Monthly Archives:mars 2014

Vidéo de Jacques Salomé à propos de la relation d’aide

Bonjour,

je tiens à partager avec vous cette vidéo de Jacques Salomé sur les pièges et les possibles de la relation d’aide.

Jacques Salomé illustre à l’aide de la visualisation comment il est possible d’aider l’autre sans le maintenir en dépendance 😉

 

Le principe des vases communicants dans nos relations

049Avez-vous remarqué comme il peut nous arriver parfois de décharger sur une personne une frustration ou une colère que nous éprouvons par rapport à une situation qui n’a rien à voir avec cette personne ? Il s ‘agit du principe des vases communicants.

Il y a le vase communicant travail/couple. Par exemple, mon chef m’a fait des reproches concernant un dossier dans la journée et le soir, emplie de colère et d’un sentiment d’injustice, je vais m’en prendre à mon conjoint pour une « broutille » (le rangement des vêtements par exemple). Cela va bien sûr avoir pour effet de générer une tension voire un conflit et aussi de l’incompréhension de la part de mon conjoint qui peut-être sera surpris de l’intensité de ma réaction.

Le vase communicant relation de couple/relation parent-enfant fonctionne lui aussi très bien malheureusement. Il s’agit de décharger sur nos enfants les tensions que nous éprouvons dans notre relation de couple. Je suis frustrée ou triste de l’attitude de mon conjoint, alors je m’énerve très rapidement sur mes enfants. Ceux-ci subissent alors mes sautes d’humeur sans comprendre et peuvent ressentir de l’injustice.

Je pense que chacun de nous a déjà vécu de type de situation.

De façon encore plus inconsciente, il existe un vase communicant entre nos relations passées et présentes avec nos propres parents et celles que nous avons avec nos proches aujourd’hui. Ainsi, ce que nous n’avons pas réglé vis-à-vis de nos propres parents risque de resurgir dans d’autres relations. Si j’ai un conflit non réglé avec ma mère, je vais peut-être « décharger » cela d’une façon ou d’une autre sur mes enfants. Il en va ainsi notamment des violences reçues dans l’enfance qui peuvent, si l’on n’en guérit pas, être reproduites avec nos propres enfants, ou bien s’exprimer sur nous-mêmes par le biais de somatisations par exemple.

Ainsi, rien ne se perd : les émotions, les violences, les paroles, les actes circulent en nous et dans nos différentes relations. Si nous ne mettons pas de mots dans la relation concernée, nous allons d’une façon ou d’une autre nous exprimer ailleurs, à un autre moment… Et cela ne pourra pas régler la situation puisque nous n’aurons pas agi au bon endroit.

Alors comment sortir de ce système de vases communicants, ou au moins minimiser ses effets les plus néfastes ?

D’abord, en prenant conscience que nous avons différentes relations autour de nous, professionnelle, de couple, parent-enfant, familiale, amicale… Chacune est unique et demande à être traitée individuellement. Vous pouvez visualiser ces différentes relations avec des écharpes pour voir les couleurs, les textures uniques de chaque relation. Il s’agit de vivre nos relations, en ayant conscience de la personne qui se trouve en face de nous.

Ensuite, je vous propose de régler les choses au fur et à mesure dans chaque relation concernée. Si j’ai une demande à faire, un ressenti à exprimer, je le fais à la personne concernée. Inutile donc d’accabler mon partenaire de couple de mes problèmes au travail : je vais plutôt tenter de les régler. Il s’agira par exemple de dire notre frustration à notre chef, au lieu de la décharger sur notre conjoint.

D’ailleurs, cela permet de garder nos énergies pour régler les problèmes plutôt que d’en parler sans agir ;).

De même, il s’agira de dire à notre mari ou à notre épouse que nous avons mal vécu tel comportement, plutôt que de s’emporter sur nos enfants.

Je vous invite donc (une fois de plus 😉 ) à mettre des mots le plus souvent possible, à dire votre ressenti, à exprimer vos besoins à la personne concernée. Cela permettra de décharger votre tension intérieure, donc d’être plus disponible pour vos autres relations.

