Faire sa carte d’identité relationnelle

Nous entrons bien souvent en relation, sans dire qui nous sommes, ce que nous attendons de cette relation et ce que nous pouvons donner. Cela génère des non-dits et des incompréhensions qui peuvent parfois se révéler des années après. Car même si nous n’en parlons pas, nous avons toujours des attentes dans une relation.

Je vous propose donc de sortir du non-dit. Pour construire des relations sur des bases saines, je vous invite à utiliser la carte d’identité relationnelle. Cet outil va vous permettre de vous positionner face à votre interlocuteur tout en lui demandant si possible de procéder au même exercice.

Le mieux est de se préparer avant d’échanger avec l’autre, en écrivant.

Chaque relation donne lieu à une carte d’identité distincte : je n’attends pas la même chose de mon employeur que de mon conjoint 😉

Donc, je vous invite pour cet exercice à choisir la relation pour laquelle vous allez établir votre carte d’identité relationnelle.

Vous allez ensuite compléter trois cases :

1) Vos attentes

Il s’agit de ce que vous attendez dans cette relation.

Ex : au travail, peut-être attendez-vous un salaire, mais aussi de la reconnaissance sous forme de remerciements ou autres gratifications, le respect de votre vie personnelle…

Dans la relation de couple, vous attendez peut-être des câlins, une écoute, fonder une famille…

2) Vos apports

Il s’agit de que vous apportez, ce que vous investissez, ce que vous donnez dans cette relation.

Ex : au travail, je peux apporter mon diplôme, mon expérience professionnelle mais aussi mes relations dans tel secteur…

Dans une relation de couple, je peux apporter mon goût et mon talent en cuisine, mon écoute, mon soutien, mes passions..

Pour que la carte d’identité joue pleinement son rôle, il est important de concrétiser, de détailler à chaque fois en donnant des exemples si besoin.

3) Vos zones d’intolérance

C’est ce que vous ne pouvez supporter et qui pourrait vous faire remettre en cause la relation.

Ex : du harcèlement, de la violence peuvent être des zones d’intolérance.

L’idéal est ensuite de mettre en lien les cartes d’identité des deux personnes concernées. Par exemple, cet exercice est très utile dans le cadre d’une relation de couple : chacun le fait par écrit et ensuite les partenaires échangent. Ils peuvent s’apercevoir que les apports de l’un comblent les attentes de l’autre ou au contraire que ce n’est pas le cas. Tout en sachant qu’il est rare voire impossible qu’une relation puisse combler toutes les attentes d’une personne, cet outil est un très bon moyen de conscientiser si nous sommes plutôt comblés ou frustrés dans une relation.

Alors, pour concrétiser cela, voici ma carte d’identité relationnelle en tant que blogueuse vis-à-vis de vous mes lecteurs 🙂

Mes attentes : dans ma relation avec vous, j’attends avant tout d’être lue par vous et si possible d’avoir un écho de votre part, quand cela est juste pour vous. J’aime savoir si un article vous plaît ou vous dérange ou vous interpelle. J’ai comme attente également de bâtir une relation de confiance avec vous et de vous donner l’envie de venir me rencontrer en stage par exemple.

Mes apports : je vous apporte ma passion pour les relations humaines : ma formation à la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, mon expérience de formatrice et consultante en relations humaines ainsi que mon expérience de vie, à travers les articles de mon blog, mais aussi les consultations, les stages et les formations que je propose. Je vous apporte mes réponses à vos questions si vous en avez, en matière de communication et de relations.

Mes zones d’intolérance : le système SAPPE , sur ce  blog, je souhaite que la Méthode ESPERE® soit pratiquée et non le système SAPPE. Je ne tolérerai pas non plus le recours à la violence sous quelque forme que ce soit.

Voilà, alors vous vous en doutez peut-être, je vais vous inviter à faire de même et à me transmettre votre carte d’identité relationnelle  :  quels sont vos apports, vos attentes et vos zones d’intolérance dans la relation que vous avez en tant que lecteur avec moi ?

