Category Archive:Outils de communication

Symboliser ses désirs

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un outil que j’utilise et que j’enseigne, un outil très puissant qui peut vous accompagner dans l’écoute et la réalisation de vos désirs : la boîte à désirs.

Souvent, nous avons appris par notre éducation à ne pas trop désirer et à ne pas viser trop haut, pour ne pas s’illusionner et ne pas être déçu. Par exemple, je ne vais pas rêver de ce travail génial ou de cette maison fantastique car je pense que je n’en ai pas les capacités ou les moyens. Ainsi nous nous limitons dans nos désirs… nous apprenons à désirer petit, à vouloir des choses réalistes…bref nous arrêtons de rêver…Or désirer est un besoin, c’est un élan vital qui nous habite, qui demande à être respecté.

Il n’est pas forcément indispensable de réaliser tous ses désirs pour être heureux mais pouvoir les reconnaître, les nommer et s’accorder du temps pour rêver est essentiel.

C’est en cela que la boîte à désirs est très aidante: elle permet de donner une place à vos désirs, elle les autorise à vivre. Faire une place à nos rêves, même les plus fous, est aux antipodes de la répression que nous pratiquons la plupart du temps à l’égard de notre imaginaire.

La boîte à désirs fonctionne ainsi : vous choisissez une belle boîte, qui n’appartient qu’à vous. C’est elle qui accueillera vos désirs, elle est donc personnelle. Dedans, vous y mettrez, écrits sur des petits papiers, tous les désirs que vous avez, des plus futiles aux plus essentiels : un objet que vous souhaitez acquérir, un voyage que vous voulez réaliser, la maison de vos rêves, un changement que vous voudriez voir dans votre vie… il peut s’agir de choses matérielles ou immatérielles.

L’idée est de mettre vraiment dedans tout ce que vous désirez, sans vous limiter, même si vous pensez que vous ne pouvez pas réaliser cela pour le moment. Si vous avez des difficultés à trouver des désirs, c’est que vous les avez beaucoup réprimés et que vous avez pris l’habitude de vous limiter, alors soyez à l’écoute de vous-même et autorisez-vous à rêver pour remplir votre boîte:)

Un désir est parfois éphémère : il est possible que vous ayez une envie passagère pour un vêtement, un objet, une formation… et que ce désir s’en aille après quelques jours ou semaines. Ainsi, je vous invite à prendre le temps de faire le tri dans votre boîte à désirs, pour ôter ceux qui n’ont plus lieu d’être, ainsi que ceux que vous avez déjà réalisés. Vous pouvez faire le tri une ou deux fois par mois par exemple.

Pour les personnes qui ont tendance à acheter des choses dont elles n’ont que faire ensuite ou à changer souvent d’avis, la boîte à désirs peut s’avérer utile, pour sélectionner les désirs les plus essentiels, ceux qui durent.

Si vous avez des difficultés à faire un choix pour un métier par exemple, je vous invite à mettre dans votre boîte à désirs toutes les idées que vous avez et entre lesquelles vous hésitez. Vous pourrez régulièrement revenir regarder ce qu’il y a dans votre boîte et voir quel métier vous fait le plus vibrer, vous pourrez même les classer, les trier. Au fil du temps, vous aurez la capacité de faire un choix.

Cet outil est aussi très utile avec les enfants : elle leur permet de combler leur besoin de rêver, de les aider à faire le tri et d’apprendre à se responsabiliser vis-à-vis de leurs désirs. Ainsi, au lieu de disqualifier le désir de votre enfant : « non, tu as déjà plein de voitures, je ne t’en achèterai pas d’autres », il est possible d’écouter votre enfant, après tout, son désir est légitime, il a le droit d’exister. Vous pouvez lui suggérer de dessiner le jouet, de le découper dans un catalogue ou de l’écrire sur un papier et le mettre dans sa boîte à désirs. A lui de voir ensuite ce qu’il est prêt à faire pour réaliser éventuellement certains désirs, y compris avec votre aide. Il en va pour les enfants comme pour les adultes : certains désirs sont éphémères, d’autres plus durables. La boîte à désirs permet de leur faire une place et d’y voir plus clair.

En faisant le tri, vous constaterez peut-être que certains désirs sont toujours dans la boîte, et peut-être aurez vous l’intention de les réaliser. Car désirer est de l’ordre de l’imaginaire. Réaliser, c’est inscrire son désir dans sa vie, en faisant un projet, en prenant une décision. Il s’agit alors de sortir son désir de sa boîte et de faire quelque chose pour le réaliser;)

Je vous invite vivement à mettre en place une boîte à désirs, afin de donner une place dans votre vie à tous vos rêves…votre existence s’en trouvera agrandie.