Enfin, quand mettre des mots n’est pas possible ou n’est pas suffisant, il est toujours possible de symboliser ce que nous avons à l’intérieur de nous pour ne pas le faire peser sur les autres.
Si je reprends mon exemple de difficultés au travail : en rentrant à la maison, pour être plus disponible pour mon conjoint et mes enfants, je peux prendre un objet pour symboliser mes préoccupations ou ma colère, ou tout autre chose qui m’encombre et je peux laisser cet objet dans l’entrée. Ainsi, je fais de la place en moi pour vivre d’autres choses, dans les relations présentes.

Au sujet des objets déposés dans l’entrée, il est possible de proposer cette démarche à chaque personne de la maison, ainsi chacun pourra déposer ce qui l’encombre et l’empêche d’être présent… Prévoir une grande boite 😉

Je vous parlerai prochainement plus en détails des démarches symboliques.

J’espère en tous cas que cet article vous aura donné quelques pistes pour communiquer plus en conscience dans chacune de vos relation.

NB :  J’en profite pour vous dire que j’ai créé un nouveau site consacré à mon activité  :

http://www.lescheminsdelarelation.com

Vous trouverez désormais sur ce site toutes les informations concernant mes consultations, les dates de stages et d’ateliers….

Le blog sera désormais uniquement dédié aux articles que j’écris et aux échanges avec vous 🙂

Très belle semaine à chacun !

Quand ce sont nos enfants qui nous permettent de grandir

photo blogChaque parent a déjà fait l’expérience de cela : nos enfants sont très habiles pour appuyer (inconsciemment) là où nous avons des fragilités, des faiblesses et des blessures. C’est ce qui rend le rôle de parent particulièrement difficile.

Ce processus n’est pas conscient, simplement nos enfants entendent ce qui n’est pas dit, ils écoutent avec leur cœur et ne s’arrêtent pas aux mots que nous prononçons pour les rassurer. Ils se trouvent directement en contact avec notre enfant intérieur.

Si nous sommes touchés par un comportement, si nous perdons le contrôle, si nous sommes en guerre…alors faisons ce travail d’introspection et demandons-nous : qu’est-ce qui est touché en moi pour que je ressente cela ? Là se trouve le nœud : le problème ne se situe pas chez votre enfant. Si vous êtes en difficulté face à un comportement de ce dernier, si vous êtes en colère, triste, désemparé, désespéré… c’est à vous d’entendre ce qui se passe pour vous, ce qui est réveillé de votre histoire. Il ne sert à rien de s’en prendre à l’enfant. Bien sûr, il est responsable de son comportement, mais il n’est pas responsable de vos émotions et de vos réactions.

Il s’agirait ici de pouvoir être à l’écoute de ce qui est touché à l’intérieur de vous : quelle partie blessée de votre être est réveillée? A quoi êtes-vous renvoyé dans votre histoire ?

Et sans doute, en prenant conscience de ce qui est réveillé en vous, vous dénouerez le nœud dans la relation avec votre enfant. Car il est probable que votre enfant n’aura plus besoin de se comporter de la même manière si vous avez mis en lumière et agi sur ce qui vous faisait souffrir. Les enfants tentent souvent de nous réconcilier avec notre histoire, de nous montrer là où nous avons mal… C’est une sorte de mission qu’ils prennent sur eux. Allégeons les en portant notre propre bagage !

Alors au lieu de les gronder, nous devrions en fait les remercier ! Nos enfants nous montrent le chemin.

Nous les élevons mais ce sont eux qui nous font grandir.

J’éprouve chaque jour à la fois la joie et la difficulté d’être maman et mère, c’est pourquoi j’écris cet article avec humilité, ayant conscience de l’ampleur de la tâche 😉

Je remercie mon fils de m’aider à grandir un peu plus chaque jour, en me montrant là où j’ai besoin d’avancer.

