Category Archive:La relation à soi

Mieux communiquer… avec soi-même !

La première personne avec qui nous sommes en relation… c’est nous-même.

Je vous propose quelques pistes pour améliorer la relation que vous entretenez avec vous-même :

1) Être à l’écoute de soi

Avez-vous l’impression de vous écouter?

S’écouter, cela signifie prêter attention à ce qui se passe à l’intérieur de soi : ses émotions, ses ressentis, ses pensées, ses désirs, ses besoins… Prêtez-vous attention à ce qui vous habite ? Y accordez-vous de l’importance ou négligez-vous cette partie de vous ?

De nombreuses personnes n’ont pas cette habitude de s’intéresser à ce qu’elles vivent… Pourtant, comment envisager d’entretenir de bonnes relations avec les autres si nous ne savons pas qui nous sommes et de quoi nous avons  besoin ?

Si vous ne savez pas comment vous écouter, il y a plusieurs façons de créer ce chemin vers soi-même. Je vous propose d’abord dans chaque situation de la vie, de vous habituer à vous demander : « comment je vis cette situation ? Est-ce agréable ou désagréable? » Vous pouvez aussi ressentir ce qui se passe dans votre corps, qui est un très bon indicateur d’un bien-être ou d’un malaise.

La méditation et la relaxation peuvent aussi vous aider à vous connecter à vos ressentis. Vous aurez sans doute besoin de temps pour cela, de prévoir un moment dans la journée pour vous habituer à vous écouter et cela deviendra ensuite de plus en plus naturel.

2) Se respecter

Une fois que l’on sait s’écouter, il s’agit de se prendre en compte : de tenir compte de ce qu’on ressent, de ce qu’on vit pour prendre des décisions et agir.

Si par exemple, je ressens un mal-être dans une situation, il est important de pouvoir l’écouter et d’en être conscient et aussi de trouver un moyen de sortir de cette situation ou de la vivre autrement.

C’est la notion du respect de soi : quand je me respecte, je tiens compte de ce que je ressens pour conduire ma vie. Si je ne me respecte pas, je vais laisser de côté ce que je ressens pour faire plaisir aux autres ou par peur de faire de la peine par exemple. Cela demande parfois un véritable apprentissage pour pouvoir s’affirmer tel que l’on est.

 

3) Développer une communication bienveillante envers soi-même

Comment vous parlez-vous à vous-même ? Avez-vous des paroles faites d’encouragements, de bienveillance et de réconfort… ou avez-vous plutôt à votre encontre des reproches, des critiques et des dévalorisations? Pratiquez-vous le système SAPPE envers votre propre personne ?

Écoutez bien ce que vous vous dites à l’intérieur de vous, lorsque vous rencontrez un obstacle, lorsque les choses ne vont pas comme vous le voulez… Quelle attitude développez-vous envers vous-même?

C’est très important de prendre conscience de la façon dont on se parle. Car cela peut vraiment nous enfermer dans nos difficultés ou au contraire nous permettre de rebondir.

Cette bienveillance nous permet d’accepter nos échecs, de consoler nos tristesses et elle nous donne le courage et le désir d’aller de l’avant, pour donner le meilleur de soi.

Nous nous parlons souvent comme les autres nous ont parlé et notamment les personnes significatives de notre existence (surtout nos parents). Cependant, et même si vous avez reçu beaucoup de paroles toxiques dans votre enfance, il n’est jamais trop tard pour commencer à se parler autrement et à se regarder avec amour et bienveillance.

 

Et pour vous encourager sur cette voie, voici un extrait d’un livre de Jacques Salomé (Si je m’écoutais, je m’entendrais) :

« Prenez soin de vous réellement, journellement. Vous êtes unique et extraordinaire… même si vous l’avez oublié. Vivez comme si vous étiez seul et acceptez de vous relier aux autres chaque fois que cela vous paraît possible…

Voyez les autres comme des cadeaux et, mieux encore, comme des présents qui enrichissent votre vie.

La pire des solitudes n’est pas d’être seul, c’est d’être un compagnon épouvantable pour soi-même…en s’ennuyant en sa propre compagnie.