Je vous souhaite un beau cheminement vers vos désirs !

 

 

 

 

Comment faire une restitution symbolique avec la Méthode ESPERE®

Bonjour,

Plusieurs personnes m’ont contactée via le blog pour me demander comment faire une restitution symbolique.

La restitution symbolique, c’est une démarche proposée par la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, qui consiste à rendre à quelqu’un la violence ou le mauvais reçu par un comportement.

J’ai déjà parlé de cette démarche et publié un lien vers une vidéo de Jacques Salomé à ce sujet. Je vous invite à les lire ou les relire si besoin.

Aujourd’hui, je vous partage une vidéo que j’ai réalisée pour vous expliquer concrètement comment réaliser la démarche de restitution :

 

 

Je vous invite à me faire part de vos interrogations et de vos commentaires. Comme je le dis dans cette vidéo, il me paraît important d’être accompagné dans cette démarche par un praticien de la Méthode ESPERE®. Cette démarche a de réels effets thérapeutiques si elle est faite en conscience, en tant qu’aboutissement d’un processus de maturation.

Je vous souhaite de belles découvertes, et peut-être, de belles démarches symboliques 🙂

 

 

Conte pour être soi m’aime : Katarina

Anaïs EUVERTE post on septembre 27th, 2015
Posted in Outils de communication Tags:conte

image katarinaAujourd’hui, je partage avec vous un conte écrit par Geneviève Abraham, auteure d’un livre de contes : Contes pour être soi m’aime.

« J’écris cette histoire pour une petite araignée que je connais bien et pour laquelle j’ai beaucoup de tendresse et de compassion.

Vous savez certainement que les araignées tissent leurs toiles. Sauf que personne bien souvent ne leur a appris comment faire. Alors, beaucoup d’entre elles courent partout dans une course effrénée, sans jamais pouvoir s’arrêter. Et plus elles courent, moins elles sont productives.

Katarina, la petite araignée dont je vous parlais au début, fait partie de celles-ci. Il faut dire que sa vie n’avait pas toujours été très facile. Au pays des araignées, souvent les parents n’ont pas appris non plus à tisser leurs toiles, alors lorsqu’ils en ont une, parfois elle est toute tordue, ou bien il y a des trous et il faut sans cesse veiller à ne pas tomber dedans pour ne pas risquer la mort. D’autres parents encore, trouvent des subterfuges et demandent même à leurs enfants araignées de tisser leurs toiles à leur place !

Nina, la maman de Katarina courait, elle, toujours après les meilleures écoles pour apprendre à tisser des toiles. Oui, cela commençait à exister depuis quelques années, lorsqu’un grand araignée (je dis un, car c’est un mâle) avait fait des découvertes. Depuis, d’autres araignées lui avaient succédé et avaient ouvert toutes sortes d’écoles.

Le paradoxe c’était que plus Nina voulait apprendre, et plus elle délaissait sa fille et son mari qui ne pouvaient se reposer sur une belle toile. Évidemment, elle n’avait pas le temps de se poser pour tisser une toile… Ainsi, rien n’avançait concrètement.

Dans sa tête oui, mais dans la tête des araignées, c’est facile d’imaginer que tout est simple à faire ! Mais lorsqu’est venu le moment de passer à l’action, là, c’est autrement plus complexe ! Et Nina s’en est bien rendue compte.

Elle avait besoin de concentration pour ne pas que tous les fils s’emmêlent, d’une certaine luminosité pour y voir suffisamment clair mais pas trop pour ne pas être éblouie, et d’un tas d’autres choses, comme du savoir-être, de la patience, du courage, etc.

Et en plus, parfois, elle n’avait pas observé que le lieu qu’elle avait choisi n’était pas opportun pour s’installer. Non, tisser sa toile par exemple sur une voiture était un gros risque de voir sa maison détruite en une fraction de seconde. Et oui, c’est un dur labeur que de tisser sa toile…

D’autant plus qu’elle se modifie et bouge au gré du vent, des tempêtes ou des aléas de la vie, alors souvent il y a besoin de la reconstruire. Retrouver son courage, mettre toutes son énergie dans ses pattes et recommencer, ne pas désespérer.

