Category Archive:Apprendre à communiquer

Etre présent

Etre présentEn cette période proche des fêtes, j’avais envie de vous envoyer un petit message. D’abord pour vous dire que ce blog vit toujours même si j’écris peu actuellement. J’ai la chance de faire un travail que j’adore, que je me suis créé sur mesure et qui m’occupe pleinement 🙂

Je pense toutefois souvent à vous, les lecteurs de mon blog. Je suis touchée de voir que même lorsque je ne publie pas, vous êtes nombreux à venir lire ou relire mes articles.

Aujourd’hui, je viens vous parler de la présence. Avez-vous déjà remarqué que le mot présent signifie également cadeau ?

En cette période de fête, j’ai envie de vous inviter à réfléchir : au-delà des cadeaux, des fêtes, des repas que vous allez vivre, qu’allez-vous offrir de votre présence, à vous-mêmes et aux autres ?

Etre présent signifie être ici et maintenant, offrir une présence authentique… Pour cela, vous êtes invités à laisser temporairement de côté vos écrans 😉 Ceux-ci nous éloignent indéniablement de l’autre, de l’ici et maintenant.

Je crois que la présence authentique est l’un des plus beaux cadeaux que nous pouvons faire à l’autre.

Combien de fois échangeons-nous des banalités, une communication convenue ou stérile ? Parfois absents de nous-mêmes, nous nous cachons.

Je pense que nous valons tous mieux que ça.

Nous méritons d’être en lien authentique avec l’autre, d’oser dire ce qui nous habite, nos émotions, nos sentiments… Nous méritons de nous rencontrer véritablement.

La présence, c’est aussi ce regard, ce sourire, cette main posée sur une épaule que nous allons spontanément proposer à l’autre, en soutien, en partage. Oui, la communication se passe aussi parfois de mots, et elle est tout aussi vraie.

La présence est un défi, celui de la vérité, celui du temps que nous décidons d’habiter sans le retenir, mais sans le fuir non plus. 

Nos rencontres recèlent des trésors, cultivons la présence pour mieux les recevoir.

Je vous souhaite le meilleur pour cette fin d’année, quelle que soit la manière dont vous la traverserez… Je vous souhaite simplement d’oser y être pleinement présents…

Journée internationale de la communication le 1er octobre 2016

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous informer que depuis cette année nous fêtons la communication avec la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé 🙂

Oui, le 1er octobre 2016, en France et à l’étranger, des praticiens formés à la Méthode ESPERE® vont vous proposer des ateliers, des conférences, des stages… pour vous faire découvrir la communication relationnelle et vous montrer comment mieux communiquer peut transformer votre vie.

J’ai vraiment hâte d’être à cette journée, j’ai moi-même travaillé avec une collègue sur un conte pédagogique que je présenterai à Château-Thierry et qui s’intitule : « La fabuleuse aventure de la famille Ronchon ».

Il y a beaucoup d’initiatives ce jour-là, il y en a peut-être du côté de chez vous, donc je vous invite à consulter le site de l’Institut ESPERE pour savoir où trouver une animation ce jour-là :

Voir les événements du 1er octobre

Je vous souhaite une très belle journée de la communication !

A bientôt !

 

 

 

Tout ce qu’on ne s’est pas dit

« Tout ce qu’on ne s’est pas dit reste enfoui

Dans le silence de nos coeurs bien assis

Tout ce qu’on ne s’est pas dit reste suspendu

Au milieu de nos âmes nues

Tout ce qu’on ne s’est pas dit reste là

Entre toi et moi

Tout ce qu’on ne s’est pas dit s’endort

Au creux de nos corps

Tout ce qu’on ne s’est pas dit nous meurtrit

Blessures et mal-à-dit

Tout ce qu’on ne s’est pas dit et qu’on ne sait jamais

Tout ce qu’on sait et qu’on ne se dit pas

Finit par se crier au-delà de soi »

 

Je pars en vacances et plus que jamais je vous invite à mettre des mots 🙂

Les mots réparent, les mots apaisent, les mots sont comme des issues de secours qui sont toujours là, même dans les épreuves. Ils sont là, fidèles compagnons parfois injustement délaissés quand nous leur préférons le silence.

