Category Archive:La communication relationnelle

Etre présent

Etre présentEn cette période proche des fêtes, j’avais envie de vous envoyer un petit message. D’abord pour vous dire que ce blog vit toujours même si j’écris peu actuellement. J’ai la chance de faire un travail que j’adore, que je me suis créé sur mesure et qui m’occupe pleinement 🙂

Je pense toutefois souvent à vous, les lecteurs de mon blog. Je suis touchée de voir que même lorsque je ne publie pas, vous êtes nombreux à venir lire ou relire mes articles.

Aujourd’hui, je viens vous parler de la présence. Avez-vous déjà remarqué que le mot présent signifie également cadeau ?

En cette période de fête, j’ai envie de vous inviter à réfléchir : au-delà des cadeaux, des fêtes, des repas que vous allez vivre, qu’allez-vous offrir de votre présence, à vous-mêmes et aux autres ?

Etre présent signifie être ici et maintenant, offrir une présence authentique… Pour cela, vous êtes invités à laisser temporairement de côté vos écrans 😉 Ceux-ci nous éloignent indéniablement de l’autre, de l’ici et maintenant.

Je crois que la présence authentique est l’un des plus beaux cadeaux que nous pouvons faire à l’autre.

Combien de fois échangeons-nous des banalités, une communication convenue ou stérile ? Parfois absents de nous-mêmes, nous nous cachons.

Je pense que nous valons tous mieux que ça.

Nous méritons d’être en lien authentique avec l’autre, d’oser dire ce qui nous habite, nos émotions, nos sentiments… Nous méritons de nous rencontrer véritablement.

La présence, c’est aussi ce regard, ce sourire, cette main posée sur une épaule que nous allons spontanément proposer à l’autre, en soutien, en partage. Oui, la communication se passe aussi parfois de mots, et elle est tout aussi vraie.

La présence est un défi, celui de la vérité, celui du temps que nous décidons d’habiter sans le retenir, mais sans le fuir non plus. 

Nos rencontres recèlent des trésors, cultivons la présence pour mieux les recevoir.

Je vous souhaite le meilleur pour cette fin d’année, quelle que soit la manière dont vous la traverserez… Je vous souhaite simplement d’oser y être pleinement présents…

Journée internationale de la communication le 1er octobre 2016

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous informer que depuis cette année nous fêtons la communication avec la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé 🙂

Oui, le 1er octobre 2016, en France et à l’étranger, des praticiens formés à la Méthode ESPERE® vont vous proposer des ateliers, des conférences, des stages… pour vous faire découvrir la communication relationnelle et vous montrer comment mieux communiquer peut transformer votre vie.

J’ai vraiment hâte d’être à cette journée, j’ai moi-même travaillé avec une collègue sur un conte pédagogique que je présenterai à Château-Thierry et qui s’intitule : « La fabuleuse aventure de la famille Ronchon ».

Il y a beaucoup d’initiatives ce jour-là, il y en a peut-être du côté de chez vous, donc je vous invite à consulter le site de l’Institut ESPERE pour savoir où trouver une animation ce jour-là :

Voir les événements du 1er octobre

Je vous souhaite une très belle journée de la communication !

A bientôt !

 

 

 

Le non-dit, ce poison de la communication

Anaïs EUVERTE post on janvier 27th, 2016
Posted in La communication relationnelle Tags:communication , conflit , non-dit

ConflitUn des plus grands poisons de la communication est le non-dit.

Quand je parle du non-dit, je ne parle pas des choses que nous choisissons de taire par pudeur ou par respect de notre intimité. Cela bien sûr nous appartient et nous pouvons en toute liberté garder notre jardin secret, il s’agit en l’occurrence d’un choix.

Avec le non-dit, je parle plutôt des choses que nous taisons parce que nous n’osons pas les dire. C’est souvent la peur du conflit qui nous conduit à ne pas faire telle remarque, à ne pas dire que nous avons mal vécu une situation, une parole.

Il s’est donc passé quelque chose avec une personne et nous n’arrivons pas à lui dire. La communication est bloquée d’une certaine façon.