C’est ce que Nina s’évertuait à faire. Oui, car à un moment donné, elle avait arrêté de passer d’une école à l’autre, et s’était posée dans l’une d’entre elles. Oh ne croyez pas que cela avait été facile. On l’avait remise en question, on lui avait expliqué comment bouger ses pattes pour pouvoir y parvenir, et puis surtout elle avait pu dire que son abdomen ne secrétait pas suffisamment de fils pour y parvenir. Elle avait toujours caché cela aux autres araignées et ne parvenait à apprécier son abdomen. Elle en voulait toujours un autre… Et là, enfin, elle avait appris à l’aimer tel qu’il était, acceptant que celui-ci fabrique le fil comme il pouvait.

On lui avait appris que toute araignée, quelle qu’elle soit, a le droit de tisser sa toile, avec la qualité de fils qu’elle peut fabriquer, et à sa vitesse, et que s’il faut recommencer, c’est tout à fait normal pour les araignées. De toute façon, ainsi est faite leur vie, elles tissent à longueur de temps.

Et au pays des araignées, on ne peut pas tisser la toile à la place d’une autre araignée, même si l’on en est très proche, ou qu’on voudrait lui rendre service. Ainsi, Nina pouvait montrer à Katarina des choses, témoigner de ses apprentissages, lui tendre parfois une patte, observer sa façon de faire mais, non, pas faire à sa place !

Alors pendant ce temps, Katarina courait elle, non pas après les meilleures écoles pour apprendre comme sa mère l’avait fait autrefois, mais après les boutiques. Cela peut paraître absurde car normalement, les araignées tissent leurs toiles sans rien acheter. Car tout se trouve dans la nature.

Mais depuis quelques années et surtout depuis que les humains prenaient de plus en plus de place, c’était devenu pour les araignées de plus en plus difficile de vivre en paix, en sécurité et en harmonie avec la nature.

Alors des araignées peu scrupuleuses (enfin pas toutes) faisaient croire à des araignées naïves qu’en achetant toutes sortes de fils, de matières, des gants pour protéger leurs pattes, d’aiguilles à tricoter, et même de parcelles de terre, qu’elles pourraient ainsi plus aisément construire leurs toiles.

Et Katarina faisait partie de ces petites araignées qui croyaient les commerçants qui vendaient plus d’illusions que de réalité, en leur faisant croire qu’elles seraient plus heureuses avec d’autres choses. Comme par exemple en ayant d’autres fils que les siens, avec des appareils pour passer des messages à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit aux autres araignées, qui croyaient alors qu’elles avaient plus d’importance selon le nombre reçu !

Aussi, Katarina restait branchée dans l’attente désespérée d’un nouveau message… qui lui donnerait l’illusion (encore une !) qu’elle est plus aimée ou qu’elle a plus de valeur.

Mais personne ne lui avait dit que sa vraie valeur, elle serait la seule à la trouver, elle-même, à l’intérieur de son ventre, de son cœur et de sa tête, dans le silence de la nuit, dans la douceur de l’ennui, au gré de ses péripéties, en regardant les nuages, en observant les étoiles, en caressant ses rêves, en chatouillant ses désirs, en effleurant ses larmes.

Non, personne ne lui avait appris cela. Alors moi, je lui dis, je lui chuchote à l’oreille, pour qu’un jour, elle puisse se rappeler. Et le jour où tu seras prête, ma douce et tendre Katarina, tu pourras lire et relire autant de fois ce conte qu’il te plaira, autant de fois que tu en auras besoin.

Et j’écris ce conte pour toutes les autres araignées qui vivent sur cette planète, qui courent après quelque chose, en ne sachant pas toujours quoi, ni comment faire.

J’ai moi aussi été une araignée autrefois. Je le suis encore à certains moments. Mais je me transforme parfois les soirs de pleine lune en hirondelle, en ange ou en démon, en loup, en singe ou bien d’autres choses encore, au gré de mes envies, au gré de mes péripéties…

Je vous souhaite d’en faire tout autant. Car il est si bon de se transformer… »

Si ce conte vous a plu, je vous invite à en lire un autre sur mon blog : le conte de la petite castorette rondelette.