Prenez soin de vous surtout !

Et si entre temps je vous manque (!) ou plutôt si mes articles vous manquent, vous pouvez toujours vous procurer mon cahier pour apprendre à communiquer, dans lequel je vous guide pas à pas dans l’apprentissage de la communication  🙂

 

A très bientôt !

Un cahier pour apprendre à communiquer

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon livre « Cahier pour apprendre à communiquer », un cahier d’exercices pratiques, rien que pour vous, pour apprendre la Méthode ESPERE® pas à pas 🙂

Vous êtes nombreux à suivre mon blog et à vouloir transformer votre façon de vivre vos relations.

Nous sommes nombreux à promouvoir des relations sans violence… A penser que si chacun avait les outils pour se dire et être entendu en étant soi-même, le monde irait mieux…

La Méthode ESPERE® a changé ma vie, elle m’a permis d’être plus moi-même, d’oser m’affirmer, de me respecter et de me responsabiliser.

A mon tour, je souhaite vous faire partager ces découvertes et vous aider à cheminer vers des relations plus authentiques et pleines de sens.

Voici ma petite contribution pour vous aider à mieux communiquer dans votre vie et à poser des balises pour des relations plus vivantes.

J’ai conçu ce cahier comme un guide pratique pour vous aider à améliorer votre communication et vos relations avec les autres, à partir de là où vous en êtes aujourd’hui.

Il vous sera utile pour :

– repérer les obstacles à la communication,
– apprendre à communiquer de façon bienveillante
– gérer les situations difficiles et les conflits
– développer des relations équilibrées.

Vous y trouverez :

– des bases théoriques de la Méthode ESPERE®  ;
– des exercices concrets pour mettre en pratique les concepts et les intégrer dans votre quotidien.

Je crois que je vous ai tout dit, mais si vous avez des questions, je vous invite à me les poser dans les commentaires 😉

Et merci si vous pouvez partager autour de vous l’information au sujet de ce livre… ce sont autant de graines semées pour de meilleures relations 🙂

 

Passer du reproche à la demande

Anaïs EUVERTE post on février 3rd, 2016
Posted in Apprendre à communiquer Tags:communication , demande

Il y a une règle d’hygiène relationnelle que j’ai apprise grâce à la Méthode ESPERE®, et que j’affectionne particulièrement, alors je vous la livre aujourd’hui :

« Derrière chaque reproche, il y a une demande ».

J’aime dire que grâce à cette simple règle, vous pouvez sauver votre relation de couple 😉

En effet, le couple est souvent un terrain privilégié pour les reproches en tous genres : « tu ne fais pas assez attention à moi », « tu ne fais jamais le ménage », « tu ne m’écoutes pas quand je te parle », « tu ne veux jamais rien faire »…

En réalité, quand nous reprochons quelque chose à quelqu’un, l’autre est mis en défaut : son comportement pose problème, et il risque d’être sur la défensive et de communiquer en étant dans le réactionnel… Nous suscitons rarement la coopération en étant dans la critique. De plus, le reproche est axé sur des comportements qui se sont passés et qu’on ne peut pas changer.

Passer du reproche à la demande signifie renoncer à accuser l’autre et commencer à se positionner clairement.

Si je reproche à mon conjoint de ne pas faire assez attention à moi, au lieu de parler sur lui, je peux commencer à parler de moi.

Voici un processus que je vous propose :

 

  1. Parler des faits, de ce qui s’est passé le plus concrètement possible. Si je reprends mon exemple « tu ne fais jamais attention à moi », il s’agit d’une généralisation et cela n’est pas du tout concret. Ce serait plus concret si je disais « je n’ai pas reçu d’attention de ta part à mon anniversaire ».
  2. Dire son ressenti : c’est-à-dire pouvoir nommer l’émotion ressentie dans cette situation. « Je me sens triste, en colère, furieuse… ». Nommer son ressenti se fait toujours en disant « je », puisque c’est bien moi qui ressens cela.
  3. Nommer son besoin : « j’ai besoin de recevoir des marques d’attention de ta part ».
  4. Formuler une demande précise et concrète : « je te demande d’accorder une attention particulière à mon anniversaire par un cadeau, une surprise… »

En faisant cela, vous sortez de la victimisation. Vous prenez aussi le risque de la réponse. Et vous sortez du mythe selon lequel dans un couple, l’autre devrait réagir de telle ou telle façon, sans même que vous ayez à demander… Les attentes implicites sont un vrai poison de la relation.