Alors n’hésitez plus, soyez un bon compagnon pour vous…

Votre vie vous le rendra au centuple. »

 

Je vous souhaite de belles découvertes sur le chemin de la relation à soi 🙂

 

 

 

 

Le meilleur expert, c’est vous !

Guérir son passé avec la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Dans un précédent article, je vous ai parlé du retentissement, c’est -à-dire des blessures anciennes et des situations inachevées de notre passé. Je vous ai dit que ces événements de notre passé peuvent resurgir à l’occasion d’une situation parfois banale au présent.

Si vous ne l’avez pas encore visionnée, je vous invite à ce sujet à regarder cette vidéo de Jacques Salomé qui explique cela très bien.

Certaines personnes sont dites ainsi colériques ou trop sensibles ou timides… En réalité, c’est qu’elles ont en elles des situations inachevées, des blessures qui ne sont pas cicatrisées et qui se réveillent encore au présent. Si vous vous sentez encombré par vos émotions, par le réactionnel… Si vos mots dépassent parfois ce que vous pensez et que vous avez tendance à vous emporter… c’est qu’il y a en vous des zones de vulnérabilité, des retentissements. Pour ne plus être encombré par le réactionnel, pour mettre en place une façon de communiquer plus bienveillante et sereine, il va donc être nécessaire parfois de faire un travail d’écoute et d’archéologie personnelle.

La première étape est bien sûr la prise de conscience. C’est un grand pas de conscientiser ce qui nous fait souffrir et de pouvoir entendre que nous sommes seuls porteurs de ces souffrances. Cela signifie alors arrêter d’accuser les autres et prendre la pleine responsabilité de ce que nous vivons.

Il s’agira ensuite de tenter de faire une reliance (un pont, un lien) entre la situation actuelle (je m’énerve contre mon chef) et la situation du passé qui est réactivée (cela me renvoie à une dispute avec mon père quand j’étais adolescente).

Cette reliance n’a rien d’évident, il n’est pas toujours possible de trouver le lien entre ces 2 situations qui peuvent a priori sembler très différentes. C’est pourquoi les praticiens de la Méthode ESPERE® utilisent l’outil de la visualisation, qui consiste à montrer avec des objets ce dont on parle. Ainsi grâce à l’objet, la personne peut faire des associations libres et retrouver souvent l’événement en question.

A ce stade, nous devenons conscients de ce qui se rejoue pour nous à travers une situation banale du quotidien.

Pour autant la prise de conscience ne constitue qu’une étape et n’est pas en tant que telle une guérison. Pour se libérer de la charge émotionnelle de cet événement, il s’agit en effet de pouvoir passer à l’action.

Et c’est là que se situe selon moi l’un des apports majeurs et toute l’originalité de la Méthode ESPERE®.

Pour guérir, il s’agira en effet de pouvoir donner du sens, mettre des mots là où ils ont manqué et pouvoir apporter des soins symboliques.

Ce sont les démarches symboliques qui permettent de panser une blessure et d’achever une situation restée en suspens. L’idée qui sous-tend cela est que même si je ne peux pas changer mon passé, je peux changer la relation avec mon passé.

Et ce qui est impossible dans la réalité devient possible dans le registre symbolique !

Voici un exemple de démarche symbolique : la restitution consiste à rendre symboliquement à quelqu’un des paroles qu’il a prononcées, ou un acte qu’il a déposé sur nous.

Cette démarche peut être proposée par exemple à un adulte qui prend conscience que son père a déposé des violences sur lui pendant l’enfance. Si cet adulte porte encore ces violences  en lui et que cela l’encombre, il a la possibilité de prendre un objet pour symboliser chacune des violences reçues et de les restituer à son père en explicitant cette démarche. En effet, les violences appartiennent à son père, et il n’est pas nécessaire ni souhaitable de les garder en soi.

Les démarches symboliques peuvent donc nous permettre de nous libérer de ce qui nous encombre. Il est aussi possible de renoncer à une croyance, à une mission, à une injonction que nous nous sommes données.

Il est possible également par le symbolique de s’autoriser à désirer quelque chose, même si cela n’est pas possible pour l’instant : prendre soin d’un désir de vivre en couple par exemple, en choisissant un bel objet pour ce désir et le garder avec soi, s’y relier le plus possible.

