autres ne sont pas nos poubelles, c’est pourquoi je vous invite à être attentifs à ce que vous faites circuler dans vos relations avec les autres, afin de ne pas les polluer.

 Comment se protéger de la pollution relationnelle ?

Pour se protéger de l’attitude négative d’une personne, plusieurs possibilités s’offrent à nous.

Il est possible d’utiliser la confirmation : « oui, j’entends que tu es mécontent… » afin d’entendre l’autre dans son point de vue sans pour autant nous l’approprier. J’ai parlé dans un précédent article (http://blog-espere.com/un-outil-de-communication-efficace-la-confirmation/#sthash.e94moUVL.dpbs) de cet outil très simple et efficace de communication.

Une autre option serait de témoigner de soi, de son ressenti : « face à ton mécontentement, je ressens de l’impuissance, de la colère… »

Dans le cas où nous ne pouvons supporter la pollution relationnelle, il est toujours possible de partir, de quitter la pièce, de mettre fin à un dialogue qui nous coûte trop. En disant par exemple : « je ne suis pas disponible pour écouter cela » ou « j’ai besoin de m’isoler ou de sortir pour me préserver »… Car ce n’est pas contre l’autre mais bien pour nous protéger que nous faisons cela.

Une autre façon de faire serait d’envisager non seulement de ne pas se laisser polluer par les énergies négatives, mais en plus de diffuser la bonne énergie dont nous sommes porteurs. Si j’étais plutôt dans le bien-être avant d’entrer en relation avec cette personne déprimée, peut-être pourrais-je tenter de rester dans le bien-être et de le communiquer à l’autre. Car les énergies positives (bonne humeur, joie, bien-être…) sont aussi contagieuses que les mauvaises 😉

Trouvez-vous facile de gérer la pollution relationnelle? Comment faites-vous pour vous en protéger?

Vous pouvez répondre en écrivant un commentaire sous l’article, je serais ravie de savoir comment vous faites 🙂

11 responses .

  1. Nina dit :

    La pollution relationnelle est pour moi un grand thème. J’ai constaté que la façon de traverser ce genre de situation difficile dépendait beaucoup de la qualité de la relation entre les personnes.
    C’est à dire que quand la relation est amicale et respectueuse, les échanges se font dans une certaine qualité d’écoute réciproque. Je peux entendre le ressenti négatif de l’autre (ou il peut entendre le mien) et tenter d’insuffler des énergies positives, qui, sans forcément être acceptées immédiatement, seront au moins accueillies.
    Mais si la relation est « imperméable » alors je préfère faire un pas de côté comme tu l’as écrit, parce que ce genre de situation relève, pour moi, du vampirisme.
    Une amie me disait un jour que pour déverser nos émotions négatives, nous pouvions parler dans le trou des cabinets et ensuite tirer la chasse pour les évacuer.

    Bonne journée à tous,
    Nina.

    • Anaïs dit :

      Merci Nina, je note la technique des cabinets 😉

      C’est vrai que notre seuil de tolérance vis-à-vis de la pollution relationnelle peut varier selon la qualité de notre relation à l’autre.

  2. véronique dit :

    je travaille dans un métier où je suis confrontée à des comportements surprenants je suis réceptionniste,. Chaque jour je gère des situations avec des clients. Avec des années de métier dans le relationnel, je maitrise les humeurs de ces agresseurs!!!…dès que je sens que la personne est mécontente, je mets mon esprit en position  » écoute, sourire, patience… » je suis très attentive à ce qu’on me dit et mon cerveau analyse la situation pour renvoyer à cet interlocuteur la meilleur réponse pour qu’il se calme où qu’il se mette en mode « attente »….Je lui dis, je comprends, je vais voir ce que je peux faire pour vous, je vous renseigne dès que possible, en fin de compte je le considère, je le calme…..beaucoup de choses à dire !!!!…face à la colère et le mécontentement il faut toujours rester calme……bonne journée à tous

    • Anaïs dit :

      Merci Véronique pour ce témoignage et bravo à vous ! Surtout avec un public en difficulté ou mécontent, le calme fonctionne mieux que le réactionnel… chaque fois que c’est possible!