Ce processus de communication est valable pour beaucoup de situations et vous permet de vous positionner de façon relationnelle. Vous gagnerez ainsi en maturité relationnelle🙂

Je vous souhaite de beaux échanges nourrissants.

Un mot à éviter pour avoir de bonnes relations avec les autres

Anaïs EUVERTE post on novembre 8th, 2015
Posted in Apprendre à communiquer Tags:communication

Je vous propose de découvrir un article d’Agnès Emma, du blog : www.l-architecte-du-couple-durable.com .

Son blog est consacré à la relation de couple et je vous invite à le consulter.

Il y a des mots qui nuisent à la qualité de nos relations. Découvrez l’impact du verbe « essayer » sur nos proches. Après cette lecture, je parie que le verbe « essayer » ne fera plus partie de votre vocabulaire !

Soyez un(e) conjoint(e) ou un(e) ami(e) ou d’exception

Je vous propose cet article suite à ma lecture de Il est si difficile de t’aimer. Les auteurs sont Bill Klatte , psychothérapeute, et Kate Thompson, coach de vie.

Une relation conjugale ou amicale de qualité. N’est-ce pas ce qui rend heureux ? Nous avons tous l’ambition d’avoir des relations harmonieuses, qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié. Sauf que nous nous exprimons avec maladresse. Souvent, un mot suffit pour jeter un froid.

Comment faire en sorte de préserver nos relations ? Comment garder notre femme et notre mari ? La réponse est simple.

Faites-vous aimer par votre partenaire !

Non. Il ne s’agit pas de changer pour votre conjoint(e). Il s’agit simplement de bannir un mot qui frustre votre partenaire.

Bannissez le verbe essayer et dotez-vous de qualités hautement recherchées :

  • Soyez digne de confiance.
  • Soyez quelqu’un qui se responsabilise.
  • Soyez quelqu’un qui fait preuve de tact.

Ouaw… je supprime le verbe bannir et je deviens aussi cool? Oui!

Découvrez en quoi le verbe essayer fait du mal aux oreilles de chéri(e).

1) « Essayer » suscite un manque de confiance.

Vous employez le verbe essayer? Votre conjoint(e) comprend que vous n’êtes pas fiables.

Imaginez. On vous dit : « peux-tu passer le balai cet après-midi, s’il te plait? ». Vous dites « Je vais essayer ». Chéri(e) s’exaspère en silence : Tu m’étonnes, je parie 100 euros que rien ne sera fait à mon retour.

Pourquoi cette réaction? En employant le verbe essayer, chéri(e) comprend que sa demande ne fait pas partie de nos priorités. En fait, vous ne planifiez pas passer le balai. Pour votre conjoint, vous négligez sa demande. Forcément, vous oublierez de lui rendre service.

Elle vous demande de passer récupérer votre fille à la sortie de l’école. Vous répondez « je vais essayer ». Une heure avant la fermeture de l’école. Madame stresse. Parce qu’elle ne vous fait pas confiance. Elle décide de récupérer votre fille elle-même.

Finalement, le véhicule de madame stationne près du vôtre devant l’école. Elle vous fait coucou. Vous « mais, tu m’as demandé de venir chercher Julie ». Elle « Je n’étais pas sûre que tu aurais pu ».

Expérience drôlement ridicule n’est-ce pas?

Peut-on compter sur vous, oui ou non? Dites « je vais le faire » et non pas « je vais essayer » pour susciter la confiance chez votre conjoint(e).  Évitez à l’autre le stress associé au manque de confiance. Si vous ne pouvez pas, votre réponse est recevable.