Et un jour, ce qui n’a pas été dit sera exprimé, d’une façon ou d’une autre. Soyez-en sûr, une occasion se présentera et le non-dit ressortira, et de façon généralement plus réactionnelle.

Par exemple, dans un couple, une femme vit mal que son partenaire n’ait pas pensé à lui offrir des fleurs à la St Valentin. Au lieu de lui dire, elle garde cela en elle et ne lui parle pas de sa frustration. Plusieurs jours plus tard, sur un tout autre de sujet, alors que son partenaire lui dit qu’il rentrera plus tard un soir, elle se met en colère et lui reproche de ne jamais penser à elle ! Ces deux situations cumulées ont conduit cette femme à réagir de façon exagérée.

Si elle avait osé dire sa frustration, sa déception au moment où elle la vivait, les choses auraient sans doute pris une autre tournure.

C’est pourquoi, même si cela est difficile, il vaut mieux dire les choses au fur et à mesure qu’on les traverse. A mon cabinet, je reçois des couples qui se reprochent parfois des choses qui datent de plusieurs années. Certes, il n’est jamais trop tard pour remettre de la parole, mais plus on attend, plus il y a de la rancœur, de l’amertume qui vont abîmer la relation.

J’évoquais justement cela hier dans une classe de collégiens, et l’un d’eux m’a répondu : « oui mais si on dit les choses, alors on va se disputer? ».

Oui, c’est vrai, peut-être que l’on va se disputer, lui ai-je répondu. Et c’est plutôt sain de se disputer. On n’est pas obligé de s’insulter et de se déchirer pour cela 😉 Quand on ose se positionner, sortir du non-dit, on peut passer d’un conflit larvé à un conflit ouvert. On peut se dire les choses et résoudre le conflit.

Apprendre à communiquer ne veut pas dire ne plus avoir de conflit, c’est au contraire oser mettre en commun ses différences, oser se positionner, je vous invite à lire ou à relire cet article sur le sujet : traverser les conflits

La forme la plus pathologique du non-dit est le secret, notamment le secret de famille… et je vous en parlerai dans un autre article 😉

Si vous avez quelques minutes, j’attends encore des retours pour mon sondage, alors si vous appréciez mon blog, je vous invite à le remplir :

http://blog-espere.com/sondage/

 

Merci !

 

SOS tempête émotionnelle

ConflitDans cet article, je vous donne quelques clés pour gérer les moments difficiles.

Quand nous sommes touchés, envahis par une émotion et que nous ne savons pas comment l’évacuer, nous risquons de déposer sur l’autre des paroles ou des comportements négatifs. Ceux-ci peuvent altérer la relation que nous avons avec l’autre, c’est pourquoi il est très important d’apprendre à écouter et à évacuer ses émotions.

Si nous ne sommes pas libres de nos émotions car nous ne pouvons pas ne pas ressentir quelque chose qui est là, présent à l’intérieur de nous, nous pouvons toutefois agir sur notre réaction.

Voici plusieurs idées à mettre en pratique dans les moments de crise, quand vous sentez que vous êtes dans une émotion négative, surtout la colère, et que vous risquez d’entrer dans le réactionnel. Vous pouvez afficher cette liste chez vous et la compléter bien sûr.

 

10 idées à mettre en place en cas de tempête émotionnelle

Quand je suis envahi par une émotion, que je risque de perdre mes moyens et d’abimer ma relation avec les autres, je peux :

 
1) M’isoler, quitter la pièce, aller marcher

 
2) Taper sur un coussin (en cas de grosse colère)

 
3) Me demander : « qu’est ce qui est touché en moi (pour que ressente cela) ?» pour me recentrer sur mon vécu

 
4) Visualiser mon émotion en la représentant par un objet ou en la dessinant

 
5) Écouter l’autre (me taire) même si je ne me sens pas en accord avec ses propos

 
6) Utiliser le « je » pour dire ce que je ressens, sans dénigrer, accuser ou dévaloriser l’autre

 
7) Penser aux conséquences qu’une parole ou un comportement négatif aura sur la personne et sur la relation

 
8) Me demander si dans quelques heures ou quelques jours, je penserai, dirai ou ferai toujours cela

 
9) Dire les paroles négatives que j’ai envie de dire dans ma tête ou les écrire sur un papier (afin de ne pas les déverser sur l’autre)

 
10) Me (re)connecter aux sentiments positifs que j’ai pour cette personne

 
Je me rappelle à chaque instant que je suis le seul responsable de ce que je ressens.

