Guérir son passé avec la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Dans un précédent article, je vous ai parlé du retentissement, c’est -à-dire des blessures anciennes et des situations inachevées de notre passé. Je vous ai dit que ces événements de notre passé peuvent resurgir à l’occasion d’une situation parfois banale au présent.

Si vous ne l’avez pas encore visionnée, je vous invite à ce sujet à regarder cette vidéo de Jacques Salomé qui explique cela très bien.

Certaines personnes sont dites ainsi colériques ou trop sensibles ou timides… En réalité, c’est qu’elles ont en elles des situations inachevées, des blessures qui ne sont pas cicatrisées et qui se réveillent encore au présent. Si vous vous sentez encombré par vos émotions, par le réactionnel… Si vos mots dépassent parfois ce que vous pensez et que vous avez tendance à vous emporter… c’est qu’il y a en vous des zones de vulnérabilité, des retentissements. Pour ne plus être encombré par le réactionnel, pour mettre en place une façon de communiquer plus bienveillante et sereine, il va donc être nécessaire parfois de faire un travail d’écoute et d’archéologie personnelle.

La première étape est bien sûr la prise de conscience. C’est un grand pas de conscientiser ce qui nous fait souffrir et de pouvoir entendre que nous sommes seuls porteurs de ces souffrances. Cela signifie alors arrêter d’accuser les autres et prendre la pleine responsabilité de ce que nous vivons.

Il s’agira ensuite de tenter de faire une reliance (un pont, un lien) entre la situation actuelle (je m’énerve contre mon chef) et la situation du passé qui est réactivée (cela me renvoie à une dispute avec mon père quand j’étais adolescente).

Cette reliance n’a rien d’évident, il n’est pas toujours possible de trouver le lien entre ces 2 situations qui peuvent a priori sembler très différentes. C’est pourquoi les praticiens de la Méthode ESPERE® utilisent l’outil de la visualisation, qui consiste à montrer avec des objets ce dont on parle. Ainsi grâce à l’objet, la personne peut faire des associations libres et retrouver souvent l’événement en question.

A ce stade, nous devenons conscients de ce qui se rejoue pour nous à travers une situation banale du quotidien.

Pour autant la prise de conscience ne constitue qu’une étape et n’est pas en tant que telle une guérison. Pour se libérer de la charge émotionnelle de cet événement, il s’agit en effet de pouvoir passer à l’action.

Et c’est là que se situe selon moi l’un des apports majeurs et toute l’originalité de la Méthode ESPERE®.

Pour guérir, il s’agira en effet de pouvoir donner du sens, mettre des mots là où ils ont manqué et pouvoir apporter des soins symboliques.

Ce sont les démarches symboliques qui permettent de panser une blessure et d’achever une situation restée en suspens. L’idée qui sous-tend cela est que même si je ne peux pas changer mon passé, je peux changer la relation avec mon passé.

Et ce qui est impossible dans la réalité devient possible dans le registre symbolique !

Voici un exemple de démarche symbolique : la restitution consiste à rendre symboliquement à quelqu’un des paroles qu’il a prononcées, ou un acte qu’il a déposé sur nous.

Cette démarche peut être proposée par exemple à un adulte qui prend conscience que son père a déposé des violences sur lui pendant l’enfance. Si cet adulte porte encore ces violences  en lui et que cela l’encombre, il a la possibilité de prendre un objet pour symboliser chacune des violences reçues et de les restituer à son père en explicitant cette démarche. En effet, les violences appartiennent à son père, et il n’est pas nécessaire ni souhaitable de les garder en soi.

Les démarches symboliques peuvent donc nous permettre de nous libérer de ce qui nous encombre. Il est aussi possible de renoncer à une croyance, à une mission, à une injonction que nous nous sommes données.

Il est possible également par le symbolique de s’autoriser à désirer quelque chose, même si cela n’est pas possible pour l’instant : prendre soin d’un désir de vivre en couple par exemple, en choisissant un bel objet pour ce désir et le garder avec soi, s’y relier le plus possible.