Vous utilisez le verbe pouvoir? Votre conjoint(e) comprend plus ou moins sereinement votre indisponibilité. Dites que vous ne pouvez pas, votre partenaire l’appréciera. Chéri(e) s’organise autrement et sans rancune pour récupérer votre fille à l’école.

Osez la formule « je ne peux pas » et participez efficacement à l’organisation des tâches.

2) Chéri(e) frustré(e) par votre désinvolture

Lui: « Peux-tu faire quelques courses au supermarché? ». Elle: « Je vais essayer ».
Avouez qu’il y a un sous-entendu. En fait, votre conjoint(e) comprend. Je vais essayer. Si tu crois que je n’ai que ça à faire. 

Oui, ce n’est pas ce que vous voulez dire! Mais vous savez, votre conjoint(e) a peut-être eu une journée horrible au bureau. Frustré, on a tendance a facilement interpréter. Dites « je vais essayer » revient à stimuler la nervosité de votre partenaire!

Bref, devant un conjoint(e) à fleur de peau, on évite de dire « je vais essayer ». Au contraire, on considère l’importance de son besoin. On répond le plus efficacement possible. L’objectif est de prévenir les tensions dans le couple. Ne laissez pas de place à l’interprétation.

Remplacez « je vais essayer » par « je vais le faire » ou « je ne peux pas le faire ».

 3) « Essayer » pour se déresponsabiliser.

À la recherche d’excuses pour nos manquements à nos promesses

Dès que vous prononcez « j’ai essayé », votre conjoint(e) tend l’oreille et fronce les sourcils. Qu’allez-vous trouver comme excuse cette fois ?

On utilise « j’ai essayé » quand on veut susciter l’empathie et la clémence chez l’autre. Portez attention. Dans 99% des situations, une excuse accompagne notre « j’ai essayé ». Souvent, on place notre excuse à l’aide d’un mais.

« J’ai essayé de tout ranger, MAIS bébé était demandant ». Hum, vraiment ? C’est la faute à bébé maintenant ? Oui, votre enfant peut être très capricieux. Reste que notre conjoint(e) peut s’exaspérer de notre comportement puéril. Et si on assumait pour une fois ?

Vous n’avez pas rangé. Vous avez choisi de ne pas le faire. Vous avez jugé mieux de faire autre chose. Vous deviez ranger. Bébé pleurait. Vous avez jugé préférable de rassurer bébé et de jouer avec lui. Assumez vos décisions. Vous n’êtes pas de ceux qui laissent bébé pleurer. Affirmez-le. Osez affirmer ce que vous êtes. Chéri(e) est séduit quand nous nous affirmons.

« Essayer » pour rendre l’autre responsable de nos échecs

« J’ai essayé de travailler, mais tu étais là et je n’ai pas pu me concentrer. » Personne n’est responsable de ce qui vous arrive. Vous auriez pu quitter le salon pour poursuivre dans votre bureau. Vous auriez pu décider de poursuivre vos travaux à la bibliothèque.

Vous auriez pu demander de baisser le son de la sono. Bref, il est facile d’accuser les autres pour nos manques à nos responsabilités. Sauf, que ce n’est pas faire preuve de maturité.

Pour rendre l’autre responsable de nos réactions

 « J’essaye de rester calme, mais tu es insupportable ». Chéri(e) rétorque en silence : mais oui, c’est de ma faute si tu es hystérique…

Nos réactions n’appartiennent qu’à nous. NOUS sommes calmes. NOUS nous mettons en colère. NOUS pleurons. Nous avons du mal à gérer nos émotions. Soyons grands. Reconnaissons-le. Assumons-le… Nous devons mettre en place des mesures pour maîtriser nos émotions. Vous êtes responsables de vos actes. Vous décidez d’agir de telle ou telle sorte. Assumez-le.

Finalement,

Oui, il se peut que vous êtes dans l’incapacité de récupérer votre fille. Il se peut que vous n’ayez pas pu faire telle ou telle chose. Dans ce cas, dites que vous ne POUVEZ pas. Dites que vous n’avez pas pu. N’exaspérez pas votre conjoint(e) avec un « je vais essayer » ou un « j’ai essayé, mais ».