Geneviève vend son livre par internet et je le recommande chaleureusement :

http://www.thebookedition.com/contes-pour-etre-soi-m-aime-genevieve-abraham-p-129774.html

 

Vous pouvez également consulter son site internet :

http://etresoimaime.weebly.com/

 

Le conte de la petite castorette rondelette

Anaïs EUVERTE post on juin 30th, 2015
Posted in Outils de communication Tags:conte , méthode espere

dessin conte de la petite castorette

 

 

 

 

 

Bonjour,

J’accueille aujourd’hui un article invité de mon amie et collègue Geneviève ABRAHAM …sous forme de conte 🙂

 

« Bonjour, 

Je souhaite vous partager un outil de la Méthode ESPERE® que j’aime tout particulièrement : les contes. 
Ils sont pour moi une manière de me relier, de faire parler mon inconscient, de rêver et de tout un tas d’autres choses.
Je vais bientôt publier mon 1er livre de contes.
Je vous offre aujourd’hui celui-ci et vous dis à très bientôt :

 

Il était une fois une castorette un peu pataude et rondelette. Pourtant, elle était très active et faisait plein de choses que font les castors : couper le bois avec ses dents, ronger, faire des barrages, porter le bois à la rivière, faire des provisions pour l’hiver… Malgré tout cela, il lui restait quelques kilos en trop.

C’était une petite castorette pleine de vie et d’en vie. Mais ça ne se voyait guère. Elle le cachait même. Oh non pas exprès, mais par peur, par flemme, par simplicité. Elle faisait déjà plein d’efforts ailleurs, elle n’allait pas encore en plus faire un régime et modifier toute son alimentation !

Ça lui arrivait pourtant parfois de manger différemment, mais alors il ne s’agissait plus d’efforts, c’était tout naturel pour elle, lorsqu’arrivait la saison des bons fruits bien juteux…

Mais de là à être tous les jours une castorette mince, fine, élégante, et tout le reste, ah ça non ! Au moins, là, pas d’effort, pas de peur et en plus, elle pouvait manger autant de noisettes, de feuilles et de fleurs qu’elle le souhaitait (en plus des fruits bien sûr… quand il en restait !).

Et puis, un beau jour, elle eut envie non plus de paraître mais de « par-être » ce qu’elle était vraiment au fond d’elle-même : une petite castorette remplie de vitalité qui prend soin d’elle-même et de son corps, une petite castorette soyeuse, soi rieuse, soi soi-m’aime, soi pleine de vie.

Enfin, ce que je dis est un peu faux car ça, ça faisait bien des années qu’elle le souhaitait au fond d’elle-même. Mais, cette fois, elle en eut marre de paraître ce qu’elle n’était pas, alors elle prit son courage à deux pattes et alla voir son ami renard le guérisseur.

Celui-ci, en fonction des besoins, aidait les gens à devenir eux-mêmes. Il ne trichait pas comme le faisaient certains pour gagner de l’argent. Lui, il prenait le temps d’entendre, d’écouter si l’animal était prêt, si c’était bien un vrai désir et non une lubie momentanée, et s’il serait capable de changer en profondeur.

Car il ne suffisait pas de se faire opérer pour retrouver la vue, encore fallait-il être prêt à y voir plus clair.

Ainsi notre petite castorette alla le voir et il lui fit entendre ce jour là qu’il était temps de lui faire « casse-tort » pour enfin pouvoir « par-être » ce qu’elle était devenue : une petite castorette prête à ne plus cacher ses peurs mais à les affronter et une castorette dynamique, pleine d’entrain, de vivacité et de vitalité.

Adieu casse tort, bonjour par être ! »

 

Vous pouvez retrouver Geneviève sur son site :

http://etresoimaime.weebly.com/

Apprendre l’hygiène relationnelle à nos enfants

Il y a quelques jour, j’ai eu une discussion avec mon fils de 3 ans après l’école :

-« Maman, Lilian m’a dit « t’es pas beau »…

– Ah bon, et toi comment tu l’as vécu?

– C’était pas bien…

-Ok, alors je vais t’apprendre à jeter les messages caca, les messages qui ne sont pas bons pour toi ».

 

J’ai écrit la phrase « t’es pas beau »sur un bout de papier, et j’ai proposé à mon fils de le froisser et de le jeter à la poubelle. Il était ravi de l’opération et cela a permis de dédramatiser complètement cette situation.

Désormais je prends le temps avec lui, de voir s’il a reçu du bon et du moins bon dans la journée  et chaque fois, qu’il y aura du mauvais, je lui proposerai de le jeter dans la poubelle relationnelle.

Cette poubelle est destinée à recevoir tous les messages que nous ne souhaitons pas garder en nous. C’est une poubelle réservée à cela.

Nous ne pouvons pas contrôler tous les messages qui se déposent sur nos enfants…mais nous pouvons leur donner les moyens de ne pas les garder en eux…. et de conserver ainsi leur confiance en soi et leur estime de soi.