Vous pouvez le faire dans les commentaires en dessous ou par mail si vous préférez : anaiseuverte@yahoo.fr.

Merci à vous si vous faites cet effort de vous positionner dans la relation que nous entretenons ensemble 🙂

18 responses .

  1. Nina dit :

    Waouh ! super exercice ! Alors pour ma part :

    Mes attentes : apprendre à travers tes articles à communiquer sainement, à identifier ce dont j’ai vraiment besoin et à me positionner en conséquence. Je me rends compte que le champs de la dimension relationnelle s’étend sur un large horizon, et que l’oralité est un outil à travailler.

    Mes apports : écrire des commentaires quand un sujet m’évoque quelque chose, partager des expériences quand elles font sens avec un article, encourager l’auteur de ce blog 😉

    Mes zones d’intolérance : le système SAPPE bien sûr !

    • Anaïs dit :

      Je te remercie Nina !

      J’espère que je répondrai un maximum à tes attentes. Pour ma part, je reçois avec plaisir tes commentaires,tes réflexions et tes encouragements !

  2. patrick dit :

    question : que faire quand l’interlocuteur est dans le système SAPPE ?
    et ce en fonction de son degré d’intensité dans le système SAPPE;

    • Anaïs dit :

      C’est une question intéressante et qui mériterait d’avoir un exemple concret pour pouvoir y répondre.

      La plupart du temps, la communication se fait sur le mode du système SAPPE. Cependant, il est toujours possible de pratiquer la Méthode ESPERE même avec quelqu’un qui est dans le système SAPPE et je dirais que c’est même tout l’intérêt de la Méthode. Car si j’attends que les personnes autour de moi pratiquent la Méthode pour la pratiquer, je risque de ne jamais apprendre à communiquer 😉
      Donc, et même si cela est parfois difficile, j’invite chacun à pratiquer quelques règles d’hygiène relationnelle.
      Pour rappel : en toutes circonstances, je pratique le « je » et j’invite l’autre également à me parler de lui. Je ne parle plus sur l’autre, je parle de moi à l’autre et j’invite l’autre à faire de même.
      Si je reçois des messages négatifs venant de l’autre, je ne suis pas obligée de les prendre pour moi et de me blesser avec, je peux confirmer l’autre « oui, toi tu penses que…. » voire même restituer symboliquement le mauvais reçu… voire même prendre de la distance avec une personne dont les paroles sont trop mauvaises pour moi.
      J’aurai l’occasion d’en reparler dans des prochains articles.

      J’espère que ça te donnera quelques pistes de réflexion.

  3. patrick dit :

    carte d’identité relationnelle vis a vis des Ami(e)s de FACEBOOK
    mon attentes : avoir des échanges profonds sur le thème de la communication par exemple pour résoudre mes problèmes dans ce domaine : tempérament réservé, difficulté a échanger en situation tendue avec un interlocuteur pas très commode.
    difficulté a établir une « connexion » dans ce type de cas
    mes apports : j’apporte le résultat de mes lectures et vidéos depuis quelques années.
    mes zones d’intolérance : je supporte mal l’agressivité , la culpabilisation, la violence. J’ai du mal a être patient : attendre par exemple des réponses qui finalement ne viennent pas

    Nota : dans ton texte il y a 2 choix de sujets : au début la relation est au choix
    a la fin , la relation c est vis a vis de toi . j’ai pris la première solution

    • Anaïs dit :

      Ok Patrick, merci pour ton exemple de carte d’identité pour ta relation avec tes amis Facebook.

      Effectivement j’ai proposé deux choses : d’une part il est possible d’utiliser cet outil qu’est la carte d’identité relationnelle dans chacune de nos relations, comme tu viens de le faire avec tes amis Facebook et ensuite de la partager avec la personne concernée.

      D’autre part, pour avoir une relation saine avec mes lecteurs, je vous propose de m’envoyer votre carte d’identité relationnelle vis-à-vis de moi.