Optez pour la formule « je ne peux pas » ou « je n’ai pas pu ».

  • Soyez clairs sur vos intentions. Vous inspirerez la confiance.
  • Assumez vos actes. Votre maturité sera appréciée.
  • Assumez vos décisions. Vous serez admirés et respectés.

Alors. Allez-vous bannir le verbe essayer?

A très bientôt pour d’autres astuces de communication 😉

Agnès

10 façons de mieux communiquer avec la Méthode ESPERE®

Ruisseau sillonnant les bois.Voici un article que j’avais écrit l’année dernière, dans lequel je vous propose quelques balises qui vous permettront, je l’espère, de mieux communiquer avec les autres. Il ne s’agit pas de recettes toutes prêtes, plutôt de pistes à  explorer, pas à pas. Elles sont issues de la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé.

1) Commencer par s’écouter

Avant même d’envisager de communiquer avec les autres, il s’agit de s’écouter pour entendre ce que nous avons à l’intérieur de nous. Cette communication avec soi-même est souvent négligée : nous parlons sans prendre le temps d’écouter ce qui nous habite.

Je vous invite donc avant toute tentative d’échange à clarifier en vous-même ce que vous souhaitez échanger avec autrui : un ressenti, une idée, une demande, un refus…

2) Parler de soi à l’autre

C’est un véritable apprentissage et une discipline au quotidien : utiliser le « je » le plus souvent possible, afin que la communication devienne personnelle et authentique. En parlant de soi, il est possible d’exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on pense, ses désirs, ses doutes…

3) Ne plus parler sur l’autre

Cela va avec le fait de parler de soi : arrêter de dire « tu…tu…tu », ce que Jacques Salomé appelle la relation klaxon. Je vous en donne un échantillon : « tu ne fais jamais ce que je te dis…tu ne ranges pas ta chambre… tu me déranges avec tout le bruit que tu fais ».

Il serait possible pour passer du « tu » au « je », de dire par exemple : « je suis dérangée par le bruit » et non « tu me déranges ».

Je pense que vous avez compris l’idée : quand nous disons « tu », nous parlons sur l’autre et non de nous et il en sort rarement quelque chose de positif.

Arrêter le « tu » est à mon sens plus qu’un défi, c’est une révolution relationnelle ! Je vous invite fortement à essayer et j’attends vos retours !

4) Éviter les on

Pour personnaliser les échanges, je vous recommande de cesser également les « on ». Cela vous permettra de vous impliquer davantage, de sortir des idées toutes faites et de la communication stéréotypée.

Par exemple, « on n’a pas envie de sortir par le temps qu’il fait » peut être remplacé par « je n’ai pas envie de sortir… ».

Si vous dites souvent « on » pour vous et votre partenaire, ce sera l’occasion de sortir de la fusion avec lui ou elle et de commencer à dire « je ».

Exemple : « on irait bien au cinéma ce soir? » peut être remplacé par « je te propose d’aller au cinéma ». C’est plus impliquant, non?

5) Pratiquer la communication directe

Il s’agit de parler à la personne concernée par ce que vous avez à dire. Par exemple, si vous avez une difficulté avec votre chef, je vous invite fortement à lui en parler directement, même si cela vous paraît difficile au début.

Cela sera bénéfique pour la relation que vous avez avec lui. Si vous en parlez à vos collègues, le problème ne sera pas résolu et ils seront mêlés à quelque chose qui ne les concerne pas directement.

6) Débusquer les non-dits

Si vous avez quelque chose à dire à quelqu’un, dites-le ! C’est aussi simple que cela : les non-dits empoisonnent les relations, créent de la gêne, des conflits larvés… Même si c’est difficile, il est toujours possible de se dire, en disant « je », si vous avez bien lu le début de l’article 😉

7) Tenir compte de la relation

La communication doit permettre d’alimenter les relations, de les faire vivre et non de les détériorer. Je vous invite à garder cela à l’esprit lorsque vous dites quelque chose à quelqu’un, surtout si la relation est importante pour vous.