Important : les démarches symboliques sont toujours faites dans le respect de soi et de l’autre. Elles ne peuvent jamais consister en un recours à la violence.

En pratiquant des démarches symboliques, nous prenons soin de nous et nous nous respectons dans toutes nos dimensions. Il n’y a rien de magique dans cela, juste une libération d’énergies qui nous encombrent et la rencontre avec le meilleur de nous-mêmes.

Pour aller plus loin dans les démarches symboliques, je vous suggère de lire mon article sur l’amour en soi dans le deuil.

Vous pouvez également vous abonner à mon blog et je vous enverrai (gratuitement) mon e-book « Transformez votre vie grâce aux démarches symboliques » qui vous explique comment mettre en oeuvre ces démarches dans votre vie à partir de mon expérience personnelle.

Mieux communiquer en sortant du réactionnel (2ème partie)

Dans mon article précédent, je vous ai parlé du réactionnel et de ses différentes formes afin de vous permettre de le repérer et de trouver d’autres modes de communication, plus relationnels. Pour rappel, le réactionnel constitue l’ensemble des comportements que nous avons lorsque nous sommes émotionnellement touchés sans véritablement écouter et accepter notre ressenti. Les exemples les plus fréquents en sont la colère, l’énervement, l’agacement…

Je poursuis aujourd’hui avec le décodage de nos émotions. Afin de cesser d’être dans le réactionnel, il s’agit d’écouter nos émotions et de se demander ce que celles-ci ont à nous dire.

Que signifient nos émotions ?

C’est grâce à la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé que j’ai appris une règle d’hygiène relationnelle essentielle : les émotions sont le langage du retentissement ou de la résonance.

Elles sont le signe qu’une partie de notre passé refait surface.

Le retentissement peut venir de deux choses :

une blessure ancienne qui est réveillée par le contexte présent : je parle des blessures de l’enfance dont Jacques Salomé nous dit qu’elles se mettent en place avant l’âge de 10 ans.
Ces blessures sont : l’impuissance, la trahison, l’injustice, l’humiliation, le rejet et l’abandon.
Chacun d’entre nous porte des blessures, plus ou moins importantes, mais surtout plus ou moins cicatrisées, en fonction de son parcours de vie et de ses possibilités de résilience.
Une blessure non cicatrisée est à vif et peut donc faire très mal si on y touche, tout comme une blessure physique.

Exemple : une personne qui a une blessure d’abandon mal cicatrisée peut voir celle-ci se réveiller à de multiples occasions : séparations, deuils, mais aussi de façon moins évidente face à des événements plus banals comme des retards de ses proches, des oublis…Chaque fois que cette personne sera confrontée à un événement qui la renverra à sa blessure d’abandon, elle sera émotionnellement touchée, remuée fortement.

une situation inachevée qui se réactive est un autre cas de retentissement. Il s’agit de toutes ces situations de notre vie qui sont restées en suspens et sur lesquelles nous n’avons pas pu mettre de mots : nous n’avons pas pu achever ces moments de notre vie.

Exemple : j’ai reçu une violence de la part d’une personne, je reste encore aujourd’hui dépositaire de cette violence, et j’en éprouve de la souffrance.
Cette situation va se réactiver à l’occasion d’un conflit par exemple et me faire éprouver une forte émotion.

Ainsi, chaque fois que vous ressentez une forte émotion, je vous invite à entendre que c’est le langage du retentissement et qu’une blessure ancienne ou une situation inachevée s’est réactivée.

Cela constitue déjà un pas important vers l’écoute de soi et la responsabilisation.

Dans un second temps, surtout si vous remarquez que vous êtes souvent dans le réactionnel et que cela vous pèse, il sera souhaitable d’aller un peu plus loin et de pouvoir entendre ce retentissement. Il est possible justement d’établir un lien, une reliance entre l’événement présent face auquel vous ressentez une forte émotion et le retentissement, cette partie de votre passé qui se réveille.