 

Quels timbres collectionnez-vous ?

Eight blank postage stamps, vector colored templates with place for your images and text

Drôle de question, n’est-ce pas 😉 ?

Je vous propose aujourd’hui de découvrir une notion issue de l’analyse transactionnelle : les timbres psychologiques.

L’analyse transactionnelle est un outil d’évolution et de communication développé par Eric Berne et qui est très complémentaire de la Méthode ESPERE®.

Je dis souvent aux personnes que j’accompagne que la communication authentique et bienveillante implique de pouvoir dire ce que l’on vit au moment où on le vit. Traiter les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent est en effet un bon moyen de prévenir les conflits.

Eric Berne, dans son approche de l’analyse transactionnelle a développé la notion de timbres psychologiques. Il a constaté que la plupart des personnes collectionne des timbres pour les échanger ensuite contre un certain type de comportement. C’est un peu comme lorsqu’on collectionne un certain nombre de timbres dans une grande surface en fonction de ses achats, et qu’ensuite on peut choisir de les échanger contre un cadeau.

Les timbres psychologiques sont comme des mauvais points que nous attribuons inconsciemment à l’autre sans le lui dire.

Par exemple, je suis exaspérée car mon collègue ne m’a pas rendu un dossier en temps voulu mais je ne le lui dis pas : je vais inconsciemment coller un timbre dans mon carnet concernant ma relation avec lui. Puis si mon collègue fait d’autres erreurs ou adopte un comportement qui ne me convient pas… et que je continue à ne rien dire, je vais coller d’autres timbres… Au bout d’un certain temps, il y a fort à parier que je vais exploser, et entrer dans le réactionnel, en lui disant par exemple : « tu es insupportable, tu ne fais jamais rien correctement ! »… C’est le fameux cadeau échangé contre les timbres, une entrée en opposition avec l’autre, fracassante ! Ce que Eric Berne appelle un « jeu » psychologique.

Le concept de timbres psychologiques est particulièrement intéressant car il nous montre bien que le fait de se taire ou de dissimuler ce que l’on ressent vraiment a toujours un prix… que nous allons ensuite faire payer à l’autre… A moins que nous préférions le faire payer à nous-même à l’aide de maladies et de somatisations diverses, par exemple… 😉

Ce concept permet aussi de comprendre pourquoi il est si difficile de pardonner vraiment à l’autre : pardonner signifierait accepter de ne pas coller de timbre par rapport au comportement qui fait problème. Or le mécanisme des timbres psychologiques est inconscient, et certaines personnes disant avoir pardonné se retrouvent en réalité dans une situation où elles éprouvent toujours de la rancœur.

C’est pourquoi, dans la Méthode ESPERE®, Jacques Salomé nous propose plutôt de mettre des mots sur notre vécu : « quand tu oublies de me rendre mon dossier dans les temps, je me sens en colère, stressé… » et parfois, pour les faits plus graves, voire des violences, il nous invite à restituer symboliquement,  une démarche qui nous permettra de rendre à l’autre, le mauvais que nous avons reçu.

Nous faisons toujours payer à l’autre ou à nous-même le prix de notre propre soumission.

Au lieu d’accumuler en vous rancœurs, colère, agressivité, déceptions…, je vous propose de dire les choses que vous avez sur le cœur, vos ressentis… de sortir du silence. Cela ne se fait pas n’importe comment. Pour entretenir des relations en santé, quelques règles d’hygiène sont à respecter, notamment le fait de communiquer en disant « je » plutôt que d’accuser l’autre.

Cela demande un certain courage, mais c’est tellement plus sain pour vos relations ! Pensez aux fois où vous explosez de colère et où vous dites des choses qui vont même au-delà de ce que vous pensez…

Si le sujet des timbres psychologiques vous intéresse, je vous invite également à lire ou à relire mon article au sujet des vases communicants ici.