La poubelle relationnelle est un outil de la Méthode ESPERE® que je vous invite à expérimenter, pour vos enfants, mais aussi pour vous-même.

Nous ne pouvons pas empêcher quelqu’un de prononcer des paroles ou d’avoir tel comportement… par contre, il est toujours possible de ne pas laisser ces paroles ou ce comportement avoir de l’effet sur nous…il est toujours possible de s’en libérer.

C’est ce que Jacques Salomé appelle l’hygiène relationnelle. C’est un véritable apprentissage de la responsabilisation : si je ne peux pas changer l’autre, je peux toutefois gérer différemment ce qui me vient de lui.

Je vous invite à l’expérimenter par vous-même 😉

 

A bientôt !

 

 

 

La visualisation, comme outil de communication

DSCN2672Je vous présente aujourd’hui un des outils originaux de la Méthode ESPERE:  la visualisation externe.

La visualisation est un facilitateur de la communication.

Elle consiste à montrer ce dont on parle avec des objets. Par exemple, une écharpe permet de montrer la relation. De même, je peux prendre un objet (une pierre, un bâton…) pour montrer quelque chose qui m’habite, par exemple un ressenti. Je montre par exemple ainsi ma tristesse ou ma colère.

Oui, je prends le risque que vous trouviez cela bizarre ou tout du moins original 😉

Personnellement, je peux témoigner des bienfaits de cet outil que j’utilise très régulièrement, et notamment en consultation.

Alors voici les vertus de la visualisation :

1) Elle permet de faire une place à ce qui  nous habite.

Exemple : je ressens de la tristesse. je prends cette boule de bois pour la visualiser, cela me permet de laisser une place à cette tristesse. J’apprends ainsi à accueillir mes émotions, au lieu de les réprimer.

2) Faire cette démarche me permet d’éviter que ce que je ressens ne m’envahisse complètement.

En faisant cette visualisation, j’évite que ce ressenti prenne toute la place : cette tristesse existe mais je ne suis pas que cela, j’ai plein d’autres choses à l’intérieur de moi. Je ne me confonds pas avec ce que je ressens.

3) Je peux montrer à l’autre ce que je vis.

Exemple : je prends cette pierre pour te montrer ma peur face à ta demande et peut-être que tu seras étonné de voir un tel objet et que cela te permettra de mieux voir et entendre ma peur…

C’est donc un véritable moyen de communication. En effet, Jacques Salomé nous dit que les mots sont nécessaires mais pas toujours suffisants pour communiquer…

4) Je permets à l’autre de différencier ma personne et ce que je dis.

Exemple : Si j’ai une demande à faire à quelqu’un, je peux la montrer à l’aide d’un objet, cela évitera qu’il me confonde avec cette demande. Si je souhaite être augmenté par mon employeur, je ne veux pas être disqualifié parce qu’il ne peut pas y répondre favorablement, je souhaite avoir une réponse à cette demande, non sur ma personne. La visualisation permet cela.

5) C’est un outil ludique et qui peut parler à chacun.

La visualisation est un moyen très intéressant de sortir des malentendus, et elle est compréhensible par chacun.

Plus la relation est proche avec quelqu’un, plus les malentendus sont possibles et la visualisation est une véritable respiration dans la communication.

Comment faire pour utiliser la visualisation ?

Tous les objets peuvent être utilisés (évitez toutefois les objets dangereux…). Si vous êtes à table par exemple, vous pouvez montrer ce que vous dites avec ce qui se trouve autour de vous : verre, sel, poivre, serviette… Il est possible d’utiliser des peluches, des jouets, ou des objets du quotidien…

Vous pouvez montrer une personne, un ressenti, un comportement, une parole… bref tout peut être visualisé !

Je vous propose d’essayer cet outil à partir de situations faciles, celles qui vous paraissent simples, sans grand enjeu.  Je suis prête à vous aider si vous avez des questions. Je vous invite à les poser dans les commentaires sous l’article.

Je vous souhaite une belle expérimentation et à très bientôt !

 

 

 

 

 

 

Faire sa carte d’identité relationnelle

Nous entrons bien souvent en relation, sans dire qui nous sommes, ce que nous attendons de cette relation et ce que nous pouvons donner. Cela génère des non-dits et des incompréhensions qui peuvent parfois se révéler des années après. Car même si nous n’en parlons pas, nous avons toujours des attentes dans une relation.

Je vous propose donc de sortir du non-dit. Pour construire des relations sur des bases saines, je vous invite à utiliser la carte d’identité relationnelle. Cet outil va vous permettre de vous positionner face à votre interlocuteur tout en lui demandant si possible de procéder au même exercice.