Établir des liens entre notre présent et notre histoire

La Méthode ESPERE® apporte une méthodologie très puissante pour faire ce lien et entendre quel événement de notre histoire s’est réactivé. Car il y a parfois un décalage, temporel et situationnel, très important entre cette blessure et le moment présent…
Par exemple, mon désarroi face à l’attitude distante de mon conjoint me renvoie peut-être à un abandon dans mon enfance. Vous pouvez le percevoir, l’analogie n’est pas forcément évidente 😉

C’est pourquoi, avec la Méthode ESPERE®, nous, les praticiens, utilisons en séance et en stage la visualisation. Nous proposons à la personne de choisir des objets (ou des personnes s’il s’agit d’un stage avec d’autres personnes) pour montrer la situation qui lui pose question. Lors de cette visualisation, nous l’invitons à prendre un objet qui représente le retentissement (sans savoir quelle est cette partie de son passé qui est réactivée), et à partir d’une association libre, de regarder si cet objet lui évoque une personne, une situation… C’est assez incroyable car c’est l’inconscient qui peut se manifester ainsi et bien souvent, cet exercice permet de faire des découvertes sur soi et de conscientiser enfin ses blessures.
Cela permet vraiment d’entendre (et de voir!) que ce qui se joue à travers une situation banale du présent parle en réalité de notre histoire. Ce qui reste ainsi non cicatrisé se manifeste à nouveau au présent.

Une fois que la prise de conscience est faite et que nous savons quelle situation, quelle blessure a été réveillée en nous, alors il est possible de s’en occuper enfin…

Mais c’est une autre histoire et je vous parlerai dans le prochain article des moyens que nous pouvons justement mettre en place pour guérir notre passé.

Si vous avez besoin d’éclaircissements par rapport à cet article, je vous invite à me laisser un commentaire, je répondrai volontiers 😉

Mieux communiquer en sortant du réactionnel (1ère partie)

Dans cet article, je vous propose de découvrir la notion de réactionnel, afin de repérer ce phénomène dans votre vie, et de pouvoir en sortir.

Qu’est-ce que le réactionnel ?

Le réactionnel peut être défini comme l’ensemble des comportements que nous avons lorsque nous sommes touchés émotionnellement et que nous n’écoutons pas ce ressenti. Nous sommes alors dans la répression de notre vécu intime, et dans la réaction. Cela est fréquemment le cas car nous sommes avons souvent été éduqués dans l’idée que les émotions sont une marque de faiblesse et que de toute façon il ne faut pas trop s’écouter mais plutôt faire plaisir aux adultes qui nous entourent.

Voilà pourquoi beaucoup de personnes ont le réflexe de ne pas écouter leurs émotions et sont vraiment en difficulté avec cette partie d’elles-mêmes. Cependant, les émotions ne se laissent pas refouler ainsi à la frontière de nous-mêmes 😉 elle vont réussir à « parler » quand même, à s’exprimer d’une façon qui sera souvent beaucoup plus violente…au détriment de la qualité des relations que nous entretenons, avec nous-même et avec autrui.

Comment se manifeste le réactionnel ?

Le réactionnel a de multiples visages. Il peut se manifester par :

– des comportements du type : énervement, agacement, bouderie, manifestations de colère, accusations de l’autre, prise à partie, agressivité voire violence… Dans ce cas, l’absence de reconnaissance des émotions qui nous traversent aboutit à faire porter à l’autre la responsabilité de ce qui nous habite.

Exemple : dire à l’autre « tu m’énerves ! « 

– des manifestations physiques : rougeurs, pâleurs, tremblements, sueurs froides…

Ces manifestations peuvent même être un peu spectaculaires : pertes de connaissance, évanouissements, coupures de la pensée, amnésie… Dans ce cas, il est possible que nous soyons vraiment coupés de nos émotions, à tel point que la seule manifestation possible passe par le corps.

L’inconvénient du réactionnel, c’est qu’il ne permet pas de communiquer sainement, il peut générer des conflits et des incompréhensions. Notre réaction peut dépasser complètement ce que nous aurions voulu. C’est pourquoi l’enjeu de la communication est de passer du réactionnel au relationnel.

Passer du réactionnel au relationnel

Si nous écoutions nos émotions, alors nous pourrions dire ce que nous ressentons vraiment sans accuser l’autre, sans nous accuser non plus… Nous pourrions simplement dire : je suis triste, je suis en colère, je suis joyeux, j’ai peur… sans jugement négatif par ailleurs. Nous serions alors dans l’acceptation.