Ce qui n’est pas dit ou pas réglé dans une relation a forcément des répercussions sur nous-même ou sur les autres.

 

Et si on enseignait la communication à l’école ?

Bonjour,

Je partage avec vous une courte de vidéo de Jacques Salomé qui parle de son désir de voir un jour la communication enseignée à l’école :

 

 

Si vous aussi, vous avez le souhait que les enfants puissent apprendre à communiquer à l’école, alors je vous invite à signer la pétition en ce sens :

 

https://www.change.org/p/ministre-de-l-education-nationale-najat-vallaud-belkacem-signez-la-p%C3%A9tition-en-mettant-votre-nom-votre-m%C3%A9tier-votre-motivation-soyez-nombreux-c-est-important?recruiter=232992096&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive&rp_sharecordion_checklist=control

 

Vous pouvez aussi consulter ce texte de Jacques Salomé, présentant la proposition de loi :

http://www.j-salome.com/02-methode/0206-themes-application/260-79.htm

 

A bientôt !

 

 

Pourquoi apprendre à communiquer est nécessaire

Nous avons tous des handicaps de communication.

Oui, je pèse mes mots, des handicaps… plus ou moins invalidants, plus ou moins gênants dans notre vie quotidienne.

Par exemple, certaines personnes ne savent pas recevoir. Dès qu’on leur offre un cadeau ou qu’on leur fait un compliment, elles s’empressent de dire « il ne fallait pas » ou « tu exagères! ». D’autres sont dans l’incapacité de formuler une demande claire et précise. Elle voudraient une augmentation de salaire ou demander à leur voisin un service et elles n’y arrivent pas, peut-être dans la peur de la réponse de l’autre. Que dire encore de ceux qui ne savent pas refuser et préfèrent dire oui à tout ce qu’on leur demande plutôt que de prendre le risque d’une désapprobation? Et de ceux qui, lorsqu’ils donnent, attendent obligatoirement une contrepartie à leur « cadeau » ?

Pourtant toutes ces modalités relationnelles : demander, donner, recevoir et  refuser sont essentielles pour vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres. C’est aussi important que de savoir lire ou écrire. Ne pas pouvoir librement se positionner et exister dans ses relations crée beaucoup de difficultés et de conflits avec les autres. Si notre handicap se situe du côté du demander, nous aurons par exemple tendance à attendre que l’autre devine nos besoins et nos attentes que nous n’aurons pas pris la peine de formuler. Nous serons alors très frustrés car l’autre devine rarement nos attentes. D’ailleurs, au passage, en matière de relations humaines, la devinette est plutôt à proscrire ! De la même façon, si je ne sais pas refuser, je vais peut-être reprocher aux autres de trop m’en demander, d’abuser de ma gentillesse etc… alors que c’est bien moi qui suis en difficulté pour refuser.

Et vous quel est votre handicap de communication ? Et que diriez-vous de retrouver la pleine mobilité de votre être dans vos relations ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il est toujours possible quelque soit la teneur de votre handicap en communication, de le résorber, en faisant cet apprentissage de la communication relationnelle. Cela ne nous a peut-être pas été enseigné, ni à l’école, ni à la maison, mais il est encore possible d’apprendre ! C’est en tous cas ce que propose la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

En effet, nous savons tous échanger des informations, parler, mais communiquer relève d’autre chose : cela signifie mettre en commun ce que nous avons à l’intérieur de nous, avec un autre, tout en tenant compte de la relation… Tout un art que je souhaite partager avec vous sur ce blog !

Communiquer sans se combattre

Bonjour,

aujourd’hui je réponds à une question qui m’a été posée par une lectrice.

« comment établir une communication saine quand mon interlocuteur m’a expressément interdit de le contredire ? »

Merci Nina pour cette question et je vais te répondre en plusieurs points.

 

  • D’abord je voudrais rappeler à chacun que personne n’a le pouvoir de vous interdire de parler ou d’avoir une opinion différente.