Le mieux est de se préparer avant d’échanger avec l’autre, en écrivant.

Chaque relation donne lieu à une carte d’identité distincte : je n’attends pas la même chose de mon employeur que de mon conjoint 😉

Donc, je vous invite pour cet exercice à choisir la relation pour laquelle vous allez établir votre carte d’identité relationnelle.

Vous allez ensuite compléter trois cases :

1) Vos attentes

Il s’agit de ce que vous attendez dans cette relation.

Ex : au travail, peut-être attendez-vous un salaire, mais aussi de la reconnaissance sous forme de remerciements ou autres gratifications, le respect de votre vie personnelle…

Dans la relation de couple, vous attendez peut-être des câlins, une écoute, fonder une famille…

2) Vos apports

Il s’agit de que vous apportez, ce que vous investissez, ce que vous donnez dans cette relation.

Ex : au travail, je peux apporter mon diplôme, mon expérience professionnelle mais aussi mes relations dans tel secteur…

Dans une relation de couple, je peux apporter mon goût et mon talent en cuisine, mon écoute, mon soutien, mes passions..

Pour que la carte d’identité joue pleinement son rôle, il est important de concrétiser, de détailler à chaque fois en donnant des exemples si besoin.

3) Vos zones d’intolérance

C’est ce que vous ne pouvez supporter et qui pourrait vous faire remettre en cause la relation.

Ex : du harcèlement, de la violence peuvent être des zones d’intolérance.

L’idéal est ensuite de mettre en lien les cartes d’identité des deux personnes concernées. Par exemple, cet exercice est très utile dans le cadre d’une relation de couple : chacun le fait par écrit et ensuite les partenaires échangent. Ils peuvent s’apercevoir que les apports de l’un comblent les attentes de l’autre ou au contraire que ce n’est pas le cas. Tout en sachant qu’il est rare voire impossible qu’une relation puisse combler toutes les attentes d’une personne, cet outil est un très bon moyen de conscientiser si nous sommes plutôt comblés ou frustrés dans une relation.

Alors, pour concrétiser cela, voici ma carte d’identité relationnelle en tant que blogueuse vis-à-vis de vous mes lecteurs 🙂

Mes attentes : dans ma relation avec vous, j’attends avant tout d’être lue par vous et si possible d’avoir un écho de votre part, quand cela est juste pour vous. J’aime savoir si un article vous plaît ou vous dérange ou vous interpelle. J’ai comme attente également de bâtir une relation de confiance avec vous et de vous donner l’envie de venir me rencontrer en stage par exemple.

Mes apports : je vous apporte ma passion pour les relations humaines : ma formation à la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, mon expérience de formatrice et consultante en relations humaines ainsi que mon expérience de vie, à travers les articles de mon blog, mais aussi les consultations, les stages et les formations que je propose. Je vous apporte mes réponses à vos questions si vous en avez, en matière de communication et de relations.

Mes zones d’intolérance : le système SAPPE , sur ce  blog, je souhaite que la Méthode ESPERE® soit pratiquée et non le système SAPPE. Je ne tolérerai pas non plus le recours à la violence sous quelque forme que ce soit.

Voilà, alors vous vous en doutez peut-être, je vais vous inviter à faire de même et à me transmettre votre carte d’identité relationnelle  :  quels sont vos apports, vos attentes et vos zones d’intolérance dans la relation que vous avez en tant que lecteur avec moi ?

Vous pouvez le faire dans les commentaires en dessous ou par mail si vous préférez : anaiseuverte@yahoo.fr.

Merci à vous si vous faites cet effort de vous positionner dans la relation que nous entretenons ensemble 🙂

Mode d’emploi du bâton de parole, un outil très utile de la Méthode ESPERE®

Le bâton de parole est une tradition nord-amérindienne, que Jacques Salomé a intégré dans la Méthode ESPERE®.

C’est un outil merveilleux qui permet de réguler la parole dans un groupe.

Pourquoi le bâton de parole ?

Dans un groupe, les personnes se coupent souvent la parole, que ce soit en famille, au travail, entre amis… Même si nous savons qu’il « faut » attendre que l’autre ait fini de parler pour dire notre idée, il est parfois difficile d’attendre que l’autre ait terminé pour placer notre point de vue. Et surtout si ce que nous dit l’autre ne nous plaît pas ou résonne en nous…

Or lorsque nous nous coupons la parole, les mots de l’un n’arrivent pas jusqu’à l’autre et la communication devient stérile.