C’est pourquoi la première étape d’une communication apaisée, relationnelle…est l’écoute de soi. Écouter pour accepter ce qui se passe en soi.

Écouter et entendre ce qui résonne à l’intérieur de soi…pour pouvoir en témoigner, en disant « je« .

La question à se poser, lorsque l’on est dans le réactionnel, afin de pouvoir en sortir, est : « Qu’est-ce qui est touché en moi? « . Et même si vous n’avez pas la réponse immédiatement, vous pouvez laisser cheminer en vous ce questionnement. Ce sera déjà une étape importante de franchie… qui permet de se recentrer au lieu de jeter sa réaction sur l’autre.

Car l’émotion est un langage à décoder. Je vous en parlerai davantage dans le prochain article 😉

 

 

Communiquer… à tout âge !

Comme vous le savez, j’enseigne la communication dans les rapports humains… et il n’y a pas d’âge pour commencer cet apprentissage. C’est pourquoi Jacques Salomé souhaiterait que l’on enseigne la communication à l’école, afin que chacun puisse avoir, dès l’enfance, les repères et les outils nécessaires à la construction de sa vie relationnelle.

J’ajouterai qu’il n’y a pas d’âge limite pour apprendre la communication. A l’origine d’une volonté de se former à la communication, se trouve un besoin. Un besoin de trouver des repères pour une vie relationnelle plus harmonieuse peut émerger à tout âge, en fonction des événements de la vie, des deuils, des séparations, des rencontres… Il s’agit parfois d’une prise de conscience douloureuse, de toute une remise en question de nos vieux schémas…

Parfois, lorsque nous découvrons qu’une autre façon de communiquer est possible, sans violence, nous pouvons être tentés de nous reprocher de ne pas avoir découvert cela avant, de ne pas avoir engagé cette démarche de changement plus tôt, ce qui nous aurait peut-être permis d’éviter certains conflits, certaines douleurs… C’est ce que j’observe parfois chez certaines personnes.

Oui parfois, il arrive que certains participants à mes stages, en découvrant la Méthode ESPERE® me disent : mais alors, tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, ce n’était pas bien ! La façon dont j’ai élevé mes enfants, celle dont je communique avec ma femme etc ?

C’est vrai, il peut être douloureux de réaliser, de prendre conscience que nous étions parfois aveuglés, encombrés par notre histoire, que nous répétons des schémas… Si nous empruntons aujourd’hui ce chemin de la découverte de soi et de l’autre… c’est que c’est tout simplement le bon moment, celui où nous avons à la fois un réel besoin et une ouverture au changement. Cette ouverture au changement, je la définirai comme une capacité à lâcher-prise sur l’ancien, sur ce qui ne nous convient plus… être prêt à découvrir d’autres façons d’être, de faire, de sentir…

Vous verrez peut-être autour de vous plein de personnes qui auraient bien besoin elles-aussi d’apprendre à mieux communiquer 😉 (C’est d’ailleurs toujours plus facile de le voir chez les autres que chez soi-même !)

Je vous invite alors à vous rappeler que le changement est déstabilisant et que c’est à chacun de décider s’il souhaite ou non voir advenir le changement dans sa vie.

Quel que soit votre âge, quel que soit l’endroit où vous êtes arrivé dans votre vie, sachez donc accueillir cette possibilité de changement dans votre vie quand elle se présente… sans vous juger.

Vous morfondre sur ce que vous auriez pu faire ou ne pas faire est encore une façon insidieuse de vous culpabiliser, donc de rester dans le système SAPPE, donc de ne pas changer.

Finalement, nous ne sommes pas censés savoir communiquer si personne ne nous l’a appris… Mais le jour où nous découvrons qu’il est possible d’apprendre, de faire autrement, alors il est de notre responsabilité du faire du mieux que nous pouvons, pour être mieux avec nous-même et mieux avec les autres.

Si cela passe nécessairement par des remises en question, cela n’implique pas de se culpabiliser… Au contraire, l’acceptation de ce qui est est la clé du changement.