De la façon dont vous communiquez dépend la qualité de la relation que vous entretenez avec autrui.

8) Concrétiser

Il s’agit de sortir de la généralisation pour parler des situations concrètes.

Exemple : »je ne comprends jamais rien aux projets de cette boîte ! » pourrait être remplacé par « je ne comprends pas tel aspect du projet » et peut-être serait-il possible de formuler une demande « je souhaiterais avoir des précisions »…

9) Écouter l’autre sans l’interrompre

Quel plaisir de pouvoir parler en étant entendu ! Vous en avez sûrement déjà fait l’expérience. La bonne nouvelle, c’est que plus vous écoutez une personne sans lui couper la parole, plus elle se sent entendue, et plus elle sera disposée à son tour à vous écouter.

10) Accepter le point de vue de l’autre comme étant le sien

Même si nous ne partageons pas un avis, il est possible de reconnaître l’existence de ce point de vue, différent du nôtre… C’est un véritable apprentissage de la tolérance.

 

J’espère que ces quelques balises vous seront utiles pour améliorer votre façon de communiquer. Je vous invite à essayez et, si vous le souhaitez,  vous pouvez  faire part de vos témoignages et de vos questions dans les commentaires.

Belle route sur ce chemin toujours étonnant de la relation !

 

 

 

Dire « je » ne suffit pas pour parler de soi

Je voudrais dans cet article revenir sur une règle d’hygiène relationnelle enseignée par la Méthode ESPERE® de Jacques Salomé, selon laquelle je parle de moi à l’autre et j’apprends à ne plus parler sur l’autre.

Pour simplifier, il s’agit effectivement de dire « je » le plus possible et « tu » le moins possible.

J’ai constaté parfois dans ma pratique professionnelle que certaines personnes s’en tiennent à cela et pensent qu’il suffirait de dire « je » pour bien communiquer.

L’idée en disant « je » est toujours de parler de soi et d’arrêter de parler sur l’autre. Or si je dis par exemple « je pense que tu exagères », il y a certes un « je » mais il s’agit d’une parole sur l’autre, donc non personnalisée.

Pour parler de soi, il s’agira donc d’arrêter de parler sur l’autre, même avec des « je pense », « j’espère », « je crois »…

Parler de soi signifie témoigner de ce que l’on a à l’intérieur de soi,  de ce que l’on vit,  de ce que l’on ressent… 

Je sais, cela pourra paraître difficile à beaucoup de personnes. Pourtant se positionner, exister dans une relation passe par cette étape.

Pour vous y aider, voici la question clé que vous pouvez vous poser chaque fois que vous êtes tenté de parler sur l’autre et de dire « tu » :

« qu’est ce que cela me fait ? » ou bien « qu’est-ce que je ressens ? »

Exemple : mon fils est en retard en rentrant de l’école. Je peux être tentée de le gronder et de lui dire : « tu es en retard, tu me fais des frayeurs, tu te fiches de ce que je ressens… » C’est-à-dire une culpabilisation : je fais porter à l’autre la responsabilité de ce que je ressens.

L’autre possibilité, que je vous propose, serait de se demander : qu’est-ce que je ressens quand mon fils rentre en retard de l’école ?

Peut-être de la colère, de l’inquiétude, du soulagement quand je le vois rentrer…

Il serait alors possible de dire cela simplement : « j’étais inquiète de ne pas te voir rentrer, je suis en colère par rapport à ce retard… ».

A travers ce « je », il y a une responsabilisation de la personne qui parle… et un espace pour celui qui écoute qui va pouvoir se positionner à son tour peut-être…

A chacun son bout de la relation… Je vous invite à tenter l’aventure !

Pour apprendre à parler de vous, je vous invite à consulter également cet article : « Mieux communiquer en disant « je » « .

Mieux communiquer en disant « je »

DSCN2701Pour vivre des relations plus apaisées et authentiques, je vous propose d’expérimenter le «je ».

Dire « je » est la règle d’hygiène relationnelle la plus importante de la Méthode ESPERE®. Elle consiste à parler de soi à l’autre et à arrêter de parler sur l’autre. Plus j’emploie le « je », plus j’évite l’usage du « tu » et du « on ». En faisant cela, je sors de la communication « en conserve » et je pratique une communication bienveillante et authentique.