Voilà pourquoi, au-delà d’une simple règle d’écoute et de communication, je vous propose de mettre en pratique le bâton de parole.

Comment ça marche ?

C’est très simple. Je vous invite à choisir un objet qui symbolisera cette fonction : il peut s’agir d’un bâton, d’une peluche, ou tout autre objet. Une cuiller ou un stylo peuvent très bien faire l’affaire selon le contexte dans lequel vous vous trouvez.

Il s’agira alors de présenter au groupe cet objet comme étant le bâton de parole, ce qui signifie qu’il a pour fonction de vous aider à réguler les échanges.

Règles d’utilisation du bâton de parole

Voici quelques règles très simples pour utiliser le bâton de parole.

1) Celui qui souhaite parler et être entendu par les autres, prend le bâton de parole.

2) Les autres s’engagent à écouter la personne qui détient le bâton de parole sans l’interrompre et sans la juger.

3) La personne qui détient le bâton de parole parle d’elle en utilisant au maximum le « je ». Elle est invitée à témoigner d’elle et à ne pas parler sur l’autre.

4) La personne qui détient le bâton de parole s’engage à aller à l’essentiel afin de ne pas monopoliser la parole.

5) Quand une personne a fini de parler, elle repose le bâton de parole au milieu de la table.

Le plus simple est de tester cet outil à la table familiale, avec vos enfants par exemple. Ils sont généralement très preneurs !

A travers cet outil, vous pourrez constater que la règle (ne pas interrompre l’autre quand il parle) a beaucoup plus de poids et est mieux respectée en la visualisant à l’aide du bâton de parole.

Découvrez l’écharpe relationnelle, un outil essentiel de la Méthode ESPERE® 

L'écharpe relationnelle

L’écharpe relationnelle

L’écharpe relationnelle est un outil de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, qui permet de prendre conscience de notre responsabilité dans nos relations et nous aide ainsi à mieux nous positionner.

En effet, lorsque nous sommes en relation avec quelqu’un, nous ne voyons pas la relation qu’il y a entre nous et pourtant elle existe.

Par exemple, nous avons une relation avec notre conjoint(e), celle-ci existe bien, même si elle est invisible, et elle est différente de celle que nous avons avec nos enfants, avec notre chef etc… Chaque relation est unique.

Utiliser l’écharpe relationnelle va nous permettre de montrer le lien qu’il y a entre nous et de voir qu’il existe, indépendamment des personnes qu’il relie.

Ainsi nous sommes toujours trois dans une relation : moi, l’autre et la relation.

L’écharpe relationnelle nous permet de voir que chacun tient un bout, une extrémité de cette relation.

Chacun est responsable de son bout : je suis responsable de ce que je dis, ce que je fais, ce que je ressens… et l’autre est responsable de la même façon de ses paroles, de ses actes, de ses ressentis…

Avoir recours à l’écharpe relationnelle nous permet de nous responsabiliser : nous sommes responsables à 50 % de nos relations, ni plus ni moins.

Lorsque nous restons bien à notre bout de la relation, la communication est plus fluide, plus authentique, nous parlons de nous à l’autre, nous utilisons au maximum le « je ».

Les difficultés arrivent quand nous nous mettons au bout de l’autre, à sa place. Cela se manifeste de la façon suivante : nous pensons pour l’autre, à sa place, et nous parlons sur lui « tu devrais faire ceci, tu n’es jamais à l’heure, tu n’as pas fait attention… ». Lorsque nous faisons cela, nous lâchons en quelque sorte notre bout d’écharpe et nous venons prendre celui de l’autre personne. Au lieu de dire ce que nous ressentons et ce que nous voulons, nous parlons sur l’autre. C’est pourquoi l’autre personne peut se sentir étouffée, dépossédée de son vécu, infantilisée… c’est comme si elle n’était pas capable de gérer seule son bout de la relation !

Or c’est ce mode de communication que nous pratiquons bien souvent : le positionnement et la responsabilisation ne coulent pas de source, nous avons parfois subi la parole d’un autre sur nous : parents, professeurs… et retrouver sa propre parole n’est pas évident en soi.

Le principe de la visualisation, développé par Jacques Salomé,  notamment avec l’écharpe, consiste justement à changer nos habitudes relationnelles. Les mots ne sont pas toujours suffisants, en matière de communication et le recours à la visualisation s’avère très utile pour conscientiser et mettre en pratique une communication plus responsable.