Alors, plutôt que de regarder comment vous avez été en difficulté pour communiquer jusqu’à présent, je vous invite à diriger votre attention et vos efforts sur tout ce que vous pourrez désormais mettre en place pour changer votre façon d’être en relation avec les autres 🙂

 

 

Etre femme aujourd’hui

Je partage avec vous cet extrait d’une conférence de Jacques Salomé, à laquelle j’ai eu le bonheur d’assister 🙂

 

 

 

 

Etre fort, être fragile, qu’est-ce que ça veut dire ?

Anaïs EUVERTE post on mars 3rd, 2014
Posted in La relation à soi Tags:authenticité , force , fragilité

DSCN2655Aujourd’hui j’ai envie de vous proposer une réflexion sur le thème « être fort, être fragile »…. et plus largement sur notre besoin d’être reconnus tels que nous sommes.

Et je vais vous parler pour cela de mon expérience.

D’abord, il y a dans la Méthode ESPERE® une règle d’hygiène relationnelle qui nous enseigne à ne pas se mettre d’étiquette et à ne pas en mettre aux autres. Se mettre une étiquette, cela signifie se dire par exemple « je suis nulle », « je suis fragile »…. Au lieu de reconnaître par exemple que j’ai des difficultés à faire telle chose et une fragilité dans ce domaine. Lorsque nous nous mettons une étiquette, c’est comme si nous n’étions que cela. Si je dis que je suis fragile, c’est comme si je me confondais avec ma fragilité. Alors que si j’ai une fragilité, je ne suis pas que cela et j’ai peut-être aussi en moi des ressources et des forces.

Pendant longtemps, j’ai cru que je ne devais pas montrer mes fragilités, alors j’ai appris à les cacher et je me suis construit une sorte de masque de la fille forte. Je pensais comme cela être mieux acceptée par les autres. Je croyais qu’en montrant ma vulnérabilité, je serais forcément rejetée.

Cela avait beaucoup d’inconvénients. Comme je me montrais forte, les gens le croyaient pour la plupart, et il devenait de plus en plus difficile de montrer mes faiblesses. Or je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais un fardeau est toujours plus lourd lorsqu’on le porte seul, surtout si on doit sourire en même temps 😉

Pour partager son fardeau, encore faut-il pouvoir en parler, dire qu’il existe.

Or le plus étonnant dans cette histoire, c’est qu’à force de le faire croire aux autres, j’ai fini par y croire moi-même : croire que j’étais une fille forte. Mais au fond, je sentais bien que tout cela ne respirait pas l’authenticité et qu’une douleur vivait encore à l’intérieur de moi.

Lorsqu’un jour j’ai pu mettre à jour mes faiblesses et mes fragilités, celles-ci se sont déployées et ont pris toute la place. Je dois vous dire que ce n’était pas vraiment agréable. C’était un raz-de-marée, dont je craignais qu’il n’emporte toute ma vie sur son passage.

Heureusement non…Petit à petit, ces fragilités ont pu reprendre une place adéquate, au milieu des forces et des ressources pour composer un paysage de personnalité plus juste et plus authentique.

Ce que j’ai appris, c’est que je ne suis ni forte, ni fragile. Pour oser être moi, j’ai à accepter l’ensemble de ma personne et à la montrer au monde.

Si vous montrez votre part de fragilité aux autres, dites-vous que cela autorisera les autres à faire de même… et peut-être alors aurons-nous des relations plus authentiques.

A l’heure où il est facile de succomber à l’appel de la perfection et de la réussite dans tous les domaines, il me semble important d’avoir à l’esprit que nous sommes avant tout des êtres humains, pétris de doutes, de qualités, de lumière et d’ombre aussi…

En avoir conscience nous renforce. Montrer qui nous sommes vraiment nous fait grandir et nous ouvre à de vraies rencontres avec les autres.

Comme me l’a appris Jacques Salomé : « pour pouvoir être reconnu tel que l’on est, encore faut-il se montrer tel que l’on est ».

Et vous, quelle est la partie de vous que vous gardez pour vous par peur d’être rejeté, moqué ou désapprouvé ?

Ce peut-être une faiblesse mais aussi un talent, une qualité… Nous sommes parfois très ingénieux pour nous saboter.

Je vous invite à accueillir cette partie-là, à lui faire une belle place en vous… et aussi dans vos relations avec les autres.