 

Etre femme aujourd’hui

Je partage avec vous cet extrait d’une conférence de Jacques Salomé, à laquelle j’ai eu le bonheur d’assister 🙂

 

 

 

 

Etre fort, être fragile, qu’est-ce que ça veut dire ?

Anaïs EUVERTE post on mars 3rd, 2014
Posted in La relation à soi Tags:authenticité , force , fragilité

DSCN2655Aujourd’hui j’ai envie de vous proposer une réflexion sur le thème « être fort, être fragile »…. et plus largement sur notre besoin d’être reconnus tels que nous sommes.

Et je vais vous parler pour cela de mon expérience.

D’abord, il y a dans la Méthode ESPERE® une règle d’hygiène relationnelle qui nous enseigne à ne pas se mettre d’étiquette et à ne pas en mettre aux autres. Se mettre une étiquette, cela signifie se dire par exemple « je suis nulle », « je suis fragile »…. Au lieu de reconnaître par exemple que j’ai des difficultés à faire telle chose et une fragilité dans ce domaine. Lorsque nous nous mettons une étiquette, c’est comme si nous n’étions que cela. Si je dis que je suis fragile, c’est comme si je me confondais avec ma fragilité. Alors que si j’ai une fragilité, je ne suis pas que cela et j’ai peut-être aussi en moi des ressources et des forces.

Pendant longtemps, j’ai cru que je ne devais pas montrer mes fragilités, alors j’ai appris à les cacher et je me suis construit une sorte de masque de la fille forte. Je pensais comme cela être mieux acceptée par les autres. Je croyais qu’en montrant ma vulnérabilité, je serais forcément rejetée.

Cela avait beaucoup d’inconvénients. Comme je me montrais forte, les gens le croyaient pour la plupart, et il devenait de plus en plus difficile de montrer mes faiblesses. Or je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais un fardeau est toujours plus lourd lorsqu’on le porte seul, surtout si on doit sourire en même temps 😉

Pour partager son fardeau, encore faut-il pouvoir en parler, dire qu’il existe.

Or le plus étonnant dans cette histoire, c’est qu’à force de le faire croire aux autres, j’ai fini par y croire moi-même : croire que j’étais une fille forte. Mais au fond, je sentais bien que tout cela ne respirait pas l’authenticité et qu’une douleur vivait encore à l’intérieur de moi.

Lorsqu’un jour j’ai pu mettre à jour mes faiblesses et mes fragilités, celles-ci se sont déployées et ont pris toute la place. Je dois vous dire que ce n’était pas vraiment agréable. C’était un raz-de-marée, dont je craignais qu’il n’emporte toute ma vie sur son passage.

Heureusement non…Petit à petit, ces fragilités ont pu reprendre une place adéquate, au milieu des forces et des ressources pour composer un paysage de personnalité plus juste et plus authentique.

Ce que j’ai appris, c’est que je ne suis ni forte, ni fragile. Pour oser être moi, j’ai à accepter l’ensemble de ma personne et à la montrer au monde.

Si vous montrez votre part de fragilité aux autres, dites-vous que cela autorisera les autres à faire de même… et peut-être alors aurons-nous des relations plus authentiques.

A l’heure où il est facile de succomber à l’appel de la perfection et de la réussite dans tous les domaines, il me semble important d’avoir à l’esprit que nous sommes avant tout des êtres humains, pétris de doutes, de qualités, de lumière et d’ombre aussi…

En avoir conscience nous renforce. Montrer qui nous sommes vraiment nous fait grandir et nous ouvre à de vraies rencontres avec les autres.

Comme me l’a appris Jacques Salomé : « pour pouvoir être reconnu tel que l’on est, encore faut-il se montrer tel que l’on est ».

Et vous, quelle est la partie de vous que vous gardez pour vous par peur d’être rejeté, moqué ou désapprouvé ?

Ce peut-être une faiblesse mais aussi un talent, une qualité… Nous sommes parfois très ingénieux pour nous saboter.

Je vous invite à accueillir cette partie-là, à lui faire une belle place en vous… et aussi dans vos relations avec les autres.