Important : les démarches symboliques sont toujours faites dans le respect de soi et de l’autre. Elles ne peuvent jamais consister en un recours à la violence.

En pratiquant des démarches symboliques, nous prenons soin de nous et nous nous respectons dans toutes nos dimensions. Il n’y a rien de magique dans cela, juste une libération d’énergies qui nous encombrent et la rencontre avec le meilleur de nous-mêmes.

Pour aller plus loin dans les démarches symboliques, je vous suggère de lire mon article sur l’amour en soi dans le deuil.

Vous pouvez également vous abonner à mon blog et je vous enverrai (gratuitement) mon e-book « Transformez votre vie grâce aux démarches symboliques » qui vous explique comment mettre en oeuvre ces démarches dans votre vie à partir de mon expérience personnelle.

10 responses .

  1. Nina dit :

    Bonjour Anaïs,

    peux-tu m’envoyer (ou me ré-envoyer)ton e-book s’il te plaît ?

  2. Christine dit :

    Bonjour Anaïs,

    J’ai eu qlqs problèmes au niveau boite mails.
    Peux-tu me renvoyer l’e-book également ?
    D’avance,merci:-)

  3. isabelle dit :

    Bonjour Anaïs merci pour les articles de vraies pistes de réfections ouvrant à des conscientisations. Pourriez vous m’envoyer votre Ebook que je n’ai pas reçu lors de ma subscription. Je me demandais comment je peux rendre une violence symbolique encourue enfant en la restituant avec un objet symbolique sans savoir où se trouve la personne aujourd’hui ?
    Dans sa vidéo Mr Salomé parle d’avoir envoyé son objet par la poste mais qu’en est til lorsque nous n’avons plus de contact avec la personne ou quelle est décédée ?
    Bien à vous

    • Bonjour Isabelle,

      Merci pour votre commentaire. Je vous ai envoyé l’e-book.

      Concernant la démarche de restitution symbolique, si la personne est morte, il est possible de déposer l’objet sur la tombe de cette personne (si on sait où elle est).
      Si on a perdu la trace de cette personne et qu’on ne peut pas la retrouver, c’est possible de se rendre sur le lieu où se sont passés les faits pour faire la restitution…
      Je reste disponible si vous avez des questions.

      Bien à vous et bravo pour oser restituer 😉

  4. Gaelle dit :

    Bonjour Anais
    Je suis ton blog avec un grand intérêt et beaucoup de plaisir.
    Comme tu l’as conseillé dans un autre article, j’ai lu le livre de Jacques Salomé
    Sur la méthode ESPÈRE.
    passionnant. Merci

  5. Agnès Emma dit :

    Bonjour Anaïs,
    décidément… quand on te lit, on est concentré. Parce que c’est très intéressant! Souvent, nous accusons l’autre d’être à l’origine de nos frustrations. En réalité, l’autre ne fait que stimuler des blessures non guéries du passé. Ton texte est plein d’optimiste. J’aime la phrase « si je ne peux pas changer mon passé, je peux changer la relation avec mon passé. » On peut donc relativiser notre relation conflictuelle avec notre conjoint.

    Merci Anaïs!
    Agnès

  6. Agnès Emma dit :

    Bonjour Anaïs,
    décidément, je me surprends à être très concentrée en te lisant, tellement que c’est intéressant. On peut donc relativiser la relation conflictuelle avec son conjoint. Ce n’est pas forcément mon conjoint le problème. Son comportement ne fait que stimuler une blessure passée non guérie. J’aime la phrase « si je ne peux pas changer mon passé, je peux changer la relation avec mon passé. »
    Je vois que tu comptes 500 abonnés. J’espère que google sera beaucoup plus en ta faveur. Tes conseils sont précieux 😉

    Je vais revenir lire tes articles et te laisser mes commentaires.
    Ton blog est très pertinent!

    Merci Anaïs.

    Agnès

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