Prendre soin de l’amour en nous

Anaïs EUVERTE post on janvier 27th, 2014
Posted in La relation à soi Tags:amour , deuil , séparation

Fleurs dans la forêt.Au cas où vous vivez un deuil ou une séparation

Le plus difficile quand quelqu’un meurt ou se sépare de nous, c’est de rester seul avec tout l’amour que nous avons encore pour cette personne et dont nous ne pouvons plus témoigner au quotidien…

Cet amour devient inemployé, ce qui fait que nous avons parfois tendance à l’oublier ou à le nier… croyant que notre blessure liée à la perte sera ainsi moins forte. C’est un peu comme si nous gâchions tout le positif que nous ressentions pour cette personne.

Or ce n’est pas parce que cette personne ne vit plus à vos côtés que vous n’avez plus de sentiment pour elle.

Alors que faire de tout cet amour ?

Il est possible de réaliser une démarche symbolique pour faire vivre ces sentiments présents en nous au moment d’un deuil ou d’une séparation.

Vous pourriez par exemple symboliser cet amour par un objet et en prendre soin , vous relier régulièrement à cet objet. Personnellement, je trouve que les plantes ou les arbres font de très beaux symboles d’amour. Prendre soin d’une plante ou d’un arbre que vous avez planté, l’arroser régulièrement, venir lui parler… en conscience, en réalisant qu’il s’agit de l’amour que vous avez pour cette personne.

L’intérêt d’une telle démarche, c’est de pouvoir reconnaître nos sentiments, de pouvoir mettre des mots dessus…et aussi de nous relier un peu à cet part de divin présente en chacun de nous.

Peut-être que cela vous paraîtra farfelu. Certaines personnes me disent qu’il vaut mieux oublier, que se souvenir d’une personne qui nous a quitté est trop douloureux… Faire cette démarche, c’est vrai, n’enlève rien à la tristesse ressentie et qui sera présente le temps nécessaire.

Ce geste symbolique permet seulement de faire une place au beau, de ne plus le brider et de se respecter.

La force du symbolique, c’est de créer cette paix à l’intérieur de nous, quelle que soit la nature des événements.

Je vous souhaite de prendre soin de vos sentiments, de les respecter et de leur accorder une place. Cela vous donnera une force inouïe.

Choisir ses résolutions… et les tenir !

Anaïs EUVERTE post on janvier 13th, 2014
Posted in La relation à soi Tags:résolution

Le mois de janvier est traditionnellement celui des bonnes résolutions.

Je vous propose de vous appuyer sur cette coutume bien connue pour vous épanouir un peu plus cette année… et je vous livre dans cet article mon chemin en 3 étapes pour vous aider à tenir vos résolutions 🙂

Étape n°1 : Bien choisir ses résolutions

C’est l’étape la plus importante, qui conditionne la réussite de nos engagements.

Il existe de mauvaises « bonnes résolutions » : celles qui viennent des autres et non de nous-mêmes, celles que l’on s’inflige au lieu de les choisir avec joie, celles qui sont hors de notre portée, sans égard avec nos possibilités…

Vous avez certainement connu comme moi des résolutions vite envolées passé le mois de janvier. Cela peut être décourageant et démotivant.

L’échec de nombreuses « bonnes » résolutions vient du fait que nous ne prenons pas le temps de bien les choisir.

Une résolution, c’est une décision que nous prenons.

Quand vous prenez une résolution, je vous invite à vous demander ce qui motive cette décision, quelle est son importance pour vous ainsi que sa fonction. Est-ce que cela va vraiment contribuer à votre bien-être et à votre bonheur ? Vous poser ces questions est fondamental car cela va conditionner votre investissement dans la poursuite de vos objectifs et donc la réussite de votre projet.

Je prends l’exemple de la résolution classique d’arrêter de fumer. Si vous êtes dans cette situation, je vous invite à vous demander d’où vient cette décision : est-ce la pression de votre famille ou de votre médecin ? Est-ce un réel désir présent à l’intérieur de vous ? Car le paradoxe, c’est que beaucoup de personnes commencent à fumer pour être approuvées par les autres… et s’arrêtent pour cette même raison…

Or si ce n’est pas un désir authentique et que vous prenez cette résolution pour faire plaisir aux autres ou parce que vous vous y sentez obligé, alors il n’y a rien de surprenant à ce que des difficultés apparaissent pour tenir cette résolution 😉

Arrêter de fumer, être assidu en cours, réussir ses examens, maigrir, rencontrer l’âme sœur, faire du sport ou de la musique… toutes les résolutions sont bonnes du moment que ce sont les vôtres et qu’elles ne font pas de mal !