Je vous invite par conséquent à ne pas vous laisser définir par ce genre de message et à vous sentir libre de votre parole. Il est possible d’avoir un point de vue, différent de l’autre et de l’exprimer. Je vais aborder dans cet article comment faire.

 

  • La posture que je vous propose d’adopter dans ce genre de situation et dans la vie en général est la suivante  : garder à l’esprit que personne ne détient la vérité absolue. La vérité est une notion toute relative.

Par exemple, un parent et son enfant devenu adulte n’auront bien souvent pas le même souvenir d’un même événement. La mémoire transforme la réalité, et de façon générale nous regardons la vie avec nos propres lunettes, il y a donc autant de perceptions possibles que de personnes !

Et même lorsque l’on croit parler de choses objectives : par exemple de statistiques, il est encore possible d’en avoir une lecture différente.

 

  • Comment établir une communication saine?

Il s’agit justement de sortir des échanges où l’on se contredit. Il ne s’agit pas d’un combat mais plutôt d’une mise en commun.

Je vous propose pour cela d’utiliser l’apposition des points de vue plutôt que l’opposition. Oui, il n’y a qu’une lettre de différence mais cette lettre change tout 😉

Il s’agit d’accueillir le point de vue de l’autre et de mettre le nôtre à côté.

Voici un exemple : cette femme parle avec son enfant qui lui dit que l’école, c’est nul. Au lieu de le contredire en disant : « mais si c’est très bien l’école, tu apprends plein de choses, tu as des copains etc. », je vais plutôt inviter cette femme à confirmer le point de vue de son enfant « oui, toi tu penses que l’école c’est nul….est-ce que tu peux m’en dire plus ?… » En faisant cela, cette femme va pouvoir accueillir le point de vue de son enfant et tenter d’en savoir plus sur ce qu’il vit.

Cette façon de dire « oui, toi tu penses que… » est un outil de la Méthode ESPERE® qui s’appelle la confirmation, je vous invite à consulter mon article qui traite de ce sujet plus en détails.

Si elle le souhaite, elle peut ensuite apposer son propre point de vue : « moi, j’ai un point de vue différent : je pense que l’école, ça fait grandir les enfants etc. »

Dans ce type d’échanges, personne ne contredit l’autre, personne n’empêche l’autre d’avoir un avis, il y a une mise en commun de points de vue différents. Il y a reconnaissance de l’altérité de l’autre, de son droit à avoir un point de vue personnel.

Ça change tout, non?

 

J’espère que cette réponse pourra vous aider à appréhender des situations de votre quotidien.

Merci Nina d’avoir partagé ton interrogation avec nous et j’invite tous ceux qui le souhaitent à poser à leur tour une question à laquelle je répondrai dans un prochain article.

 

Merci !

Pour poser une question :

 

 

 

Quelques conseils pour écouter

orecchio e onde sonoreSavoir écouter permet de rencontrer les autres de façon authentique.

La Méthode ESPERE® permet un apprentissage d’une écoute différente de celle qui est pratiquée habituellement.

Il s’agit bien d’un apprentissage, puisque même si nous croyons être à l’écoute des autres, rares sont les fois où nous proposons réellement cette présence active et disponible à autrui.

En effet, il est fréquent de confondre écouter et rassurer. Par exemple, si ma sœur est triste car son petit ami l’a quittée et que je lui dis « ne t’inquiète pas, 1 de perdu, 10 de retrouvé ! »… Je ne l’écoute pas, je ne reçois pas sa tristesse… elle ne peut pas se sentir entendue et acceptée.

Voici donc quelques conseils si vous souhaitez développer vos capacités d’écoute.

1) Choisir d’écouter

Cela vous paraît peut-être évident mais il me semble important de rappeler que si je subis le discours de l’autre, je risque de ne pas proposer une écoute de qualité.

L’écoute, en effet, n’est pas un dû : ce n’est pas parce qu’une personne a quelque chose à dire, que je suis disponible et que j’ai le désir de l’écouter 😉 .

Je vous propose donc de choisir de vous mettre à l’écoute. Vous seul êtes responsable de vos oreilles 😉

De cela dépendra vraiment la qualité de l’écoute que vous proposerez.