Dans cet article, je vais vous donner des conseils pour apprendre à parler de vous.

Tout d’abord, je tiens à vous dire que parler de soi n’est pas un acte égoïste. Le « je » proposé ici n’est pas un « je » égocentrique. C’est un « je » en direction de l’autre.

Parler de soi favorise la relation à l’autre puisque cela permet de se positionner et donc de trouver sa juste place en face d’autrui. Bien sûr, il importe de tenir compte de la disponibilité de la personne à qui nous souhaitons parler.

Parler de soi et non discourir sur soi… ou sur l’autre !

Parler de soi consiste à partager avec l’autre ce que nous avons à l’intérieur de nous.

A ne pas confondre avec les discours sur soi, qui consistent à se donner des étiquettes. Les étiquettes sont des généralisations, des jugements de valeur qui nous enferment. Elles servent d’ailleurs assez souvent d’alibis à des comportements : « je suis comme ça, je ne changerai pas ! ».

Ainsi, beaucoup de personnes utilisent le « je » mais pourtant elles ne parlent pas d’elles ! Si je dis par exemple : « je suis quelqu’un de timide » ou « je m’énerve facilement » ou « je suis nul », peut-être aurez-vous l’impression que je parle de moi et pourtant je n’aurai fait que parler sur moi, me mettre des étiquettes qui vont au contraire m’éloigner de l’autre dans un échange superficiel.

Pareillement, parler de soi ne consiste pas à dire « je pense que » et à parler ensuite sur l’autre. « Je pense que tu es incompétent. » par exemple est un discours sur l’autre.

En résumé, ce n’est pas parce que votre phrase débute par un « je » que vous parlez de vous ! 😉

Comment parler de soi ?

Parler de soi consiste à dire à l’autre quelque chose que j’ai à l’intérieur de moi.

 Ce peut être :

– un ressenti,

– une émotion,

– un sentiment,

– une idée,

– une pensée,

– une demande,

– un refus,

– une interrogation…

et plein d’autres choses encore ! Il s’agit de quelque chose d’authentique présent en moi et que j’ai le désir de communiquer à l’autre, en tenant compte de notre relation.

 C’est pourquoi parler de soi ne peut se faire sans s’écouter au préalable.

Ainsi, avant de parler de moi, j’ai d’abord à m’écouter et à me parler à moi-même 😉

Il n’est pas toujours aisé de savoir ce qui nous habite, c’est pourquoi je vous invite à prendre le temps de vous écouter et de vous reconnecter à vos émotions. Pour chaque situation de la vie, il s’agit de commencer à se demander : « qu’est-ce que je ressens ? Comment je vis cela ? Qu’est-ce que je souhaite ?».

Il sera utile de différer par exemple une réponse à une demande pour pouvoir s’écouter et savoir ce que nous voulons réellement.

 Je suis responsable de ce que je dis

Parler de soi implique d’assumer la responsabilité de ce que je dis et de ce que je ressens, sans vouloir l’attribuer à l’autre.

Je peux dire en effet « je suis en colère » mais si j’ajoute « à cause de toi », alors je tombe dans la culpabilisation et je ne suis plus dans une communication bienveillante.

Pour mieux communiquer, il est possible de dire : « quand j’entends tes propos, je me sens en colère…. ».

Quand je parle de moi, je suis responsable de ce que je dis et non de ce qui se passe chez l’autre. Je suis responsable de mon bout de la relation, pas de celui de l’autre. Je vous invite à lire ou à relire à ce sujet mon article sur l’écharpe relationnelle.

 Et vous, est-ce que vous avez commencé à pratiquer la communication avec le « je » ? Je vous invite à partager dans vos commentaires, vos réussites, vos difficultés et vos interrogations.

Si vous avez apprécié cet article et que vous n’êtes pas encore abonné au blog, je vous propose de le faire, afin de recevoir chaque semaine des articles pour vous aider à mieux communiquer et à mieux vivre vos relations.

Bonne mise en pratique !