      Cela reste sur le mode de la proposition bien sûr 🙂

      Bonne soirée,

      Anaïs

  4. Ponce Céline dit :

    Bonsoir,

    mes attentes: ces lectures interactives sont très intéressantes très enrichissantes sur le plan de la communication.

    mes apports: participer activement et faire les exercices afin de pouvoir échanger mes points de vue grâce à vous. Faire des stages et des formations.

    mes intolérances: le manque de respect

    Merci

  5. de mayo dit :

    Mes attentes absolument prioritaires : ne pas entrer en conflit , Paix avant tout,
    Essayer de ne pas manipuler ni se faire manipuler, évaluer les risques avant de foncer tête baissée comme tout bon bélier que je suis!! ….Ca paraît facile et ça ne l’est pas….
    Le remède: tourner sa langue 7 fois ds sa bouche avant de parler, poser sa fourchette après chaque bouchée, au propre et au figuré….

    Respirer tranquillement…..Ne pas juger sans savoir, prendre le temps….

    Savoir où je suis et où je veux aller….Ne pas laisser au temps et aux évènements le pouvoir de prendre le pas sur moi…..tenir le volant ….fermement pour ne pas s’endormir….Essayer de ne pas avancer seul….Justement pour ne pas s’endormir!!

    Très intéressant comme exercice…..je reviendrai…

    Mireille

  6. Béatrice dit :

    Bonjour Anaïs,

    Inscrite depuis un moment à ton blog, j’en découvre depuis peu toute la richesse en prenant le temps de visiter tes premiers articles. C’est ainsi que je me retrouve face à la carte d’identité relationnelle. Je choisis de prendre le temps de réaliser ma propre carte, en réponse à la tienne.
    Mes attentes :
    j’attends les éclairages, les outils pour mieux communiquer que tu mets à notre disposition. J’attends aussi une relation basée sur la confiance et le respect de mon autonomie. J’espère avoir parfois l’occasion de laisser des commentaires ou de poser des questions, si j’en ressens le besoin, l’utilité, la justesse.
    Mes apports :
    J’apporte ma capacité à me remettre en question, une réelle ouverture, curiosité pour ce qui concerne l’humain. J’apporte mon expérience de vie et mon propre regard. J’ai suivi une formation en sophrologie et suis actuellement une formation basée sur la gestion des besoins.
    Mes zones d’intolérance
    Je ne veux pas perdre mon autonomie et entends être respectée en tant que personne.
    Je t’encourage pour ton blog.
    Béatrice

  7. Nina dit :

    Hello Anaïs,

    merci pour cette belle conférence sur la relation de couple hier soir 🙂
    Je suis intéressée par un atelier sur la « carte d’identité relationnelle » pour apprendre à bien définir mes attentes, mes apports et mes zones d’intolérances.
    Je me rends compte que dans une relation de couple, ces trois aspects ont de multiples facettes : matérielle, affective, intellectuelle, spirituelle, sexuelle, fonctionnelle…, y a-t-il une méthodologie qui permette de faire un tour d’horizon à peu près exhaustive ?
    Nina.

    • Nina dit :

      …à peu près exhaustif d’ailleurs !

    • Bonjour Nina,

      Merci pour ton commentaire et ton retour sur la conférence 🙂

      Oui je peux proposer de faire la carte d’identité relationnelle, je te rejoins, il y a plein de facettes pour les 3 aspects de la carte. J’ai un document là-dessus, que je vais retravailler.

      Je proposerai ce travail au stage sur le couple, et si tu ne viens pas je pourrai proposer de toute façon un atelier ultérieur axé uniquement sur la carte d’identité relationnelle 🙂

      Bises

  8. legras annie dit :

    Entendu Anaïs, je précise ma carte d’identité relationnelle :
    mes attentes : développer une relation vivante et créatrice avec toi, à base d’échanges de partages, d’échos-critiques,de stimulations, et pourquoi pas de projets
    mes apports : la nourrir par mes témoignages , mes expériences
    mes zones d’intolérance : découvrir de la perversité ou de la manipulation, derrière une proposition bienveillante

  9. legras annie dit :

    bien à toi Anaïs
    merci pour ce bel élan de Vie que je vois chez toi.
    Annie

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