2) Se rendre disponible

Si nous avons fait le choix de proposer notre écoute à quelqu’un, cela va prendre un peu de temps sans doute, je vous invite donc à vous rendre disponible pour pouvoir écouter pleinement.

La disponibilité concerne aussi notre état intérieur… Si nous avons une contrariété, une préoccupation à l’intérieur de nous, il nous sera plus difficile d’écouter.

3) Faire le vide à l’intérieur

Il s’agit alors de rentrer dans l’écoute. Plus rien ne me gêne à l’intérieur, je suis en paix, alors je peux écouter, je peux entrer dans le monde de l’autre, je peux découvrir ce qu’il vit.

Cela va me permettre de développer de l’empathie, c’est-à-dire cet effort de compréhension et de prise en compte du cadre de référence et des valeurs de l’autre, comme si on était à sa place.

4) S’ouvrir à l’autre

S’ouvrir à l’autre, c’est accueillir tout ce qui vient de lui : ses paroles, mais aussi ses silences, ses hésitations, ses contradictions… et tout le langage non-verbal (gestuelle, corps…) et para-verbal (voix, intonation…).

La capacité d’ouverture est proportionnelle à notre liberté intérieure vis-à-vis de nos propres résonances. Je ne peux écouter librement et paisiblement que si cela ne résonne pas en moi. L’un des obstacles majeurs à l’écoute est en effet le retentissement, ce qui est réveillé en moi par ce que dit l’autre.

Si la souffrance de l’autre par exemple fait écho à la mienne, l’écouter va me sembler insupportable.

 5) Écouter la personne plutôt que ce dont elle parle

L’écoute centrée sur la personne est un concept qui a été mis en lumière et développé par Carl Rogers.

Il s’agit, lorsqu’une personne parle, de garder notre attention sur elle et non sur ce qu’elle raconte. Quoi qu’elle dise, cela consiste à se demander comment elle le vit.

Si votre amie vous parle de son père qui est malade, par exemple, vous pourriez être tenté de poser moult questions sur l’état de santé de son père, ses traitements etc… Or le plus important n’est-il pas de se demander comment votre amie vit cela, comment elle se sent dans cette situation?

Cette forme d’écoute permet vraiment de rencontrer l’autre au plus près de ce qu’il vit.

6) Pratiquer l’écoute active

Écouter, ce n’est pas simplement se taire 😉 C’est un peu plus que cela.

La parole de l’écoutant et toute son attitude doivent pouvoir signifier à l’autre qu’il est entendu et l’encourager à aller au bout de sa parole.

Pour cela des questions peuvent être posées, de préférence des questions ouvertes, qui permettent d’en savoir plus. Les questions ouvertes, sont celles par lesquelles on peut répondre par autre chose que oui ou non. Elles commencent par « comment », « qu’est-ce que… », « quand », « où »…

Attention toutefois à veiller à ne pas être intrusif par le questionnement.

7) Permettre à l’autre de se relier à ses ressources

Je vous invite à développer une écoute participative, c’est -à-dire de permettre à la personne de trouver un chemin vers ses propres ressources.

Quand une personne rencontre un problème et qu’elle cherche votre écoute, ce n’est pas de votre solution dont elle a besoin… C’est de la sienne 😉

Si vous écoutez avec empathie, la personne aura cette possibilité fabuleuse de pouvoir à l’aide de votre écoute cheminer vers elle-même, de s’entendre et de se relier à ses propres ressources.

C’est un magnifique cadeau à lui faire…

Guérir son passé avec la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé

Dans un précédent article, je vous ai parlé du retentissement, c’est -à-dire des blessures anciennes et des situations inachevées de notre passé. Je vous ai dit que ces événements de notre passé peuvent resurgir à l’occasion d’une situation parfois banale au présent.

Si vous ne l’avez pas encore visionnée, je vous invite à ce sujet à regarder cette vidéo de Jacques Salomé qui explique cela très bien.