Les 5 pièges de la communication : comment les repérer

ConflitDans cet article, je vous invite à repérer les 5 pièges les plus fréquents de la communication.

Ces mécanismes constituent ce que Jacques Salomé a nommé le système SAPPE : Sourd Aveugle Pervers Pernicieux Energétivore, pour qualifier ses effets nocifs.. Il s’agit des façons habituelles de communiquer chez les humains. C’est le système relationnel dominant dans nos familles, à l’école, au travail… et ce système génère beaucoup de souffrances et de conflits.

Repérer ces mécanismes qui nuisent à la communication permet ensuite de ne plus les pratiquer ou de les pratiquer a minima.

J’insiste sur le fait que, la plupart du temps, ces mécanismes sont répandus avec de bonnes intentions et que, malgré cela, ils ont beaucoup d’effets néfastes.

Le système SAPPE règne tant dans nos relations avec les autres que dans la relation à soi-même.

Voici donc ces 5 mécanismes pour que vous puissiez les repérer et peut-être participer à leur éradication 🙂 :

1) Les injonctions

Ce sont toutes ces phrases par lesquelles nous dictons à l’autre (ou à nous-même) ce qu’il doit ou ne doit pas faire. Cela peut être très infantilisant.

Ces phrases commencent par « tu dois » ou « il faut » ou sont à l’impératif.

Exemples : « tu devrais aller chez le médecin », « ne sois pas triste », « il faut obéir aux parents », « sois gentil »…

2) Les menaces

Menacer quelqu’un, c’est tenter de le contrôler et d’exercer du pouvoir sur lui… parfois avec les meilleures intentions. Il s’agit d’annoncer à l’autre une conséquence négative à son comportement.

Exemple : « descends de là, tu vas tomber », « si tu ne travailles pas, tu vas redoubler », « si tu continues, tu vas avoir des problèmes »…

3)  Les dévalorisations

Il s’agit de jugements de valeur sur la personne, ainsi que de comparaisons.

Exemple : « tu n’es bon à rien », « tu ne comprends rien », « regarde ta sœur comment elle travaille bien, elle ! »

C’est sur l’estime de soi et la confiance en soi que les dévalorisations ont les effets les plus dévastateurs, surtout quand elles sont pratiquées envers les enfants.

4) Les culpabilisations

Elles consistent à rendre l’autre responsable de ce que nous vivons.

Exemple : « tu me fais de la peine », « tu me fais honte », « tu nous fais du mal »…

Elle maintiennent l’autre en dépendance.

5) Le chantage

Il est une tentative d’exercer du pouvoir sur l’autre, en pratiquant une pression sur lui.

Exemples : « si tu me quittais, j’en mourrais », « si tu veux faire partie de notre famille, il faut accepter nos règles »…

Tous ces mécanismes du système SAPPE ont des effets nocifs, d’autant plus lorsqu’ils sont pratiqués de façon habituelle.

Ils entraînent du doute, de la dépendance, une baisse des énergies, de l’amour de soi, de la confiance en soi, de l’estime de soi… Ils nous entraînent vers la violence et l’auto-violence. Ils inhibent la créativité dans nos relations. Voilà pourquoi il est urgent de renoncer à le pratiquer.

Si vous avez le désir d’entretenir de belles relations avec vous-même et avec les autres, je vous propose de commencer à repérer le système SAPPE autour de vous et en vous et de vous engager à ne plus le pratiquer et à ne plus y collaborer.

Et ce, même si autour de vous, le système SAPPE est très présent.

Cela demande à la fois du courage et de la persévérance. C’est presque héroïque tant cette façon d’incommuniquer fait partie de nos mœurs. Pourtant, une autre façon de communiquer existe et il est possible de ne plus collaborer à ce système.

Si vous ne savez pas comment communiquer en-dehors du système SAPPE, je vous invite à lire mon article sur les 10 façons de mieux communiquer.

Si vous vous engagez à ne plus pratiquer le système SAPPE, en tous cas à essayer, je vous propose de l’écrire dans les commentaires, cela permettra motiver les autres 😉 et me fera énormément plaisir !