Je vous invite donc à vous écouter et à prendre des résolutions conformes à vos désirs 🙂

Ce qui revient à écouter vos désirs. Vous voyez, les bonnes résolutions, c’est finalement beaucoup plus profond qu’il n’y parait 😉

Et si résolution pouvait se combiner avec plaisir ? Le plaisir est un puissant moteur de changement et d’épanouissement. Décider des choses qui vous font plaisir et les formuler de façon positive sont de merveilleux atouts pour réussir à mettre en œuvre vos résolutions.

Cela voudrait dire, par exemple, qu’au lieu de prendre la résolution d’arrêter de fumer, qui pourrait être perçue comme une privation, je pourrais décider plutôt de mieux respirer ou de prendre soin de ma santé. Bien sûr, je vous parle d’un plaisir qui n’est pas forcément immédiat, qui peut s’éprouver à plus ou moins long terme. Mais la seule perspective de cette bonne santé est déjà un plaisir, non ?

Je vous invite à imaginer comment ce serait de mieux respirer, d’être en bonne santé, de réussir telle ou telle chose dans votre vie. Prenez le temps de vous représenter tous les bénéfices que vous auriez à vivre cette situation.

Pour  vous y aider, vous pouvez faire régulièrement l’exercice suivant : prendre 5 minutes pour vous relaxer, vous allonger, fermer les yeux et imaginer que vous réalisez votre résolution. Sentez ce que cela fait dans votre corps, imprégnez -vous de ces sensations.

Lorsque vous avez fini ce moment de relaxation et de visualisation, je vous invite à noter ou à dessiner ce que vous avez ressenti. Cela vous permettra d’ancrer ces sensations en vous et de donner un moteur à votre motivation. Si cette résolution est vraiment importante pour vous, je vous propose de faire cet exercice très régulièrement, une fois par semaine par exemple.

Il s’agit donc de mettre du sens dans vos résolutions, de pouvoir vous rappeler régulièrement pourquoi vous avez pris cette décision.

Cela implique de choisir des objectifs réalistes et réalisables. Si ce que vous décidez est complètement hors de vos possibilités, il sera impossible de les atteindre et vous risquez de vivre un échec.

C’est pourquoi, je vous invite à choisir peu de résolutions, mais de qualité : 2 ou 3 résolutions me semble être un nombre suffisant pour pouvoir y mettre la conscience et l’attention nécessaires et s’y consacrer. Car tout cela constitue un préalable, ensuite, il s’agit de passer à l’action !

Étape n°2 : Une démarche symbolique pour vous engager dans votre résolution

Il s’agira de noter cette résolution sur un papier et de l’afficher chez vous ou bien de la symboliser par un objet. Cette démarche de symbolisation présente dans la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, vous permettra de faire une place à votre résolution, de vous la rappeler au quotidien et de prendre conscience de son importance dans votre vie.

Étape n°3 : Du concret !

Et maintenant, place à l’action : une fois que vous avez bien choisi vos résolutions et que vous vous êtes engagés à les tenir, quelles actions concrètes mettez-vous en place pour réaliser votre résolution ? Quel est votre plan ?

Si vous avez décidé de réussir un examen, par exemple, quel sera votre rythme d’apprentissage, de révisions pour y parvenir ? Il est souhaitable d’établir un planning pour pouvoir réaliser ce type d’objectifs. Plus votre plan sera détaillé, mieux c’est !

Je vous invite à faire le point régulièrement pour savoir où vous en êtes dans vos engagements envers vous-mêmes.

Voilà,  je vous souhaite de concrétiser tout ce qui vous tient à cœur.

Cet article participe à l’événement interblogueurs « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » sur le blog « Des livres pour changer de vie ». Je lis ce blog régulièrement et pour tout vous dire mon article préféré sur ce blog est : 3,5 techniques simples pour moins de bêtises et plus d’intelligence avec la diète médiatique.

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