  3. patrick dit :

    cet article simple est très interessant pour la prise de conscience du phenomène. j’observerai a l’avenir davantage ce qui se passe. A coté de la pollution relationnelle
    il y a le fait que quelqu’un peut vous raconter quelque chose de tres triste . Par exemple
    « Après mon accouchement , j’ ai du entreprendre une therapie ». Comment se proteger par rapport à ce qui est dit

    • Anaïs dit :

      Il me semble qu’une des façons de se protéger serait de pouvoir entendre ce qui est touché en nous quand nous entendons la tristesse de l’autre… et de s’occuper de ce que nous ressentons, sans forcément prendre en charge le problème de l’autre.

  4. Agathe dit :

    Je découvre votre blog via super parents et je ne suis pas déçue 🙂 Merci pour ces astuces, j’ai régulièrement ce soucis avec mon conjoint qui est de manière générale très en colère…J’ai beau savoir qu’au fond cette colère ne m’est pas destinée. Je la reçois souvent intensément et ça m’épuise et me mets en colère aussi à la longue… J’ai tendance à sortir de la pièce en bougonnant, parfois pour aller crier ds un oreiller lol Mais du coup je vais essayer l’étape du « témoignage » avant … et de préciser que je sors pour me préserver… 🙂

    • Anaïs dit :

      Merci Agathe pour votre témoignage… Je pense que vous n’êtes pas la seule dans ce cas et c’est effectivement important de savoir se protéger quand c’est nécessaire.
      Je suis contente que ce blog puisse vous être utile 🙂

  5. Marie-A dit :

    Bonsoir,
    J’adhère à la proposition de sortir de la pièce lorsqu’une conversation coûte trop, je ne trouve pas ça non plus difficile par téléphone de mettre fin à une conversation.
    Il m’est déjà arrivé de demander à poursuivre la conversation à un moment où je serai plus disponible, plus à l’écoute.
    J’ai remarqué que la personne à l’autre bout ne réagit jamais mal. Entendre l’autre parler de soi et faire une proposition pour une « meilleure conversation » n’est pas vexant.
    Mais que faire lorsqu’il s’agit de mails ? J’ai, depuis quelques temps des échanges de mails avec une amie qui visiblement va très mal, qui ne se confie pas lorsque nous nous voyons puis qui m’en fait le reproche ensuite… Le contenu des mails évolue de plus en plus vers des reproches injustifiés et je ne sais absolument plus comment faire face.
    Je me sens vraiment dans une situation de pollution relationnelle sans savoir que faire pour me protéger sans la blesser.

    • Anaïs dit :

      Bonsoir Marie-Anne,

      Je t’invite à te positionner face à cette amie, en témoignant de toi : que ressens-tu et que vis-tu face à ce comportement de ton amie? Comment te sens-tu lorsqu’elle te fait des reproches? Je t’invite aussi à préciser tes attentes vis-à-vis d’elle.

      Par ailleurs, une règle d’hygiène relationnelle pourrait t’aider : derrière tout reproche, il y a une demande. Quels sont les reproches que te fait cette amie et surtout quelles demandes se cachent derrière? Par exemple, derrière un reproche du type : « tu ne m’écoutes jamais », il y a sans doute la demande d’être écoutée. Cela peut être un point de départ pour un échange : « j’entends que tu aurais la demande d’être écoutée…Je te propose tel moment pour cela… » par exemple.

      Si le mail ne te semble pas approprié et que tu préfères un échange en direct, je t’invite à lui dire.

      Si tu parles de toi en étant sincère, tu mets toutes les chances de ton côté pour que cette discussion se passe bien. Tu n’es pas responsable de ce qu’elle ressent, c’est son bout de la relation.

      Je te souhaite un bel échange avec elle.

      Anaïs

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