Certaines personnes sont dites ainsi colériques ou trop sensibles ou timides… En réalité, c’est qu’elles ont en elles des situations inachevées, des blessures qui ne sont pas cicatrisées et qui se réveillent encore au présent. Si vous vous sentez encombré par vos émotions, par le réactionnel… Si vos mots dépassent parfois ce que vous pensez et que vous avez tendance à vous emporter… c’est qu’il y a en vous des zones de vulnérabilité, des retentissements. Pour ne plus être encombré par le réactionnel, pour mettre en place une façon de communiquer plus bienveillante et sereine, il va donc être nécessaire parfois de faire un travail d’écoute et d’archéologie personnelle.

La première étape est bien sûr la prise de conscience. C’est un grand pas de conscientiser ce qui nous fait souffrir et de pouvoir entendre que nous sommes seuls porteurs de ces souffrances. Cela signifie alors arrêter d’accuser les autres et prendre la pleine responsabilité de ce que nous vivons.

Il s’agira ensuite de tenter de faire une reliance (un pont, un lien) entre la situation actuelle (je m’énerve contre mon chef) et la situation du passé qui est réactivée (cela me renvoie à une dispute avec mon père quand j’étais adolescente).

Cette reliance n’a rien d’évident, il n’est pas toujours possible de trouver le lien entre ces 2 situations qui peuvent a priori sembler très différentes. C’est pourquoi les praticiens de la Méthode ESPERE® utilisent l’outil de la visualisation, qui consiste à montrer avec des objets ce dont on parle. Ainsi grâce à l’objet, la personne peut faire des associations libres et retrouver souvent l’événement en question.

A ce stade, nous devenons conscients de ce qui se rejoue pour nous à travers une situation banale du quotidien.

Pour autant la prise de conscience ne constitue qu’une étape et n’est pas en tant que telle une guérison. Pour se libérer de la charge émotionnelle de cet événement, il s’agit en effet de pouvoir passer à l’action.

Et c’est là que se situe selon moi l’un des apports majeurs et toute l’originalité de la Méthode ESPERE®.

Pour guérir, il s’agira en effet de pouvoir donner du sens, mettre des mots là où ils ont manqué et pouvoir apporter des soins symboliques.

Ce sont les démarches symboliques qui permettent de panser une blessure et d’achever une situation restée en suspens. L’idée qui sous-tend cela est que même si je ne peux pas changer mon passé, je peux changer la relation avec mon passé.

Et ce qui est impossible dans la réalité devient possible dans le registre symbolique !

Voici un exemple de démarche symbolique : la restitution consiste à rendre symboliquement à quelqu’un des paroles qu’il a prononcées, ou un acte qu’il a déposé sur nous.

Cette démarche peut être proposée par exemple à un adulte qui prend conscience que son père a déposé des violences sur lui pendant l’enfance. Si cet adulte porte encore ces violences  en lui et que cela l’encombre, il a la possibilité de prendre un objet pour symboliser chacune des violences reçues et de les restituer à son père en explicitant cette démarche. En effet, les violences appartiennent à son père, et il n’est pas nécessaire ni souhaitable de les garder en soi.

Les démarches symboliques peuvent donc nous permettre de nous libérer de ce qui nous encombre. Il est aussi possible de renoncer à une croyance, à une mission, à une injonction que nous nous sommes données.

Il est possible également par le symbolique de s’autoriser à désirer quelque chose, même si cela n’est pas possible pour l’instant : prendre soin d’un désir de vivre en couple par exemple, en choisissant un bel objet pour ce désir et le garder avec soi, s’y relier le plus possible.

Important : les démarches symboliques sont toujours faites dans le respect de soi et de l’autre. Elles ne peuvent jamais consister en un recours à la violence.

En pratiquant des démarches symboliques, nous prenons soin de nous et nous nous respectons dans toutes nos dimensions. Il n’y a rien de magique dans cela, juste une libération d’énergies qui nous encombrent et la rencontre avec le meilleur de nous-mêmes.

Pour aller plus loin dans les démarches symboliques, je vous suggère de lire mon article sur l’amour en soi dans le deuil.

Vous pouvez également vous abonner à mon blog et je vous enverrai (gratuitement) mon e-book « Transformez votre vie grâce aux démarches symboliques » qui vous explique comment mettre en oeuvre ces démarches dans votre vie à partir de mon expérience personnelle.