C’est pourquoi je vous invite à utiliser l’écharpe relationnelle pour mieux vous positionner dans vos relations, en gardant à l’esprit que vous n’êtes responsables que de votre extrémité de la relation.

Je vous propose de mettre en pratique concrètement cet outil, c’est facile : prenez une écharpe ou un foulard et osez la tendre à quelqu’un, surtout si la relation est proche et si la communication est difficile. Cela vous permettra de vous positionner à votre bout de la relation, et de laisser l’autre prendre sa place.

Voici un exemple d’application concrète : si je suis énervée par le comportement de quelqu’un, je peux utiliser l’écharpe relationnelle pour dire ce que je ressens à mon bout de la relation par rapport à ce comportement. Cela permettra de conscientiser que ce n’est pas l’autre qui m’énerve mais moi qui suis énervée par rapport à son acte 😉 Avec l’écharpe, je vois bien que je suis responsable de ce que je ressens et de ce que je fais de mon énervement : l’autre est responsable de son comportement, pas de mon ressenti. Je vais ainsi pouvoir parler à mon bout : dire « je suis énervée » plutôt que « tu m’énerves », dire mes attentes plutôt que des reproches…

Je vous invite d’ailleurs à consulter ici un précédent article que j’ai rédigé sur les différentes façons de mieux communiquer

L’écharpe relationnelle vous permettra, je l’espère, de vous responsabiliser et d’améliorer la qualité de vos relations.

Si vous avez des questions, des expériences à partager, je vous invite à le faire dans les commentaires!

Un outil de communication efficace : la confirmation

la confirmation Je vais vous présenter un outil à la fois simple et efficace de communication, tel qu’il est proposé par la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

Cet outil permet d’entendre l’autre dans ce qu’il dit, sans pour autant approuver son point de vue. En effet, il est toujours possible d’écouter une personne dans ce qu’elle dit, même si nous ne partageons pas son opinion.

Cet outil s’appelle la confirmation : il s’agit de confirmer l’autre dans ce qu’il dit, c’est-à-dire de reconnaître son point de vue ou son ressenti comme étant le sien et ce, même si nous ne le partageons pas.

En voici un exemple : vous discutez avec votre ami d’un film que vous êtes allés voir ensemble au cinéma. Lui a beaucoup aimé ce film, et vous l’avez trouvé médiocre. Voici ce que donne ce type de communication généralement :

« J’ai adoré ce film !

-non, moi j’ai détesté… ».

C’est-à-dire que bien souvent, nous nions la parole de l’autre, comme s’il n’était pas possible qu’une autre personne ait une opinion différente de la nôtre. Cela donne des échanges plutôt pauvres.

C’est là que la confirmation intervient 🙂 : au lieu de  dire, « non, moi j’ai détesté », il est possible de répondre « oui, j’entends que tu as adoré ce film, peux-tu me dire ce que tu as aimé…? Pour ma part, j’ai détesté ce film… »

L’utilisation de la confirmation permet à votre interlocuteur de se sentir entendu. Elle permet à celui qui confirme d’apposer ensuite son point de vue, même s’il est différent, sans pour autant entrer en conflit.

Dans cette façon de communiquer, la parole de chacun est respectée.

La confirmation peut toujours être pratiquée, même (et surtout) dans des situations conflictuelles. Si votre chef vous dit  » vous êtes vraiment un incapable », je vous invite à pratiquer la confirmation, ce qui pourrait donner : « oui, j’entends que vous me voyez comme un incapable… » Il serait même possible d’ajouter :  « c’est votre point de vue, je ne le partage pas ».

Dans cet exemple, la confirmation a aussi un rôle de mise à distance nécessaire face à des paroles toxiques.

Ce n’est pas parce que l’autre vous voit comme incapable ou nul que vous l’êtes. La confirmation vous permettra de bien entendre qu’il s’agit du point de vue de cette personne, et que cela ne signifie pas que c’est une vérité.

Pour pratiquer la confirmation, je vous invite à commencer votre phrase en disant « oui,… » Ce oui signifie que vous accueillez la parole de l’autre, non pas que vous l’approuvez. Ensuite, il s’agira de reformuler ce que la personne a dit, avec les mots qu’elle a employés, de préférence. Après avoir fait cela, le champ est libre : vous pouvez poser des questions pour en savoir plus et écouter votre interlocuteur, ou directement faire part de votre ressenti ou de votre point de vue, selon les situations.

J’espère vous avoir donné envie de mettre en pratique cet outil relationnel. Si vous en faites l’expérience, je vous invite à témoigner dans les commentaires, cela pourra aider les autres !